Cf. Prarox, Phédon, 87 d; 95 d, etc
cates que l’optatif tout seu) marquait assez confusément : les Attiques aimaient trop la netteté et la clarté pour se contenter d’une expression imparfaite.
316. — Optatif avec ἄν ou mode potentiel. — Déjà dans Homère, mais dans la langue classique principalement, l'optatif avec ἄν (hom. κε ou xev) sert à exprimer l'idée de possibilité, soit dans une proposition principale soit dans une proposition indépendante.
1° L'optatif présent ou aoriste avec ἄν s'emploie dans une proposition principale pour marquer que tel ou tel fait pourrait bien arriver dans un avenir plus ou moins prochain, εἰ telle ou telle condition venait à se réaliser.
Ex. : Puar., Mén., 90 c : εἰ βουλοίμεθα Μένωνα τόνδε ἀγαθὸν ἰατρὸν γενέσθαι, παρὰ τίνας ἂν αὐτὸν πέμποιμεν διδασχάλους, εἰ nous voulions faire de Ménon que voici un bon médecin, chez quels maltres l'enverrions-nous! 9
REMARQUE. — L'optatif aoriste ne se distingue guère de l'optatif présent : il n'a pas
le sens passé, mais il peut avoir les autres sens de l’aoriste à l'indicatif (cf. ci-dessus, 88. 257-258).
2 L'optatif présent ou aoriste avec ἄν s'emploie dans une proposition indépendante pour rendre les divers sens de notre verbe pouvoir suivi de l’infinitif. Quand il y a lieu de l'employer, la négation est οὐ (voy. ci-dessus, $ 345).
a) La chose énoncée est considérée comme possible.
Ex. : Iox., 11., VII, 410 : ἐμοὶ δέ κε χέρδιον εἴη, il vaut peut-élre micux pour moi. XI, 243 : πῶς ἂν ἔπειτ᾽ ᾿Οδυσῆος ἐγὼ θειοῖο λαθοί- MY, comment est-il possible après ceci que j'oublie le divin Ulysse? — Eun., Andr., 85 : πολλὰς ἂν εὕροις μηχανάς γυνὴ γὰρ εἶ, tu peux trouver beaucoup d'expédients, car tu es femme. — Lys. XVIII, 17: πᾶντες &v ὁμολογήσαιτε (tous vous reconnalitrez sans doute) ὁμόνοιαν μέγιστον ἀγαθὸν εἶναι πόλει. — Sopir., El. 1450 : ποῦ δῆτ᾽ ἂν εἶεν οἱ ξένοι; δίδασκέ με, où peuvent étre les étrangers? apprends-le-moi. — PLAT., Cralyle, 402 a : δὶς ἐς τὸν αὐτὸν ποταμὸν οὐχ ἀν ἐμδαέης, on ne peut entrer deux fois dans le même fleuve. Protag., 345 ἢ : ὁ μὲν ἀγαθὸς ἀνὴρ γένοιτ᾽ ἄν ποτε χαὶ χαχός, ὁ δὲ χαχὸς ἀνὴρ οὐχ ἄν ποτε γένοιτο χαχός, ἔστι Ὑὰρ ἀεί, l'homme vertueux peut devenir vicieux, mais il esl impossible que l'homme vicieux devienne vicieux, il ne cesse pas de l'être. — Déx., IV, 10 : λέγεταί τι χαινόν; γένοιτο γὰρ ἄν τι χαινότερον (eh! peut-il y avoir rien de plus nouveau...) ἢ Μαχεδὼν ἀνὴρ ᾿Αθηναίους χαταπολεμῶν.
1. La condition, au lieu d'être exprimée par une proposition dépendante, peut l'être au moyen d'un participe.
Ex. : Eun., Herc., 1016 : θανεῖν μὲν οὐ χρήζω, λιπὼν δ᾽ ἂν οὐδὲν à yOolunv βίον.
b) La chose énoncée est considérée comme possible, mais on veut adoucir l'affirmation.
