‹ Histoire de la langue française (volume 4)Chapitre 17 sur 352 · Disc, pron. à U réception de Vabbé Colbert^ IV · texte numérisé non relu

Disc, pron. à U réception de Vabbé Colbert^ IV

-\i*avaux furent arrêtés, et, Colbert mort, personne n'eut l'idée de

les reprendre K Le roi, qui n aimait pas Paris, ne s y intéressait point.

Il ne semble pas non plus que les successeurs de Colbert aient

eu pour la langue française la même prédilection que lui. Quand

^on construisit le monument de la place Vendôme, Pontchartrain demanda à «tla petite Académie» de s'occuper des inscriptions. La Compagnie penchait pour le latin 2. Cependant elle demanda Tavis du sous-secrétaire d'État. Celui-ci préféra aussi le latin. C'était Fusage le plus commun ^, et les professionnels avaient un tour de .main et des modèles. On ne voyait plus l'intérêt qu'il y avait à abandonner les anciens errements.

1. On trouve à la Bib. Nat. dans les Mélanges Clairanihaull, vol. i66, f» 239, 241, 243, 245, 259, 307, un grand nombre de devises, et d'inscriptions latines destinées à éire placées sur la façade du Louvre et adressées à Colbert. V. Clément, Let. Inst. Mém. de Colb., V, 604, n. 5.

2. Voir Boislisle, LapUcedes Victoires et la place Vendôme. Mém. de la Soc. de PHist. de Paris^XV^ 147-148. Les inscriptions se trouvent dans toutes les Histoires de Paris.

3. Les inscriptions du monument que le Maréchal de la Fcuillade fit ériger sur la place des Victoires le 28 mars 1686, étaient cependant en latin et en français. Voir Boislisle, La pi. des Vict. et la pi. Vend.^ Mém. de la Soc. de VHist. de Paris^ XV, 35-36 et 53-54.

Sauf sur les monuments que des particuliers avaient érigés au Maître, l'usage du latin était à peu près général, en province aussi bien qu'à Paris. Pour Grenoble, Montpjellier, Lyon, Troyes, on consultera Boislisle, o. c, p. 215, 229. 232, 240. Cependant à Poitiers, la longue inscription de la statue élevée en 1687 était en français.

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