ET LA MAISON G. SIRE ET G
ENTREPOT, s, PLACE D'ARMES, A SAINT-CLOUD.
Le vin est un noble produit qu'il est difficile de se procurer dans de bonnes conditions. L'acquéreur est forcé de se lier non-seulement à la probité mais encore a U science du négociant, oui parfois ne sait pas bien lui-même les qualités et les ressources particulières des vins de toutes sortes qu'il vend.
Le courtage des vins est, selon l'expression d'un excellent auteur vinicolei, « une vraie science qu'on acquiert par de longues observations, une grande pratique et un jugement droit, n Ces connaissances ne se peuvent rencontrer a un haut degré que chez un homme qui a sagement restremt ses études et ses achats a une contrée limitée. C'est ce qu'a fait M. G. Sire, et nous pouvons affirmer qu'il connaît en maître les vignobles dont il exploite les produits, leur situation^ la nature de leur sol et de leurs cépages, et les soins que I^s propriétaires apportent à la culture et a la vinification.
Nous avons visité l'entrepôt que MM. G. Sire et C'*' possèdent à Saint-Cloud, et nous avons pu constater que les marchandises qui y sont amenées sont absolument pures, tout à fait exemptes de mélanges, et possèdent cette franchise, cette sincérité si rare et si précieuse aux amateurs.
Nous avons trouve dans leurs caves tous les grands Medoc, si reconnaissables a leur belle couleur, à leur bouquet qui participe de la violette, à leur saveur exquise. Le Chàteau-Margaux et le Château- Lafitte premiers crus, puis le Clos-Destournel, le Château-Laroze, le Giscours, le Pontet- Canet, le Saint-Estéphe. le Saint-Julien, le Cantenac, le Mouhs Cnàteau-Ponjeaux, le Vaieyrac, le Bégaudan, etc.
Ce sont la des vins que leur sève et leur arôme ont fait nommer vins de seigneurs et de rois et qui, par les sels de fer qu'ils contiennent, méritent le titre de vins hygiéniques.
Ajoutons a cette liste illustre le Saint- Éoubon et le Montferrant^ savoureux et d'un bouquet rare, les meilleurs vins de la côte; la Mission, un des types les plus remarquables des vins de Graves, déjà fameux au xvi* siècle ; les crus de Blaye, souples et coulants ; les vins des côtes de Bourg, dont lanature se rapproche de celle du Bourgogne, mais avec plus de linesse, et enfin ceux de Saint-Macaire, excellents vins d'ordinaire, agréables et corsés.