Ex. : Iou., IL, 11, 41 : χαί κε... βουλοέμην. Od., 111, 232 : βουλοέμην ὃ ἂν ἔγωγε... = Sorx., A7., 969 : τί δῆτα τοῦδ᾽ ἐπεγγελῷεν ἂν χάται; qu'ont-ils donc à se moquer ainsi ἀ᾽Α7αχ9 — PLar., Rép., 394 e : εἷς ἔχαστος ἕν μὲν ἂν ἐπιτήδευμα χαλῶς ἐπιτηδεύοι, πολλὰ δ᾽ οὔ, ἀλλ᾽ εἰ τοῦτο ἐπιχειροῖ, πολλῶν ἐφαπτόμιενος πάντων ἀποτυγχάνοι ἄν, ὥστ᾽ εἶναί που ἐλλόγιμος, chacun peut s'appliquer avec sucrès à une seule occupation, mais non ἃ plusieurs ; que si on l'essayait, on risquerait en touchant à beaucoup de choses de les manquer toutes, etc.?. Lois, 906 e : δεινὴν γὰρ εἰχόνα λέγοις ἂν (tu as l'air de dire) λέγων τὸν λόγον τοῦτον. -- XEN., Mém., III, 5, 7 : ὥρα ἂν εἴη λέγειν, peut-étre est-il temps de parler. — Dés, XX, 416 : ἕτερόν τι τοῦτ᾽ ἂν εἴη, cela c'est une autre affaire.
REMARQUES. — I. Les Attiques ajoutent souvent à l’optatif avec ἄν les adverbes ἴσως et Tax, peut-être, peut-être bien, qui atténuent l'affirmation d'une manière plus sensible encore.
Ex.: XÉN., Cyr., V, 4, 35 : τάχ᾽ οὖν εἴποι τις ἄν, ou dira peut-être.
IL. Mais, d’autre part, l'optatif avec ἄν acquiert souvent dans les propositions négalives la valeur d'une affirmation énergique.
Ex. : Hou., JL, VI, 129 : οὐκ ἂν ἔγωγε θεοῖσιν ἐπουρανίοισι μαχοίμην, non je pe saurais combalire (je ne veur pas combaltre..) — ARISTOPH., Gren., 581 : οὐκ ἂν γενοίμην Ἡρακλῆς ἄν, que non! je ne veux pas étre Hercule. Acharn., 236 : οὐ γὰρ ἂν ἀπέλθοιμ᾽, ἀλλὰ χόψω τὴν θύραν, je ne reux pas m'en aller; je casserai plutôt la porte. — DÉM., XXI, 191 : φημὶ χαὶ οὐκ ἂν ἀρνηθείην, j'affirme et ne veux pas m'en dédire ,
c) Ainsi employé, l'optatif avec ἄν exprime souvent une fine ironie.
Ex. : Escuyce, Prom., 916 : νοσοῖμ᾽ ἅν, εἰ νόσημα τοὺς ἐχθροὺς στυγεῖν. — Sorn., Œd. à (Οοἱ., 826 : ὑμῖν ἂν εἴη TENŸE καιρὸς ἐξάγειν ἄχουσαν, εἰ θέλουσα μὴ πορεύσεται".
d) De même qu'en français nous disons par politesse : vous pouvez OU vous pourriez faire ceci, au lieu de dire : faites ceci, de même en grec on se sert de l'optatif avec ἄν pour signifier poliment un ordre.
1. Chez les Attiques, βουλοίμην ἄν s'emploie (comme le latin velim) pour exprimer un souhail qui peut encore se réaliser, tandis que δουλόμην ἄν (en lalin vellem) signifie un souhait qui n’est plus réalisable ou plus exactement un regret du passé (cf, ci-dessus, $ 302, Rex.). Entre βουλοίμην ἂν τοῦτο οὕτω γενέσθαι et ἐβουλόμην ἂν τοῦτο οὕτω γενέσθαι, il y a donc la même différence qu'en français entre « je voudrais bien qu'il en advienne ainsi » οἱ « je voudrais bien qu'il en fût ,maiotenant) ainsi ».
2. La seconde partie de l'exemple depuis ἀλλ᾽ εἰ τοῦτο... reutre dans le cas prévu page 320, 4°.
3. 11 faut voie dans cet emploi particulier de l'optatif un effet de la prédilection des Grecs pour la litote.
4. Il y a dans cette phrase un ordre déguisé sous une formulc ironiquement polie : l'exemple appartient donc ἃ la fois ἃ la catégorie 6) ct à la catégorie ἃ).
