‹ Histoire de la langue française (volume 4)Chapitre 100 sur 352 · Cf. tome III · texte numérisé non relu

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4. Ilowell recommande comme poètes français : Du Bartas, Ronsard, Desportes Théophile {Instructions for... Travell, Lond., 1642, 45).

5. Sir William Hamilton écrit : « Durant les xvr et xvii' siècles, il était rare de trouver sur le continent une université sans professeur écossais.. . La France, néanmoins, fut longtemps la grande pépinière des talents de TÉcossc, et il en fut ainsi même après la séparation politique et religieuse des deux pays, à la suite de rétablissement de la réforme et de Tavénement du monarque écossais à la couronne d'Angleterre. Un fait peut donner une idée du nombre d'étrangers ainsi employés en France : l'illustre cardinal du Perron trouva, dit-on, à lui seul, place dans les écoles de cette nation pour un plus grand nombre d'Écossais lettrés que n'en avaient toutes les écoles et les universités d'Ecosse réunies » {Fragments on the Scottish Philosophy, I, 393, dans Fr. Michel, Les Ecoss. en /•>., II, 187 ; cf. 191).

6. Le poète Melville y suivit en 1612 le duc de Bouillon (Id., ib,, II, 166-7).

7. D'après le Synodicon de John Quick, Fr. Michel nous mentionne « Ferguson, pasteur à Vieillevigne, en Bretagne depuis 1599 ; à Châteaudun, Simpson; à la Rochefoucaud, Hog; àBonlieu, Quimpson, tous en 16«3 ; Weemes, principal du collège de Montauban, John Hamilton père et fils, pasteurs à Ozillac, Montendre et Fontaines, puis le fils seul à Jarnac en 1650 » etc., etc. (//)., H, 251, n. 3).

LE DÉBUT DU XVIl*^ SIÈCLE 155

ouailles, sans parler notre langue. Ils sV mettaient de leur mieux *, •et certains arrivaient à la posséder, au point de s'en servir pour leurs ouvrages 2. Or tous ne finirent pas leur vie parmi nous. Il arrivait que devenus à demi Français, ils s'en retournaient soit dans leur psiys d*origine, soit en Angleterre ^. John Gordon, par exemple, fils d'un évêque réformé, après avoir vécu en France, et s'y être inarié deux fois, fut appelé près de Jacques I®^, pendant que sa seconde femme, fille de M. Maulet, premier président du Parlement de Bretagne, fut attachée à la princesse Elisabeth, future femme de TElecteur palatin, pour lui enseigner le français *.

Du côté catholique, on était aussi attiré vers la France. A Boui^es, par exemple, les étudiants venaient apprendre le droit •*'. Mais voici un trait rapporté par M. Gharlanne qui donnera à lui «eul une idée de la place que tenait en Ecosse notre culture. Quand rÉcossais Drummond mourut, il avaitchezlui 267 livres latins, 35 livres grecs, 11 livres hébreux, 61 livres italiens, 8 livres espagnols, 120 livres français et seulement 50 livres anglais ^».

L'influence d'Henriette de France. — On a considéré plusieurs fois le mariage de la fille de Henri IV avec Charles I®"^ comme ayant grandement contribué au développement de la culture française en Angleterre.^La reine avait en effet emmené avec elle, non seulement 4rente-six chapelains, mais toute une troupe de serviteurs et de

1. John Welsh devint en 1607 ministre de Jonzac. D'après des lettres en français -adressées à Boyd, il s'y trouvait fort mal : il y resta cependant plus de dix ans, et y publia un ouvrage (rArmageddon de la Babylon apocalyptique). S'il est vrai, <*omme l'assure son biographe, que quatorze semaines après son arrivée à Bordeaux, il était en état de prêcher en français, il parait aussi qu'il ne parla jamais correctement ■notre langue, surtout quand il s'animait. II sut pourtant par un mot d'esprit apaiser Louis XIII après le siège de Saint-Jean-d'Angely, alors qu'il avait été arrêté sur ^son ordre (Id., ib,, II, 252-554).

2. Parmi ceux qu'on cite comme auteurs figure Primerose, qui fut pasteur à Bor- •xleaux. Son compatriote Cameron, qui le remplaça en 1620, est aussi l'auteur d'ouvragesen français et d'une lettre qui eutThonneur du bûcher (Id., ib., II, 169 et suiv.). ■L.e coadjuteur de l'archevêque de Paris, qui devait plus tard être le cardinal de Retz, ayant besoin d'un secrétaire, prit à son service un Écossais nommé Robert Menleith deSalmonet. Michel de MaroUes dit à propos de lui : « Cet homme... écrit

•eu notre langue, comme un François naturel... Il a composé l'Histoire des derniers ^troubles d'Angleterre et nous avons vu de lui une Remontrance au roi de la Grande Bretagne, qui peut être mise en comparaison de tout ce que nous avons de plus Nclegant » (Id., ib., II, 301). Malheureusement MaroUes n'était pas grand connaisseur.

3. Primerose mourut pasteur de l'Église française de Londres, quoiqu'on l'eût 'hicn prié de rester à Bordeaux (Id., i7>., II, 168-179).

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