ARBRE A PAIN
très-agréable au bétail, et ses racines ont un goût de réglisse» Les Américains appellent ce fruit Mani; ils en font des pralines, des tartes au sucre, et ils trouvent sa saveur plus délicate et plus agréable que celle de la pistache.
L'arachide mangée crue occasionne, paraît-il, des maux de tête et de gorge violents; la cuisson et Ta torréfaction lui ôtent ces propriétés malfaisante^.
Les Espagnols lui donnent le nom de Cacohuette, parce qu'elle a le goût du cacao, et la font entrer, en la mêlant avec un peu de cacao, dans la confection d'un chocolat pour les pauvres, dont l'usage n'est pas malsain.
ARBENNE. — Oiseau appelé aussi Perdrix blanche^ quoique ce ne soit qu'une gelinotte ; il est de la grosseur d'une perdrix et a les plumes très-blanches, excepté celles de la queue qui sont en général noires ; on le tjrouve en Savoie. Les Romains estimaient fort sa chair, dont la saveur et les propriétés sont les mêmes que celles de la gelinotte ; elle s'apprête de même.
ARBOUSIER. — Appelé aussi Q4rbre à fraises ou Fraisiers en arbres, est fort répandu dans l'Europe australe, les îles Canaries, l'Amérique boréale, le Mexique et le Chili. C'est un arbre toujours vert- dont les fruits sont sphériques, charnus, d'un beau rouge dans leur maturité, de la grosseur d'une cerise et de la forme d'une fraise; ils ont une saveur aigrelette très-agréable.
On en cultive aussi dans le Languedoc, et leurs fleurs blanches et rosées, disposées en grappes terminales paniculées, font un très-bel effet dans les jardins.
ARBRE A PAIN. — Cet arbre, qui croît spontanément aux Moluques, aux îles de la Sonde et aux archipels de la Polynésie, est ainsi nommé à cause du fruit qu'il produit et que Ton appelle fruit à pain.
La hauteur de cet arbre atteint de 13 à 17 mètres; son tronc est très-gros, sa cime est ample, arrondie et composée de branches rameuses. Le fruit qu'il produit est jaune verdâtre à l'extérieur et blanc en dedans, il est plus ou moins gros, suivant l'espèce à laquelle il appartient, mais son diamètre excède rarement 2 1 centimètres ; il contient une pulpe qui d'abord est trèsblanche, comme farineuse et un peu fibreuse, mais qui dans la
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maturité devient jaunâtre et succulente ou d'une consistance gélatineuse. Lorsque ce fruit est mûr, toute la préparation qu'on lui donne consiste à le faire rôtir ou griller sur des charbons ardents, ou bien à le faire cuire en entier au four ou dans l'eau. On le ratisse alors et on mange le dedans, qui est blanc et tendre comme de la mie de pain frais et qui constitue un aliment trèsagréable et très-sain. Sa saveur approche de celle du pain de farine de blé, avec un léger goût d'artichaut ou de topinambour, et il peut conserver sa fraîcheur pendant sept ou huit mois consécutifs.
On assure que deux ou trois de ces arbres remarquables suffisent à la nourriture d'un homme pendant une année entière. Quant à sa culture, elle exige peu de soins, et les Français, puis ensuite les Anglais Tont introduit à l'île de France, à la Guadeloupe, à la Jamaïque, où les habitants se nourrissent de son fruit, se fabriquent des vêtements avec la seconde écorce de l'arbre et enveloppent leurs aliments avec ses feuilles, qui atteignent quelquefois jusqu'à i mètre de longueur et 40 à 50 centimètres de largeur.
L'équipage de l'amiral Anson, se trouvant relâché dans une anse des îles Mariannes et complètement dépourvu de vivres, ramassa une cinquantaine de ces fruits qui étaient tombés à terre, et vécut avec pendant quelques jours. Il s'en trouva très-bien, et ces fruits amassés là par la main de la Providence vinrent à propos le sauver des horreurs de la faim.
On prépare avec le fruit de l'arbre à pain différents mets dont les habitants pauvres de l'île de France et de la Guadeloupe se nourrissent; ils en font une très- grande consommation, i
Le célèbre voyageur anglais , capitaine Cook, ne tarit pas sur les éloges qu'il donne à l'arbre à pain; il dit qu'il lui fut d'un très-grand secours, surtout dans les cas de maladies, et prétend qu'il guérissait tous ses malades avec le fruit de cet arbre.