GRAMM, COMP, DU GREC ET DU LATIN (Syntaxe). 21
Ex. : ον., Od., XX, 135 : οὐχ ἅν μιν νῦν, τέχνον, ἀναίτιον αἰτιόῳο. — Escuyee, Sepi chefs, 261 : λέγοις ἂν ὡς τάχιστα, χαὶ τάχ᾽ εἴσοικαι. — Sorn., Ant, 444 : σὺ μὲν κομέζοις ἂν σεαυτὸν ἡ θέλεις (cf. en fr. : vous pouvez vous retirer). Εἰ., 1491 : χωροῖς ἂν σὺν τάχει. — Piar., Parm., 196 ἃ : λέγοις ἄν, ἔφη, τὴν δέησιν (cf. Rép., 614 a; Phil., 23 c; Polit., 221 ἃ; Phèdre, 221 c : λέγοις ἄν... Rép., 608 ἃ : ἀκούοις ἄν...; Phédre, 229 b : προάγοις ἄν... Etc.).
REMARQUES. — 1. De même que l'impératif peut signifier une prière, de même l'optatif avec ἄν, équivalent de l'impératif, sert à exprimer une demande respectueuse adressée à un personnage éminent ou à un dieu.
Ex. : SOPHOCLE, Œdipe à Col., 195 : ὦ φίλτατοι γέροντες, ἐξ ὑμῶν ἐμοὶ] φαίνοιτ᾽ ἂν ἤδη τέρμα τῆς σωτηρίας. Électre, 6317 : κλύοις ἄν, Φοῖδε...
II. Quand l’optatif avec ἄν, ainsi employé, est dans une proposition interrogative, il peut exprimer un souhail.
Ex. : Sopx., Phil., 194 sq. : ᾿Αγάμεμνον, ὦ Μενέλαε, πῶς ἂν ἀντ᾽ ἐμοῦ | τὸν ἴσον χρόνον τρέφοιτε τήνδε τὴν νόσον ; (lifE. comment pourrier-vous bien entretenir. σ.τἀτ-α. puissiez-vous entretenir...).
C'est pour cela que l’optatif avec ἄν peut exprimer un souhait dans les propositions interrogatives introduites par πῶς, plus souvent par τίς.
Ex. : SOPHOCLE, Électre, 660 : πῶς ἂν εἰδείην ; (comment pourrais-je savoir ? c.-à-d. je voudrais bien savoir). Phil., 531 : πῶς ἂν ὕμιν ἐμφανὴς | ... γενοίμην: — EUr., Médée, 91: ἰώ μοί μοι, πῶς ἂν ὁλοέμαν ; (lifé. puissé-je mourir, mais comment 3),
ESCHYLE, Agam., 1493 : φεῦ τίς ἂν ἐν τάχει μόλοι ; — Sopx., Œd. à Col., 1100 : τές ἂν θεῶν σοι τόνδ᾽ ἄριστον ἄνδρ᾽ ἰδεῖν | Goln ;
III. L'optatif avec ἄν peut être l'équivalent de l'impératif employé dans un sens concessif (cf. ὃ 307, 2°).
Ex. : PLAT., Rép., 427 ἃ : ᾧχισμένη μὲν τοίνυν... ἤδη ἄν σοι... εἴη... ἢ πόλις...
6) Enfin dans une proposition interrogative exprimant l'incertitude sur ce que l'on doit faire, l'optatif avec ἄν remplace parfois Île subjonctif (cf. ci-dessus, 8 311) ou le futur (cf. ci-dessus, $ 298).
Ex. : Ansroruane, Plut., 314: ποῖ τίς ἂν TPATOLTO ; Gren., 296 : ποῖ δῆτ᾽ ἂν τραποίμην;
317. — Optatif sans ἄν exprimant un souhait. — L'optatif seul sert ordinairement en grec à exprimer un souhait.
1° Quand le souhait est exprimé d’une manière vive, l’optatif est
souvent précédé de εἴθε ou de εἰ γάρ, si seulement...!! La négation employée est un.
