LES MÊMES PROPOSITIONS SOUS LA FORME ABRÉGÉE PAR LE PARTICIPE
478. Les propositions exprimant une circonstance de temps ou de cause peuvent s'abréger par le participe.
Le sujet de cette proposition est à V ablatif ; le verbe est au participe, qui s'accorde avec le sujet.
partibus factis, Lorsque les parts furent
sic locutus est leo. faites, le lion parla ainsi.
Proposition française de forme abrégée : Les parts étant faites, le lion parla ainsi.
Remarque. — Le verbe essen'ayant pasde participe présent usité, on le sous entend nécessairement :
Cicérone consule, Gicéron étant consul (= lorsque Cicéron était consul = sous le consulat de Cicéron).
TEMPS, CAUSE, CONDITION 'l) 3
On appelle aussi cette forme ablatif absolu.
Remarque. — 77 n'est pas possible demplo) er la
proposition participiale :
i° AU PASSE, quand le verbe est intransitif, puisque le verbe intransi tif ne peut avoir de participe passé passif.
i° A AUCUN TEMPS, si le mot qui devrait être sujet du participe est représenté dans la proposition principale.
Par exemple, pour traduire cette phrase :
L'ennemi, ayant pris la cille, la pilla, on ne pourrait pas dire :
Urbe capta, eam hostis diripuit.
Il faut dire :
urbem captam hostis diripuit.
En d'autres termes, des deux propositions françaises on fait en latin une proposition unique dans laquelle le participe devient un simple dé ter minât if.