O tiare quô melius labôres
Il faut manger pour vivre.
Nous punissons pour qu'on ne tombe pas en faute.
Repose-toi pour mieux travailler iafin que par suite de cela tu travailles mieux.)
Remarques, — Ce dernier exemple montre comment s'est formé le mot qnomïnus, équivalent de ne en certains cas 4*»6 , et dans lequel minus a pris le sens de la négation.
II. — Certains gallicismes se présentent sous la forme de cette proposition abrégree. Tels sont: à dire vrai, ut vcrum dicam ; à ne pas mentir, ne mentiar, etc.
III. — Ne et plus souvent nêdum s'emploient après une proposition négative dans le sens de bien loin que (à plus forte raison). La proposition principale se place toujours la première :
Vix in tectis frigns vitâtur, neclum in mari sit facile abesse ab injuria tempôris (Cic),
On n'évite guère le froid dans les maisons, bien loin qu'il soit facile (=à plus forte raison est-il difficile) de se garantir des intempéries sur la mer.
IV, — La règle du réfléchi est la même que pour la proposition complétive 497, Rem. III
La proposition complément de but sous la forme relative
502 — Nous avons vu 1484 qu'un pronom relatif renferme implicitement la valeur de toutes les conjonctions.
On ne sera donc pas surpris de trouver la proposition de but introduite par le pronom relatif au lieu de ut:
Misit legatos qui pacern peterent ( Il envoya sera donc l'équivalent exact de \ des députés Misit legatos ut pacem peterent) pour deman- (qui = ut ii). [ der la paix.
Combinaison des circonstances de temps avec l'idée de volonté.
503. L'idée de volonté peut se combiner avec une circonstance de temps.
Cela peut arriver avec les conjonctions suivantes :
Antèquam, ) Dum. /jusqu'à ce que,
. * avantque. ... Y ^ * 1
Priusquam, ) DonecAen attendant
( que.
On indique en ce cas qu'on veut attendre que certain fait se soit produit avant d'accomplir telle ou telle action.
Rappelons l'exemple 5 du § 468 :
Germàni non prius fugère destitërunt quam ad flûmen Rhënum pervenêrunt (Ces.), les Germains ne cessèrent de fuir avant d'être arrivés au Rhin.
i° Les Germains fuyaient sans s'arrêter ;
2° ils arrivèrent au Rhin ;
3° ils s'arrêtèrent.
Trois faits réels, dont la phrase latine marque la simple succession, d'où l'indicatif.
Examinons maintenant celle-ci :
LE TEMPS AVEC i/lDÉE D'INTENTION* 2.5o,
Collem celerlter Cœsar commûnit, priusquam ab
adversàriis sentiâtur (Ces.), César fortifie rapidement la colline, avant que les ennemis puissent s'en apercevoir.
César fortifie la colline, et il agit rapidement, parce qu'il veut que les ennemis ne s'en aperçoivent pas avant que l'ouvrage soit achevé.
D'où sentiâtur, subjonctif de volonté.
De même, avec clum ou dônec :
Paulum requiescet dum se câlor frangat (Gic), il va se reposer un peu en attendant que la chaleur tombe.
Il se reposera avec le désir que la chaleur tombe avant de sortir de son repos.
Remarques. I. — C'est pour cela qu'après les verbes qui signifient attendre, on construit une proposition au subjonctif avec dum ou dônec : Exspectas dum dîcat (Cic), tu attends qu'il parle.
II. — Quandles deux actions sont séparées par un intervalle très court, on peut avoir l'indicatif au lieu du subjonctif : Exspecta dum rediero, attends que je sois revenu. On pourrait dire de même en français : attends, je reviens.
Comparez le vers de Virgile :
Titj-re, dum redeo, brevis est via, pasce capellas (Bue, IX. 23 1, en attendant mon retour, Tityre, — le chemin n'est pas long. — fais paître mes chèvres.
La brièveté de l'attente fait considérer les deux actions comme presque simultanées et par suite aussi réelles l'une que l'autre.
III. — Il en est de même de certains indicatifs (au futur ou au présent pour le futur) après priusquam, antequam : Antëquam ad causant redeo, de mëpauca dicam l'Oc), avant de revenir à la cause, je dirai peu de mots de moi-même { — je reviens à ma cause, mais auparavant... etc.).