1. 11 est aisé de voir comment du seus de possibilité l’optalif a passé au sens de souhait. Il suffit de comparer la phrase: « lu peur mourir (je ne m'en inquiélerai guère) » à celle-ci « puisses-tu mourir : » il n'y a entre les deux qu'une différence de lon. De mème, en grec, si l’on examine ce vers :
Hou., 7|.. NI, 164: τεθναΐξης, ὦ Προῖτ᾽, ἢ χάχτανε Βελλεροφόντην, on voit que la traduction littérale en est: «ἐμ peur mourir (c.-à-d. meurs) ou tue Bellérophon, » mais que la phrase contient implicitement l'expression d'un souhait: « Puisses-tu mourir, si tu ne tues Bcllérophon ! » L'intcrmédiaire entre les deux sens et celui de l'impératif exprimé comme il a été dit ci-dessus, $ 315 C.
Ex. : How.,Od., 11, 205 : εἰ γὰρ' ἐιλοὶ τοσσήνδε θεοὶ δύναμιν παραθεῖεν. — Εὐκ., Hipp., 1410 : ei γὰρ γενοίμην, τέχνον, ἀντὶ σοῦ νεχρός. Bacch., 1253 : εἴθε παῖς ἐμὸς εὔθηρος εἴῃ. — ϑορη., Aj., 1284: εἴθ᾽ ὑμιν ἀμφοῖν νοῦς γένοιτο σωφρονεῖν. — XEN., Hell, IV, 1, 38 : εἴθ᾽, ὦ λῷστε, σὺ τοιοῦτος ὧν φίλος ἡμῖν γένοιο.
2e L'optatif seul peut exprimer le souhait, sans qu'il soit nécessaire d'ajouter εἴθε ou εἰ γάρ.
Ex. : Πον., Od., 1, 386 : Un σέ γ᾽ ἐν ἃ ἀμφιάλῳ. ᾿Ἰθάχῃ βασιλῆα Κρονίων | ποιήσειεν. IL, XXII, 304 : ἊΣ μὰν ἀσπουδί γε καὶ ἀκλειῶς ἀπολοέμην. — Sorn., 4j., 550 : ὦ Tai, γένοιο πατρὸς. εὐτυne Antig., 928 : μἢ πλείω χαχὰ | πάθοιεν, ἢ χαὶ ρῶσιν ἐχδίχως ἐμέ. --- Χέν., συν.» VI, 8,11 : ἀλλ᾽, ὦ Ζεῦ μέγιστε,
REMARQUE. — Dans les formules de protestation, l'optatif (soit seul, soit accompagné de εἴθε ou de εἰ yxe) est souvent précédé de οὕτως et suivi d'une proposition avec ὡς (exprimée ou sous-enlendue), qui sert à restreindre le souhait au cas où telle condition se trouve remplie.
Ex. : Hox., 11., XIII, 825 : εἰ γὰρ ἐγὼν οὕτω γε Διὸς (que ne suis-je le fils de Zeus aussi cerainement que...) παῖς αἰγιόχοιο Ι εἴην"..., | ὡς νῦν ἡμέρη ἥδε χαχὸν φέρει ᾿Αργείοισι | πᾶσι μάλα... — Eur., Médée, 115 : οὕτως ἔρως σοι πρὸς θεῶν τελεσφόρος γένοιτο παίδων χαὐτὸς ὅλθιος
θάνοις". --- ΑἈΙΒΤΟΡΗ., Nuées, 520 : οὕτω νικήσαιμι τ᾽ ἐγὼ χαὶ νομιζοίμην σοφός. ὡς ὑμᾶς ἡγούμενος εἶναι θεατὰς δεξιούς,... πρώτους ἡξίωσ' ἀναγεῦσ᾽ ὑμᾶς. — LUCIEN., Philopseud., 21 : οὕτως
ὀναίμην, ἔφη, τούτων, ὡς ἀληθῆ... πρὸς σὲ ἐρῶ (puissé-je ne profiter de ces choses que dans la mesure où il est vrai que je serai sincère avec loi !)*.
. Chez les poètes on trouve souvent εἰ employé pour εἰ γάρ. Εσ. : Hox., ZI, XXIV, 74: εἴ τις καλέσεις θεῶν Θέτιν (εἴ. 7,,, X, 111). — Evn., Hée., 836 : εἴ μοι γένοιτο φθόγγος.
