Par conséquent, on enseigne
4° Qu'avec les verbes signifiant une action, le présent de l'optatif peut appeler l'attention sur la durée de l'action et que l'aoriste de l'optatif signifie ordinairement l'action indépendamment de la durée.
1. Mais s'il ne marque pas le temps par lui-même, il peut significr, grâce au contexte, divers rapports de temps. Ainsi l'opéatif, qu'on appelle présent, peut s'employer dans le sens d'un imparfait pour marquer unc action antérieure au moment où se trouve placé le sujet dont on rapporte les paroles au style indirect.
Ἐχ. : εἶπεν ὅτι (τότε) &xo0vhaunoc « il dit qu'à ce moment-là un tel se mouraïit ».
De plus, l'optaiif dit aoriste marque antériorité relativement au moment indiqué dans la proposition principale :
1° Dans le style indirect :
Ex. : Xém., Æell., 1, 1, 5 : διηγοῦντο ὅτι αὐτοὶ μὲν ἐπὶ τοὺς πολεμίους πλέοιεν, τὴν δὲ ἀναίρεσιν τῶν ναναγῶν προστάξαιεν « ils expliquaient qu' (au moment où on les accusait d'avoir manqué à leurs devoirs), ils éfaient occupés à poursuivre l'ennemi, mais qu'ils avaient prescrit de recucillir les naufragés ».
2° Dans les propositions suppositives proprement dites et dans les propositions suppositives temporelles ou relatives dépendant d'un verbe principal à un temps historique :
Ex. : el τοῦτο ποιοίη, cum hoc fecerat, ete.
C'est ce que Cu. Tucaor (Cours professé à l'École normale) oexprimait de la manière suivante, réunissant les deux règles en une saule :
« Quand l'optatif est employé dans une proposition dépendante à cause du temps historique de la proposilion principale, les temps de l'optatif marquent simultanéité, antériorilé, postériorité relativement à un temps historique. Le présent de l'optatif est synonyme de l'imparfait de l'indicatif, l'aoriste et le parfait, du plus-que-parfait. »
% Que quand le verbe signifie un état, l’aoriste de l'optatif marque souvent que le sujet entre dans cet état.
Ex. : Dém.. XIX, 9 : πολλὰ χατηγορεῖν ἔχω ἐξ ὧν οὐχ ἔσθ᾽ ὅστις ἂν οὐχ εἰχότως μισήσειεν αὐτόν (ne le prendrait pas en aversion). V, 16 : εἰ πολεμήσαιμεν (si nous entreprenions la guerre) δι᾿ D , 3 ᾿ a e “ e “0 Ὡρωπόν, οὐδὲν αν ἡμᾶς παθεῖν Ἡγουμαι. — Tauc., II, 42, α: οὔτε πενίας ἐλπίδι ὡς χἂν ἔτι διαφυγὼν αὐτὴν πλουτήσεῖεν (deviendrait riche), ἀναδολὴν τοῦ δεινοῦ ἐποίησατο.
REMARQUE. — Mais il arrive très souvent que le présent et l’aoriste de l’optatif sont employés sans qu'on puisse découvrir les raisons qui ont déterminé le choix de l'écrivain {.