‹ Histoire de la langue française des origines à 1900Chapitre 27 sur 385 · Bib. Maz., 42632, pièce 3, p · texte numérisé non relu

Bib. Maz., 42632, pièce 3, p

2. Je n'ai pas vu un livre cilé par M. le Comlc de Fontaine de Hesbecq, dans son Jiisl. deVewi. prim. Rvanl 17S9, Lille, 1878 : Méthode de lecture en françois. Moyen 'de promptemsnt et fur.ileinent apprendre en lettre française a bien lire, prononcer et écrire. Ensemble la manière de prier Dieu en toutes nécessitez (Paris, Imp. J. Charron, rue des Carmes, 18, Bib. de Douai).

3. Behourt est m>rt en 1621. Il a fait une édition abrégée du Despautère (le Petit Behourt) ; TAlphabet (1620) ; des tragédies de collège ; le Trésor d'éloquence avec «xpHcation des mots ditliciles (1619). (Voir Robil. de Beaurepaire, Rech. sur l'insl. pabl. dans le diocèse de Rouen. Évreux, 1872, 1, ch. m.)

A rOratoire au contraire, la lecture française devait être la première. Gela résultait du système pédagogique général que Voih adoptait et qui plaçait un commencement d'éducation française au seuil de l'éducation latine ^ .

Mais les maîtres de Port-Royal furent autrement nets dans leur doctrine - : « C'est une faute très-grande, disent-ils, que de commencer, comme on fait d'ordinaire, à montrer à lire aux enfans par^ le Latin, et non par le François. Cette conduite est si longue et si pénible, qu'elle ne rebute pas seulement les Escoliers de toute autre instruction, en prévenant leur esprit dés leur plus tendre jeunesse, d'un dégoust et d'une haine presque invincible pour les. Livres et l'étude ; mais elle rend aussi les Maistres impatiens et fâcheux, parce que les uns et les autres s'ennuyent également de la peine et du temps qu'ils y employent ^, »

De leur côté, les écoles protestantes étaient assez avancées et auraient pu, si on les avait laissé subsister, faire naître une heureuse émulation. Le français y tenait une place, qui n'était peut-être pas la première, mais qui était considérable. Ainsi à Nîmes, on commençait en 6« par la lecture en français ^.

Jean-Baptiste de La Salle fit enseigner la lecture en français par le& frères des Ecoles chrétiennes. Or on eut beau les traquer et les saisir à Paris, leur Institut finit par triompher de la jalousie des chantres et des maîtres écrivains coalisés ^ et son développement fut considérable. Malheureusement on sait ce qui advint des écoles jansénistes et protestantes. Le progrès dea

1 . Au contraire, en Lorraine, le P. Pierre Fourier, curé de Mattaincourt, qui fondait ses écoles é la même époque, stipulait encore expressément que les élèves do la troisième classe liraient seulement en latin ; celles de la 2* lisaient en latin le matin, en français l'après-midi ; celles de première devaient apprendre à lire proprement en lang^ue vulgaire et en latin (Voir les Vrayes constitulions de* religieuges^ de l& Congrég&tion de i^otre-Dame^ composée» par Le R. P. Fourier de Mataincoart^ instilatear d'icelles, 1645, dans Maggiolo; L'œuvre pédagogique de Pierre Fourier de Mattaincourt en Lorraine, 1589-1646, Mémoires de TAcad. de Stanislas, 1892,. 5» série, t. X, p. 221).

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