‹ Grammaire comparée du grec et du latinChapitre 86 sur 306 · On pourrait ajouter des exemples comme ceux-ci · texte numérisé non relu

On pourrait ajouter des exemples comme ceux-ci

Nemo est qui hoc credat (actuellement), qui hoc crediderit (dans le passé), qui hoc crediturus sit (dans l'avenir). — Quis est quid hoc credat (actuellement), crediderit (dans le passé), crediturus sit (à l'avenir). — Cum... sustineas... tanta negotia solus, « puisque vous êtes seul à l'heure qu'il est pour supporter le poids de si grandes affaires. — Etc., οἷς.

cas scriberem représente scribam transporté dans le passé, et scripsissem représente scripserim transporté dans le passé.

En effet, rogo te ut scribas transporté dans le passé devient rogabam te ut scriberes.

De mème scio quid scripseris transporté dans le passé devient sciebam quid scripsisses.

On pourrait appeler subjonctif passé les formes scriberem et scripsissem employées soit dans les propositions indépendantes soit dans les propositions dépendantes !. |

C. — SENS DES TEMPS DANS LES FORMES NOMINALES DU VERBE*. Ι. — Infinitif.

280. — Infinitif grec. — L'infinitif grec n'exprime le temps que dans deux cas :

1° Dans le style indirect, les formes de l'infinitif servent à indiquer le présent, le passé ou l'avenir par rapport au moment où se

trouve placé le sujet dont on donne la pensée ou les paroles. Dans ce cas,

a) L'infinitif présent exprime le présent.

Ex. : εἶπεν αὐτὸν ἀποθνήσχειν, il dit qu'un tel se mourait (style direct : ἀποθνύσχει, il se meurt).

b) L'imparfait aoriste exprime le passé :

Ex. : εἶπεν αὐτὸν ἀποθανεῖν, il dit qu'un tel éfait mort (style direct : ἀπέθανεν, il est mort).

c) L'infinitif futur exprime l'avenir :

Ex. : εἶπεν αὐτὸν ἀποθανεῖσθαι, il dit qu'un tel mourrait (style direct ; ἀποθανεῖται, il mourra) *.

1. Goesnac. dans sa Grammaire latine, appelle conjonctif le subjonctif proprement dit (ou présent), et subjonctif, le subjonctif passé.

4. On appelle formes noœminales du verbe l’infiniüif et le participe, qui, au point de vue de J'étymologie, ne sont pas des modes, mais l'un (l'infnitif), un substantif verbal et l’autre (le participe), un adjectif verbal.

3. Ce terme est emprunté du latin infinitivus, c.-à-d. « qui exprime l'action du verbe d’une manière indéterminée ». Entre les diverses lraductions du grec ἀπαρέμφατος (s.-e. ἔγχλισις), c'est celle qui a prévalu. Voy. L. Jos, ouv. cité, p. 106 sq.

Quelquefois on oppose, sous le nom de verbum infinitum, les formes non personnelles du verbe aux formes personnelles comprises sous le nom de verbum finitum.

4. En dehors de cet emploi, l'infinitif futur ne se rencontre guère qu'après μέλλω et (sans doute, par analogie) après les verbes signifiant « projeter, vouloir, souhaiter, etc. ».

Ex. : Tacc., IV, 124, 1 : τὸν πόλεμον διενοοῦντο προθύμως οξσειν. VI, 57, 2: τὸν λυπή-

σαντα ᾿σφᾶς ἐδούλοντο τιμωρήσεσθαι. VI, 6, 1 : οἱ ᾿Αθηναῖος: ἐφέεντο τῆς Σικελίας. ἄρξειν.

Ici c'est le sens général de la phrase qui exprime l'idée de futur ; ce n’est pas la forme verbale choisie qui l’exprime par elle-même.

REMARQUE. — L'infinitif qu’on appelle présent s'emploie dans le sens d'un rmparfait et signifie simultanéité relativement à l’action du verbe principal ou à l'instant déterminé soit par un complément circonstanciel soit par le sens général.

Ex.: XÉN., Anab., V, 8, 1 : DEVOPÉVTOG χατηγόρησάν τινες φάσχοντες παίεσθαι ὑπ᾽ αὐτοῦ, Xénophon fut accusé par des gens qui prétendaient qu'il les battait. — DÉM., XX, 119 : ταῦτα αὐτοί τε ποιεῖτε χαὶ τοὺς προγόνους ὀργίζεσθε ἐὰν μή τις φῇ ποιεῖν, c'est ce que vous faites vous-mêmes et vous vous irritez si l'on vous dit que vos ancêtres no le faisaient pas.

2 L'aoriste de l'infinitif accompagné de l’accusatif sujet et précédé de l'article neutre a le sens du passé, quand il s'agit de l'expression d'un fait.

Ex. : Αντιρπον, 1, 28 : θαυμάζω δὲ ἔγωγε τῆς τόλμης τοῦ ἀδελφοῦ... τὸ διομόσασθαι (s.-ent. αὐτὸν) ὑπὲρ τῆς μητρὸς εὖ εἰδέναι, je m'étonne de l'audace de mon frère et je suis surpris qu'il αἱέ juré... — XÉN., Mém., I, 2, 1 : θαυμαστὸν φαινεταί μοι τὸ πεισθῆναέ τινας, ὡς Σωχράτης τοὺς νέους διέφθειρεν, il me

+ paraît étonnant qu'on ait pu persuader à certaines gens que Socrate

nee corrompait la jeunesse. — PLaron, Lachés, 190 e : αἴτιος (s.-ent.

elui) τὸ σὲ ἀποκρίνασθαι μὴ τοῦτο. — Déu., XIX, 61 : τὸ us μηδεμίαν τῶν πόλεων ἁλῶναι πολιορχίᾳ μέγιστόν ἐστι ἜΣ σημεῖον τοῦ διὰ τούτους πεισθέντας τοὺς Φωκέας ταῦτα παθεῖν, le fait qu'aucune des villes (Phocidiennes) n'a été prise à ΤᾺ la suite d'un siège en règle est la meilleure preuve que c'est pour s'être laissé persuader par ces gens-là que les Phocidiens onf subi 65 traitement.

281. — En dehors de ces cas partieuliers, on peut dire d'une manière générale que l'infinitif ne marque pas par lui-même le temps ; mais il a trois formes, l’une (λύειν) exprimant l’action en voie d'accomplissement ; l'autre (λελυχένα!) exprimant l'action accomplie; la troisième enfin (λῦσαι) signifiant l’idée verbale pure et simple.

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