‹ Histoire de la langue française des origines à 1900Chapitre 73 sur 385 · Sœur Marie de Tlnc, Lel, hist.^ 12 oct. 1655, p · texte numérisé non relu

Sœur Marie de Tlnc, Lel, hist.^ 12 oct. 1655, p

6. Relat. de la Nouvelle France 1658, éd. de Québec. III, 23, ch. VI.

7. Ëditdu 28 mai 1664 élablissant la Comp. des Indes Occidentales. Voir Tart. 35.

1 essentielle, fût suivie d'autres. Il écrit à Talon, intendant du Canada, en 1667 : « Pour augmenter la colonie, il me semble... qu'il n y auroit rien qui y contribuast davantage que de tacher à civiliser les Algonquins et les Hurons et les autres sauvages qui ont embrassé le christianisme et les disposer à se venir établir en communauté avec les François pour y vivre avec eux et élever leurs enfants dans nos mœurs et dans nos coutumes ^ . » Ce texte suffit^ maison pourrait en citer d autres. La politique coloniale était tout inspirée de cette idée d'assimilation.

Sous Timpulsion de la volonté toute puissante du Ministre d'Etat^ rintendant s'abouche avec tous ceux qui pouvaient être les instituteurs des Indiens. Il entretient les Jésuites de Québec des intentions du Roi. Talon écrit: « Les Pères jésuites, auxquels j'ai fait un espèce de reproche, civilement néantmoins, de n'avoir pas jusqu'ici donné l'application qu'ils dévoient à la politesse du naturel des sauvages, et à la culture de leurs mœurs, m'ont promis qulls travailleroient échanger ces barbares en toutes leurs parties, à commencer par la langue. Vous verrez a quoi le Supérieur du Séminaire de Montréal (Queylus) s'engage par un escrit ci-joint... En tenant école pour l'instruction des sauvages, on aura beaucoup fait pour les deprendre de leur humeur farouche. » (A Colbert, 27 octobre 1667)2.

La même demande est adressée aux prêtres de Saint-Sulpice qui^ jusque-là, ne s'étaient occupés que des enfants français. Le Supérieur accepte, « si M. de Laval l'a pour agréable », et Talon en avertit Colbert dans cette même lettre du 27 octobre 1667. Il espère que « l'émulation se mettant entre les Sulpiciens et les P.P. Jésuites, ils travailleront à Tenvi à la perfection de leur ouvrage ».

Le S avril 1668, de nouvelles et pressantes instructions arrivèrent de Paris. Voici ce que dit une lettre de la main de Colbert : « II a paru jusqu'à présent que la maxime des Jésuites n'a point été d'appeler les habitans naturels du pays en communauté de vie avec les François, soit en leur donnant des terres et des habitations communes, soit par l'éducation de leurs enfants et par les mariages (N. B. C'est une erreur de Colbert). Leur raison a esté qu'ils ont cru conserver plus purement les principes et la sainteté de notre religion en tenant les sauvages convertis dans leur forme de vie ordinaire qu'en les appelant parmi les François.

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