En latin, l'indicatif du futur marque
4° Simplement que quelque chose arrivera ou existera dans l'avenir, morietur, il mourra, scribet, il écrira, etc., Sans que ces formes expriment autre chose qu'une idée de temps.
1. ον. ci-dessus p. 8 et p. 264, n. 2. Voici un exemple qui fera bien comprendre la différence qu'il Υ a entre clausus est et clausus fuit.
Cic., p. Sest., 25,55 : legum, cum earum quæ Jatæ sunt, tum vero quæ promulgatæ fuerunt, et les projets de lois qui furent votés οἱ ceux qui sont restés affichés un certain temps.
2° Qu'à un moment donné de l'avenir, on sera en train de faire l’action, c'est-à-dire que l’action sera commencée, et non encore finie, scribet, il sera en train d'écrire, regnabit, il régnera, ete.
REMARQUE. — Dans la latinité postérieure le futur simple est déjà remplacé quelquefois par la périphrase qui donnera le futur des langues Romanes (dicere habeo, je dirai).
Ex. : S. JÉROME, in Eccl., 1 : quæ nunc fiunt... hi qui nasci habent scire non poterunt!. |
: διλ acrnhe
A l'époque classique la périphrase habeo dicere s'emploie dans un tout autre sens : |
j'ai à dire, c.-à-d. je puis @u-je-deis dire (gr. ἔχω λέγειν). À Δ ΚΙΙ ἐγ αν dv (0. Ce sens particulier, la latinité impériale l'exprime au moyen dy verbe habeo suivi ὁ
du-gérondif-en—dum-eu de l'adjectif verbal en -ndus (cf. habeo dicéndum, habeo dicenda omnia). On rencontre ce tour pour la première fois chez Sénèque le Rhéteur, puis chez Sénèque le Philosophe, chez les deux Pline, dans le Dralogue des Orateurs, chez Suétone et surtout chez les écrivains ecclésiastiques d'Afrique.
267. — À l'expression du futur, on peut rattacher en grec l'emploi de μέλλω avec l'infinitif du futur ou du présent*, en latin l'adjectif verbal en -urus accompagné du verbe sum.
Ces deux périphrases signifient :
4° Ou que l’on est sur le point de faire l'action.
Ex. : μέλλουσι μάχεσθαι, ils sont sur le point de combattre. — ΥΆΒΕ., de Re rust., III, 16, 30 : cum (apes) jam evolaturæ sunt, consonant vehementer.
2 Ou qu'on a l'intention de la faire.
Ex. : Tauc., VII, 15 : ὅ τι μέλλετς (s.-ent. πράττειν) εὐθὺς πράττετε,
ce que vous avez l'intention de faire, faites-le tout de suite. --- 8.1... Jug., 5, 1: bellum scripturus sum quod populus Romanus cum Jugurtha gessit.
3° Ou qu'on est destiné à la faire.
Ex. : How, Od., XVIII, 438 : χαὶ γὰρ ἐγώ ποτ᾽ ἔμελλον ἐν ἀνδράσιν ὄλόιος εἶναι, car j'étais destiné à être heureux parmi les hommes. — Sac, Jug., 14,3: quoniam eo miseriarum venturus eram.
4 Enfin qu'il faut s'attendre à ce que telle ou telle chose arrive.
Ex. : Χέν., Anab., 1, 9, 98 : εἴ ποτε (Κῦρος) πορεύοιτο χαὶ πλεῖστοι μέλλοιεν ὄψεσθαι, προσχαλῶν τοὺς φίλους ἐσπουδαιολο-γεῖτο, quand Cyrus était en route et qu'il pouvait s'attendre à ce que beaucoup de personnes le verraient, etc.
4. Voy. Ps. Tarœcuanx, α Habere » mit dem Infinitiv und die Entrtehung des romanischer Futurums (Archiv de Wælfflin, t. II, p. 48 et suiv.; p. 157 st suiv.). 2. L'emploi de μέλλω avec l'infinitif aoriste est très rare.
AOÛ
Zu,
REMARQUE. — La périphrase grecque précédée de et et la périphrase latine précédée de si servent aussi à rendre l'idée du verbe français vouloir dans des phrases comme celles-ci :
PLAT., Prolag., 334 ἃ : covteuve μοι τὰς ἀποχρίσεις xal βραχυτέρας ποίει, εἰ μέλλω σοι ἕπεσθαι, abrège οἱ fais les réponses plus courtes, δὲ fu veur que je te suive (/i{l. si du moins je dois te suivre).
Cic., de Fin., 11, 26, 85 : me igitur ipsum ames oportet... si veri amici faturi sumus, si vous voulez que nous soyjons de vrais amis (/if{. si du moins nous devons être de vrais amis)!,