‹ Histoire de la langue française (volume 4)Chapitre 165 sur 352 · Pirenne, IV · texte numérisé non relu

Pirenne, IV

3. Van der IlBeg^hen, Invent, des Arch, de Gand^ p. 295 ; dans Pirenne, 458.

3. Préf. d'Anselmo au tome I des PUccaetenvan Brabant ; dans Pirenne, IV, 459.

4. L'Archiduc Albert, envoyé aux Pays-Bas, ne parlait français qu'avec beaucoup de peine (Gachard, Les Et. gén. de 1600, p. 159; dans Pirenne, IV, 213).

5. C'est un titre qu'on retrouvera encore dans de Pratel, Mannduction. 1689 (Stengel, n« 190). Ce livre est dédié à Mess. Du Ma^strat de la très ancienne ville de Louvain, capitale du Brabant, qui sont tous nommés. Dans un avertissement, Fauteur s efforce de démontrer que la langue doit s'appeler bourguignonne, du nom de la nation qui Ta d'abord créée. Cf. Principia lingnae Burgnndicae^ sive Gallicœ. Bruxelles, 1717, Préface.

6. Les rAIcs de la nation flamande renferment 469 noms. Voici, par année, le chiffre des immatriculations relevées par M. Longin sur V Album : en 1652, 6 ; 1653, 13; 1654, 6; 1655, 29; 1656, 8; 1657, 14 ; 1658, 16; 1659, 4; 1660, 17 ; 1661, 15; 1662, 26: 1663, 3i ; 1664, 19; 1665, 34 ; 1666, 17; 1667, 14 ; 1668, 25; 1669, 18; 1670, 21 ; 1671, 33 ; 1672. 49 ; 1673, 22 et 1674, 2. La plupart de ces écoliers viennent de Bruxelles, de Gand et d'Anvers ; les autres sont originaires de Bruges, de Malines, de Namur, d'Ypres, de Mons, de Ruremonde, d'Alost, de Breda, de Bois-le-Duc, d'Audenarde, de Venloo, de Termonde, de Tournai, de Luxembourg, de Lille, de Douai, de Valenciennes, d'IIazebrouck, de Dunkcrque, etc. ; il en est même qui arrivent de La Haye et de Louvain. Nombreux sont les étudiants nobles. Avec la conquête française, finit naturellement l'histoire de la nation flamande à Dôle ; le dernier étudiant se fît inscrire le 19 février 1674 (Longin, La nat. flam. h l'Université de Dôle; Vesoul, 1892, 15-17).

tout. A Bruxelles, pendant le carême de 1661, un voyageur note que les Méditations des jésuites sur la Passion ont lieu un jour en espagnol, un en français et un en flamand *. Le jour de Pâques, on prêche en français sur le mystère de la Résurrection *. En 1656, MM. de Villers, venant de Hollande, passent par Bruges, et ils y vont à la « Comédie Française » où on joue la Mort de Pompée, La troupe était celle qui avait appartenu à feu M. le Prince d'Orange ; « la pluspart du beau monde de Bruges » était k la représentation ^. Un voyage de France de l'époque atteste que dans la plupart des villes de la Flandre « la plus grande part parlent et s'entretiennent volontiers en François^ ».

Le P. Bouhours donne un renseignement plus général, mais plus significatif encore : « Dans le païs où nous sommes, dit-il, les personnes de qualité en font (du français) vne étude particulière, jusqu'à négliger tout-à-fait leur langue naturelle, et à se faire honneur de ne Tavoir jamais apprise. Les dames de Bruxelles ne sont pas moins curieuses de nos livres que de nos modes ; le peuple mesme, tout peuple qu'il est, est en cela du goust des honnestes gens : il apprend nôtre langue presque aussi-tost que la sienne '^. » Regnard rapporte de son côté qu'Anvers siu'passe toutes les autres villes qu'il a vues, « à l'exception de Naples, Rome, Venise, non-seulement par la magnificence de ses bâtiments, par la pompe de ses églises, et par la largeur de ses rues spacieuses, mais aussi par les manières de ses habitants, dont les plus polis tâchent à se conformer à nos manières françaises, et par les habits, et parla langue, qu'ils se font gloire de posséder en perfection ^. »

Un grammairien, au lieu d'orner son livre d'une de ses préfaces-prospectus qui sont si communes, juge qu'il peut en faire l'économie. « Si l'on n'étoit persuadé de l'Utilité de la langue bour-

1. Michel de Saint-Marlin, Relal. d'un voy, fàii en Fl.^ Brab.^ Hain., Artois, en 1661 ; Caen, 1667, 114.

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