Pour l'origine de ce terme, voy. ci-dessus, p. 282, n
4. Cf. Kocu, Grammaire grecque, Ὁ. 405 de la traduction française. — C'est parce que l'on sentail encore à l'époque homérique la parenté qu'il y a entre le suhjonctif et le futur qu'on trouve les particules χε (xev) et ἄν jointes, dans l'Jliade et dans l'Odyssée, à des formes qui sont bien des futurs, quoique dans certaines d'entre elles δώσω, λοέσσομαι, εἰς.) l'étymologie puisse voir des subjonctifs,
Ex.: 11, XIV, 267: ἄλλ᾽ ἴθ᾽, ἐγὼ δέ κέ τοι Χαρίτων μίαν ἐ προτέρου} δώσω ὀπυιέμεναι χαὶ σὴν κεχλῆσθαι ἄχοιτιν. Odyss., VI, 221: οὐχ ἂν ἔγωγε λοέσσομαε. Od., XIX, 551: μνηστῆρσιν φαίνετ᾽ ὄλεθρος πᾶσι μάλ᾽" οὐδέ κέ τις θάνατον καὶ χήρας ἀλύξει.
En dehors des poèmes homériques et de la poésie lyrique, l'emploi de ἄν avec l'indicatif futur est une construction inconnue à la langue grecque. Cf. Rerue de Philologie, 1882, p. 204.
309. — Le subjonctif est plutôt la forme que le verbe prend en grec pour exprimer la volonté qu'a le sujet de faire ou de faire faire l’action!.
En effet, la première personne du singulier du subjonctif correspond (comme on le voit chez Homère) au français je veux suivi d’un infinitif.
Ex. : JL, XXII, 450 : ἔδωμ᾽ (je veux νοὶγ ὄτιν᾽ ἔργα τέτυχται.
De même, chez Homère aussi et chez les poètes, la première personne du singulier du subjonctif, précédée de la négation μὴ ou de ses dérivés, correspond au français je ne veux pas suivi d'un infinitif.
Ex. : How., J., 1, 26 : μὴ σε, γέρον, χοίλῃσιν ἐγὼ παρὰ νηυσὶ κιχείωδ. — Sorx., Œd. ἃ Col., 114 ὦ ξεῖνοι, μὴ δῆτ᾽ ἀδικηθῶ.
310. — C'est pour cela que dans la langue classique, le subjonctif (présent ou aoriste) employé à la première personne exprime la résolution qu'on a de faire quelque chose soi-même ou de concert avec d'autres.
4° Dans le premier cas, on met le subjonctif à la première personne du singulier précédée de ἄγε (quelquefois ἴθι) et ordinairement de φέρε, allons! eh bien! voyons *!
EX. : Hénoporte, VII, 103 : φέρε, ἴδω. -- ΘΟΡΗ., Phil., 1452 : φέρε νῦν στείχων χώραν καλέσω. -- Eun., Here. fur., 529 : φέρ᾽ ἐκτού-θωμαι. — Piar., Phédon, 63 b : φέρε δή, ἡ δ᾽ ὅς, πειραθῶ πρὸς ὑμᾶς ἀπολογήσασθαι.
1. On peut ramener à celui-là tous les sons du subjonclif, même celui dont il vient d'être question (ἃ 308). 1] est clair, en effet, que l'idée de « vouloir » est voisine de l'idée de futur : c'est ainsi qu'on dit cn allemaud 19 Will feben, 0b..., « je veux voir si. », pour signifier : « je verrai si.., je vais voir si... », De méme cn France, dans certains parlers provinciaux de l'Est, on dit : « il veut pleuvoir » pour u il va plouvoir », τ
ἢ, On trouve cucore des exemples de cet emploi spécial du subjonctif dans le dialecte attique, particulièrement chez les poètes et chez Platon.
Ex.: Eun., Herc. fur., 1059 : gïya, πνοὰς αθῶ. Heracl., 559 : un τρέσης μιάσματος τοὐμοῦ μετασχεῖν, | ἀλλ᾽ ἐλευθέρως θανῶς- Fipp., 561: ἐπίσχετ᾽͵ αὐδὴν τῶν ἔσωθεν ἐκμαθῶ (εἴ, ib., 1354; Bl., 962: Sopn.; Ph., 359). — Ριατ., Πόρ., 457: λέγε δή, ἔδω.
Quelquefois ce subjouctif est précédé de δεῦρο.
Ex: Eun., Bacch., 341: δεῦρό σον στέψω χάρα.
3. On dit bien en français : « que je ne te rencontre pas auprès des vaisseaux », mais ce n'esi pas un subjonctif pur, puisqu'il y ἃ « que ».
Il ne faut pas rattacher à cet emploi du subjonctif précédé de ur celui dans lequel le subjonctif précédé de μή ou de un οὗ se rattacho à une proposition principale uon exprimée.
Ex.: PLar., Gorg., 462 e: μὴ po npe À τὸ ἀληθὲς εἰπεῖν, à peut-être y aurait-il un peu de rusticité à dire la vérité ». Phédon, 67 ἢ: ah OÙ θεμιτὸν Ἢ. « peut-être ne sera-ce pas permis... ».
Dans cette construction-là, en effel, on sous-entend comme proposition principale φοδοῦμαι, δέδοιχα, δεινόν ἐστιν, εἰς.