ARBRE DE LA VACHE. — Nom donné à un arbre originaire de l'Amérique méridionale qui fournit abondamment un suc laiteux et qui a rapport par ses propriétés avec le^lait
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des animaux et surtout celui de la vache ; on remploie du reste au même usage.
Les parties constituantes sont la cire, la fibrine, un peu de sucre, un sel magnésien, de Teau et point de caséum.
Le premier de ces arbres qu'on ait connu fut nommé par Içs Espagnols palo-de-vaca et fut décrit par M. de Humboldt sous le nom de galactodendron utile. C'est un grand et fort bel arbre dont les feuilles oblongues et pointues atteignent jusqu'à 3 mètres de longueur. Dès qu'on entaille cet arbre, on en voit aussitôt s'écouler abondamment un lait d'une belle couleur qui se trouve entre Técorce grisâtre et le bois de cet arbre. Ce lait, d'une saveur agréable, d'une odeur balsamique et qui n'a d'autre inconvénient que d'être, un peu gluant, sert à la consommation des gens du pays. On les voit venir le matin, sous l'arbre, boire une tasse de lait et même en faire un déjeuner plus complet en y émiettant des morceaux de cassure ou des arepas^ sorte de galette de maïs.
On retire aussi de cet arbre une cire très-blanche et très-
bonne à brûler.
ARCHE DE NOÉ. — Petit coquillage de la mer Rouge qui sert à l'alimentation des Arabes pendant l'hiver ; on le mange indifféremment cru ou frit.
ARCHE BARBUE. — Coquillage de la Méditerranée qui se mange comme le précédent.
AREC. — Nous ne parlerons ici que de Varec-cachou qui mêlé avec d'autres substances sert à faire le bétel. {V. Bétel.)
L'arec, genre de la famille des palmiers, croît principalement aux Moluques et à Ceylan ; son fruit, connu sous le nom de noix d'arec, est de la grosseur d'un œuf de poule et jaune doré à l'intérieur, l'amande ressemble à la noix muscade, elle est dure, blanche, variée de pourpre; on la fait sécher pour la manger, mais elle conserve toujours une saveur acre et désagréable.
Il y a aussi l'arec d'Amérique qui est un des arbres les plus élégants du nouveau monde, présentant au centre de son feuillage une espèce de bourgeon auquel on a donné le nom de chou palmiste dont les Américains des Antilles se montrent très-
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friands, et qui se mange accommodé de différentes manières.
ARENG. — Genre de palmier fort commun aux Moluques. Les fruits de cet arbre, cueillis avant leur maturité et confits au sucre, sont très - estimés en Cochinchine et se servent sur les tables des gens riches; sa moelle donne une espèce de sagou, dont les habitants des Célèbes font un grand usage dans leur nourriture ; enfin on tire de sa sève, par le moyen de la fermentation, du sucre et une liqueur très-agréable.
On prétend que le suc de ces fruits, lorsqu'ils sont mûrs, cause des démangeaisons insupportables, en sorte qu'il faut bien faire attention de n'y point porter les lèvres sans les avoir préalablement dépouillés de Tenveloppe charnue dans laquelle est contenue ce suc, si on ne veut point avoir les lèvres enflées.
On rapporte que les habitants des Moluques, connaissant cette propriété démangeante ^ se défendirent victorieusement en jetant du haut des murailles sur les assiégeants des baquets d eau dans laquelle ils avaient fait tremper la chair de ces fruits.
Nous recommandons ce système aux futurs habitants des futures villes assiégées; ils verront bientôt leurs ennemis jeter leurs armes et fuir en se grattant à qui mieux mieux.
ARES AH. — Excellent fruit des Indes, très-sain et trèsrafraîchissant, d'un goût un peu piquant, mais trèa-agréable et bon pour les convalescents. Ce fruit est de la grosseur des guignes et a la forme des poires-Catherine.
ARGALI. — Espèce de bélier sauvage, vivant dans les haies des montagnes et aux steppes de la Sibérie. La taille de cet animal est celle du daim dont il a la légèreté et la force, son corps est couvert de poils courts, son pelage est d'un gris fauve, traversé au milieu du dos par une raie jaunâtre.
Sa chair a les mêmes propriétés alimentaires et le même goût que celle du chevreuil ; elle est très-recherchée des habitants à cause de la difficulté qu'ils éprouvent à s'en procurer.
ARGENTINE. — Plante ayant la saveur et les propriétés du panais; les Anglais en mangent la racine en hiver à la place de ce légume et composent avec le suc une liqueur qu'ils mêlent au vin d'Espagne, y font infuser du blé en herbe, y délayent des