CHAPITRE II
LA POSSIBILITÉ OU LE FAIT CONÇU COMME POSSIBLE OU IMPOSSIBLE A RÉALISER
SUBJONCTIF
Négation NON
504. Le fait conçu comme possible, avec toutes les nuances de la possibilité (doute, incertitude, irréel, réserve, énonciationqui laisse la responsabilité de l'affirmation à autrui) est exprimé en latin par le subjonctif.
La négation est toujours non (i).
En français, la même manière de concevoir le fait se marque soit pa?% le conditionnel, soit par le subjonctif, mais le français ne marque pas cette nuance dans tous les cas où le fait le latin.
La possibilité dans la proposition indépendante.
(i) Sauf quand l'idée d'intention y est impliquée (voir L'exemple du § 5a; rem II.)
qui pourrait arriver par le présent ou le parfait du subjonctif à peu près indifféremment :
Quis credat? \ . . . ..0 , .. ,
v / qui le croirait ? qui pourrait le
ou } .
. . - V croire / Qmis cre aident S )
Facile non dixeris utruni sit melius.
11 ne serait pas facile de dire laquelle des deux choses est la meilleure.
~. v . on dirait ion pourrait direi.
Dixeris \ v r
La 2e personne du singulier correspond à la formule française par on (3i8,3°).
Remarque. Cette forme peut marquer une nuance moins accusée, celle d'une réserve modeste :
Hoc sine ullâ dubitatiône confirmaverim, eloquentiam esse rem omnium difficillïmam Cic).
J'affirmerais sans hésiter un instant que l'éloquence est la chose la plus difficile de toutes.
2° L'imparfait marque ce qui aurait pu arriver dans le passé :
Credëres.
Po ter a t n egâ re ; qu is
ënim redarguèret (Cic.j?
On aurait cru.
Il pouvait nier ; qui en effet l'eût démenti ?
506. i° Quand on se demande à soi-même ce qu'il convient de penser ou de faire, c'est naturellement le subjonctif présent qui exprime cette incertitude: