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CAFE

et dont on se sert pour parfumer Thaleine ou du moins neutra* liser les mauvaises exhalaisons. Il est de quelque usage pour le fumeur.

Pastilles de cachou. — Pilez i8o grammes de cachou que vous passerez au tamis de soie et délayerez dans i kilogramme de sucre et de Teau, pour en former une pâte bien ferme que vous roulez par très-petites parties. Vous retirez vos pastilles de dessus les plaques une ou deux heures après, et vous les mettez à rétuve environ vingt-quatre heures; vous les renfermez ensuite dans des boites. Ces pastilles sont stomachiques et astringentes.

On peut s'en servir en boisson, en mettant 30 grammes dans un litre d'eau bouillante qui prend, en remuant avec une cuiller, une teinte rougeâtre d'une saveur douce et fort agréable. Cette eau convient aux personnes qui ont de la répugnance pour les tisanes; elle fait cesser les diarrhées, elle convient dans les maladies bilieuses, et elle est salutaire dans les maux de gorge; elle arrête les vomissements et convient dans les dyssenteries. On peut parfumer ces pastilles de diverses manières, en ajoutant dans la pâte quelques gouttes d'essence de cédrat, de bergamote, d'angélique, d'iris, etc. (M. de Courchamps.)

CAFÉ. — La plante qui le produit est un petit arbrisseau fort tas qui porte des fleurs odorantes. Le café est originaire de TYémen, dans T Arabie- Heureuse; on le cultive aujourd'hui dans plusieurs pays. L'historien arabe, Ahmet-EfFendî, croit que c'est à un derviche qu'est due la découverte du café, vers le xv« siècle ou l'an 650 de THégire. Le premier Européen qui ait parlé de cet arbre est Prosper Alpin, de Padoue. En 1580, il \

suivit, en Egypte, un consul de la république de Venise; l'ou- /

vrage où il en est question, écrit en langue latine, fut adressé à Jean Morazini. J'ai vu au Caire cet arbre dans les jardins d'Ali-Bey, on l'appelle bon ou boun; les Égyptiens, avec le grain qu'il produit, préparent une boisson que les Arabes nomment Kawa. Le goût pour le café fut porté si loin, à Constantinople, que les Imans se plaignirent que les mosquées étaient désertes tandis que les cafés étaient toujours pleins. Amurat III permit alors que l'on en prît dans les maisons particulières, pourvu que les portes en fussent fermées. Le premier pied de café qui.

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