‹ Histoire de la langue française (volume 4)Chapitre 179 sur 352 · En 1621, il a parodié ce travers dans le poème Voorhoat · texte numérisé non relu

En 1621, il a parodié ce travers dans le poème Voorhoat

Noch een ander van 'tgebroetsel Dat olT Pen olT Degen voert (zegt) :

« Mijn Soûlas, mijn vreuchden voetsel, Ah, quitteert U. E. la Court?

Suit ghij eeuwich absenteeren?

('K Schatt de meyt naar Leyden voer) Wilt mijn flames obligeren Met een expedit retour ».

En noch een van sulcke Veeren :

« Wel, bizearre van humeur, Suit ghy mij sans lin traineren Met jdéen van faveur?

Neen revesche, neen volage, Dus en macht niet langher sijn.

Mespriseert ghij mijn servage, Aussi fay-je ton desdain »».

C'esl-à-dire (les mots en italiques sont en français dans le texte): Un autre encore de Fengeance gribouilleur de papier ou porteur d'épée (dit) : « Mon Soul&s, qui m'entretenez en joie, ah, quittez-vous la cour'i Vous absenlerez-vous éternellement? (j'estime que la fllle allait à Leyde par le coche d'eau). Veuillez obliger mes flammes par un prompt retour. » Et un autre de ce même plumage : « Comment, d'une humeur bizarre me traineras-lu sans fin avec des idées de faveur 1 Non revêche, non volage il ne peut plus en être ainsi. Si tu méprises mon servage^ aussi fais-je ton dédain.

et du langage ont la nécessité des communications et du commerce pour cause commune. De s'imaginer que cette nécessité n'ayt faict les mesmes effects icy, qu'en France, ou en Italie ou ailleurs ; que les nations plus barbares ne s'entre tienent de paroles aussi aisément que nous ; qu'en matière d'exprimer les passions de l'ame, ou quelque conception que ce puisse estre, un habitant de la dernière Russie ayt plus de peine envers son voisin, que le plus éloquent homme de la Grèce, au dialecte de son païs, c*est denier et l'expérience journalière, qui vous faict taster le contraire, et la raison très-asseurée, qui dicte que les barbares, hommes subjects à touttes functions humaines aveq nous, ne sçauroyent se passer des moyens, auxquelz la conversation d'homme à homme nous oblige tous esgalement. En après, si un François me demande l'interprétation précise d'un terme de sa langue, qui ne se trouve spécialement en la miene, je lui en rendray une infinité en Flamen que tous les Françoiz du monde auront peine à si bien exprimer ; et touttes autres nations en feront autant à d'autres. Mais cela se trouve balancé dans des propriétez essentielles en chascune à par soy, dont ces argumentations particulières ne décident rien en faveur de Tune ni l'autre langue. Les humeurs diverses des peuples ont réglé les expressions à Tadvenant, sans que pourtant l'un ou l'autre se puisse dire défectueux en aucune sorte. Le parler est un mestier commun à tout le monde, mais touttes nations ne s'en doibvent, ni ne peuvent acquitter justement de mesme façon : non plus qu^un charpentier en Hollande est obligé d'user des mesmes outilz qu'un François ; l'un et l'autre cependant fournissent à son travail à sa mode... « Quand c'est que Sénèque s'est osé plaindre de l'impuissance du latin, qu'il appelloit les destroits de la disette des Romains, il faut observer que c'estoit en matière de très-subtile philosophie... Mais ces abstractions sublimées font une entièrement autre considération, qui n'est point de ce propos, où il est question de bien dire et nommer distinctement, ce qui est de la communication ordinaire des hommes... *. »

D'autres ont défendu leur langue contre la prétendue supériorité de la nôtre, ainsi Marnix de Sainte- Aldegonde ^, ainsi Simon Stevin

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