Le libellisie en dresse une liste curieuse
4. « La haute faveur que Monsieur a toiyours témoignée à mon humble personne m'assure qu il me gardera son afTection contiouelle au point que j'aurais eu tort de douter de son assistance dans mes troubles présents » (Gillot, o. c, 313-215).
<pii ne permettaient à aucune langue étrangère de prendre racine <îhez eux *. Argument ridicule pour peu qu^on songe au grec et à son rôle dans TEmpire, mais tout était bon pour inquiéter des esprits qu'il s'agissait de révolter.
L'opinion des hommes de métier. — Dans un pays comme TAlemagne, pareille question devait être nécessairement traitée par les philologues et par les pédagogues, et elle le fut. Je dois dire que Stieler y montra plus d'emportement que de doctrine. En tête de «on Trésor de la langue allemande, il mit une préface débordante de colère ou railleuse à l'égard des galliciseurs : La glorieuse et riche langue allemande suffit. On n'a que faire de gloire quand on a Ruhm, Preis et Ehre. Employiren^ engagireriy incarnieren^ charge^ parole doivent être renvoyés à leur pays d'origine, si on ne veut pas donner à la langue allemande la réputation d'une mendiante. Au reste, cette manie va avec celle qui emporte tout le pays vers les costumes, les manières, les domestiques français. Et •en bon patriote, l'auteur montre et agite le spectre de la domination française qui menace ^.
Thomasius, ce grand pédagogue, est autrement réservé et impartial. 11 avait l'ambition que les Ronsard et les Estienne ont eue chez nous au xvi* siècle : d'une vulgaire, considérée seulement comme bonne pour la vie commune, faire par une culture appropriée une langue scientifique, littéraire et un instrument d'éducation^. Loin d'enseigner pour cela le mépris de la France ^ et du français, tout au contraire, il cherchait à comprendre comment et pour- •quoi nous avions pris tant d'avance, et il recommandait à ses compatriotes de nous imiter pour nous rattraper. Au public qui se contentait de naturaliser nos costumes, notre cuisine, nos modes, il -conseillait de cherchera s'assimiler ce qui valait mieux, nos manières polies et notre élégance de langage. Aux savants farcis desophismes •et de billevesées, il demandait de ressembler au savant français, le « parfait homme sage », pourvu de connaissances utiles au genre humain, et qu'on pouvait employer dans le monde à des choses impor-