2. Cet exemple offre une particularité : il semble que l'optatif y soit employé dans le sens d'un souhait qui n'est plus réalisable. Cf. ci-après, p. 337, n. 1. 3. Ici, c'est la proposition restrictive (quelque chose comme ὡς ἄντομαί σε, εἰς.) qui est sous-entendue tout entière.
Cf. Déx., ΧΧΥ͂ΠΙ, 20 : οὕτως ὄναισθε τῶν ὄντων ἀγαθῶν ὑμῖν, n περιίδητέ pe ἀπολλύμενον. LV, 24: λέγω ἅπερ ἤχουσα οὕτω μοι πολλὰ ἀγάὺκ γένοιτο (suppl. ὡς νῦν τἀληθῆ λέγω).
Daes quelques cas, la proposition avec οὕτως forme une parenthèse : Ex. : Anisr., Thesmoph., 469 : καὐτὴ γὰρ ἔγωγ᾽ . οὕτως ὀναίμην τῶν τέχνων, | μισῶ τὸν ἄνδρ᾽ ἐκεῖνον, εἰ μὴ μαίνομαι, « et moi aussi (puissé-je ne jouir de mes enfants qu'à cette condition) je hais cet bomme, ct il faudrait être fofle pour ne point le haïr »,
4. Kiînxsn {ausf. Gramm. der gr. Spr., p. 494) explique par l'ellipse d'une proposition à l’optatif précédée de οὕτως l'emploi poétique et rare de ὡς avec Fopiaus pour exprimer un souhait. Ex. : How, Z!., XVII, 107 : ὡς ἔρις ἔχ τε θεῶν ἔχ τ᾽ ἀνθρώπων ἀπόλοιτο. Od., I, 47: ὡς ἀπόλοιτο καὶ ἄλλος, ὃ τις τοιαῦτα γε ῥέζοι. Cf. ϑονη., El., 126. Mais, comme dans le latin archaïque on rencontre aussi ut {ct πιόπιο qui) suivi du subjonclif présent (équivalent de l'optatif grec, cf. ci-après, $ 335) pour énoncer un souhait, il est plus vraisemblable d'expliquer le tour grec de la méme façon qu'on explique le tour latin (ef. ci-après, ὃ 335, Rax. I),
pe
Quelquefois la formule de protestation n'est accompagnée ni de οὕτως ni de ὡς : la restriction est exprimée par le contexte ou par une proposition conditionnelle pure et simple.
Ex. :ARIST., Cher., 833 : χαί σ᾽ ἐπιδείξω | ..., À μὴ ζῴην, | δωροδοχήσαντα. Acharn., 324 : ἐξολοέμην, ἣν ἀχούσω. — ἕορη., Œd. R., 654 : μή VUY οναέμην (puissé-je ne pas être heureux, c. -à-d. que je sois ae … εἰ σὲ τι | δέδραχα. — Héron., ΥἹΙ, 41 : μὴ γὰρ εἴην ἐχ Δαρείου γεγονὼς, μὴ τιαωρησάμενος ᾿Αϑηνόϊους (cf, 1X, 19).
3° Enfin l'optatif de souhait s'emploie en grec, mème quand le désir n'est pas vif et sans que le tour soit exclamatif.
Ex. : Eur., fragm. 839 (Nauck) : δύσμορφος εἴην μᾶλλον (j'aimerais mieux être laid) ἢ χαλὸς καχός. — Anisr., Guépes, 1431 : ἔρδοι τις ἣν ἐξᾶστος εἰδείη τέχνην, il est à souhaiter que chacun fasse son métier !, — PLaron, Lois, 130 : ἀληθείας ὃ 0 γενήσεσθαι μέλλων μαχάριός τε χαὶ εὐδαίμων ἐξ ἀρχῆς εὐθὺς μέτοχος εἴη ( (il est désirable qu'il participe ἃ...). — Méx., Sent., 366 : μή μοι γένοιθ᾽ ἃ βούλομ᾽, ἀλλ᾽ ἃ συμφέρει, je ne souhaite pas ce que je désire, mais ce qui m'est utile.
Cf. χέν., Hipp., 1, 8 : ὁ αὐχὴν μὴ προπετὴς πεφύκοι, il est désirable qu'il ne vienne pas au monde avec le cou en avant.