‹ Grammaire latine à l'usage de toutes les classesChapitre 193 sur 218 · II. — Ne pas craindr'c peut avoir en français le sens de · texte numérisé non relu

II. — Ne pas craindr'c peut avoir en français le sens de

ne pas hésiter, . ( non dubitâre.

en latin l oser, ( audëre.

Le complément est à l'infinitif:

Fatëri non dubïtat, il ne craint pas d'avouer.

III. — Il convient de rappeler ici le principe qui règle l'emploi du réfléchi se et de l'adjectif suus dans les subordonnées.

La subordonnée de volonté énonçant, comme la proposition de forme infînitive (Voir §^ 122 et 4^2, rem.), l'idée du sujet de la principale, il faut donc employer se ou suus pour renvoyer à ce sujet, et on doit se servir du pronom is quand il ne se rapporte ni à l'un» ni à l'autre des deux sujets. (122, 20) :

Caesar me invitât ui ad se veniam, César m'invite à venir chez lui.

Réduction du subjonctif de volonté au nom verbal infinitif.

498. En français, la subordonnée de volonté s'abrège par le nom verbal infi nitif accompagné des prépositions de ou à toutes les fois que c'est possible, c'est-à-dire quand le sujet est commun aux deux

propositions : Prends garde de tomber au lieu de Prends garde que tu ne tombes.

En latin, cette même proposition tend à se réduire aussi au nom verbal infinitif et à prendre la voie quelle a définitivement suivie en français.

Cette construction se trouve réalisée dès la période classique :

i° dans la poésie, avec presque tous les verbes de volonté ;

2° dans la prose, avec un certain nombre :

a) ou bien l'infinitif s'accompagne d'un sujet à l'accusatif (proposition infinitivej,

b) ou bien il se présente sans sujet (simple nom verbal complément d'objet).

i. Verbes après lesquels la proposition de volonté s'abrège le plus souvent par l'infinitif avec ou sans sujet :

Vôlo, je veux. Sïno, je permets.

Màlo, j'aime mieux. Patior, je souffre, je

Cûpio, je désire. permets.

Stûdeo. je m'appli- Côgo, je force, que.

Ex. : Vôlo ut sis clemens, ) je veux que tu sois Vôlo sis clemens, ) clément.

Vôlo me esse clementem, ) je veux être Vôlo esse clemens. ) clément.

Après vôlo, màlo, on trouve souvent le subjonctif

sans ut.

Après cûpio, le subjonctif est très rare et poétique. Après nôlo, on ne le trouve jamais.

RÉDUCTION AU NOM VERBAL Uû'i

a) II faut exprimer le sujet de l'infinitif, quand ce sujet ri est pas le même que celui de la proposition principale :

Germdni vïnum ad se im- 1 Les Germains ne perportâri non sïnunt (Cjks.). mettent pas d'importer

I du vin chez eux.

sujet de la principale : Germani.

sujet de l'infinitif: vïnum.

b) On met l'infinitif sans sujet quand ce sujet est commun aux deux propositions:

Studëbam fiëri doclior\ Je m'appliquais à deve- (Gic). ■ uir plus savant.

sujet commun : ego.

i. Verbes après lesquels la proposition de volonté subjonctive s'abrège rarement par l'infinitif:

Oplo, je souhaite.

Concëdo, ).

, . ie permets.

Permit o, J 1

Posfiïio, je demande.

FlagUo, je demande avec instances.

Impëro, je commande.

Remarque. — Après imper are, on ne trouve la proposition infinitive qu'au passif :

Xon hune in çincùla I Ne le feras-tu pas connue/ imperabis ? (Gic). I duire en prison?

3. Les verbes qui signifient décider, résoudre : statuo, constituo, décerna, se construisent :

a) Avec ut et le subjonctif si les sujets sont différents;

b) Avec V infinitif sans sujet ) si le sujet est cornet aussi ut et le subjonctifs mun.

a) Senâtus dccrêvit ut délectas haberêtur tCic. >.

b fi Cœsar belluni cum Germânis gërëre constitua tC.ïs. i.

2. Athenienses statuërunt ut liber tâtem Grœciœ defendërent (Cic).

Le sénat décida qu'on ferait une levée.

César résolut de faire la guerre aux Germains.

Les Athéniens résolurent de défendre la liberté de la Grèce.

4- On trouve, mais très rarement, l'infinitif seul au lieu du subjonctif, surtout chez les poètes, et dans la prose après le siècle d'Auguste, avec les verbes suivants :

Hortâri, exhorter. recusâre,)

Monêre, recommander. abnuëre, )

Suadërey conseiller.

Jûbeo, j'ordonne.

Veto, je défends, ont toujours pour complément la proposition infinitive.

L'infinitif est toujours au présent.

Dux jussit | milites rumpëre pontem.

Le général ordonna aux soldats de couper le pont.

Remarques. I. — Il faut remarquer la différence de construction du latin et du français : le sujet de

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