‹ Histoire de la langue française (volume 4)Chapitre 338 sur 352 · Van Huylen van Nyevelt, o. c · texte numérisé non relu

Van Huylen van Nyevelt, o. c

2. Le titulaire avait été le célèbre Wicquefort, de 1666 à 1675, puis VanderMeulen de 1675 à 1688. La oharge fut alors sollicitée par Heinsius, par M. de Vrybergen, par Basnage de Beauval, mais ce fut Hou qui Toblint.

3. Voir Dumont et Rouss., Cér, dipl.^ II, 365-7. L'Empire continua à correspondra avec les Pays-Bas en latin. Néanmoins Lamberty mentionne des Mémoriaux échangés en français (Mém., VII, 347-350, et VIII, 9, 25).

4 . Lambassadeur et ses fonctions, par Abraham Wicquefort, 2* éd., Amsterd., 1730, 1, 1. H, 33-35. Né à Amsterdam en 1606, résident de l'Electeur de Brandebourg i Paris de 1646 à 1649, il fut chargé par Mazarin, tout en gardant ses fonctions, de missions en Allemagne (1654). La reine de Suède lui confia une mission en Hollande (1656- 1657). Emprisonné à la Bastille (1659-1660), puis expulsé de France, rappelé ensuite et chargé de négociations secrètes (1660-1672), il finit par devenir conseiller du duc de Brunswick-Zell, et mourut auprès de lui, en 1682. Il paraît avoir mangé diverses fois à plusieurs râteliers.

5. Le Turc, on Ta vu plus haut, écrivait au Roi de France en français.

6. Quand l'ambassadeur du grand-duc de Moscovie vint visiter Louis XIV, eu

Restaient les États Scandinaves, Suède, Norwège, Danemark et la Pologne. Mais, d'une part, depuis la paix de Westphalie, ils n'étaient plus si intimement mêlés aux affaires d'Occident ; d'autre part, la langue française avait fait chez eux des progrès énormes *. « Elle est naturalisée dans le Nord, écrit Le Laboureur en 1669, les princes et la noblesse la parlent plus souvent que la leur 2. » Charpentier raconte que, moins de dix ans après, en septembre 1677, l'envoyé de Pologne en Danemark parla latin dans une audience, et que le roi répondit en français ^,

En Pologne, les usages avaient bien changé aussi, depuis le temps de Le Tellier. Nous avons là -dessus une curieuse lettre adressée à ce même Charpentier que je viens de citer, par Tévêque de Beauvais^, qui avait représenté le Roi à Varsovie ; en voici le passage essentiel : « Après l'élection du Roy de Pologne d'aujourd'huy, dit cette lettre, tous les ministres principaux qui se trouvèrent à sa cour, luy firent leurs compliments en françois, et dans toutes leurs audiances ils ne traitterent leurs affaires avec luy qu'en nostre langue. M. le cardinal Bonvisi, qui estoit pour lors nonce du Pape en ce pays-là, M. le comte de Schafgots qui estoit ambassadeur de l'empereur, M. le baron Auverbeq, ambassadeur de M. l'électeur de Brandebourg, les envoyés du Roy de Dannemark, de M. l'Electeur de Bavière, et M. Stratman, ambassadeur de M. le duc de Neubourg, ne se servoient point d'autre langue que de la nostre dans leurs audiances publiques. M. Hyde, ambassadeur du roy d'Angleterre, pour tenir sur les fonts de baptesme au nom du roy son maître, un des enfants du Roy de Pologne, ne parla jamais que françois dans toutes ses audiances. Et M. Palavicini, qui est nonce du Pape en ce pays-là, ne se sert que de nostre langue. Sa Majesté polonoise, qui sçait la finesse de nostre langue, qui l'escrit et qui

1668, s'il se servit du latin, c'est qu'il eût été fort embarrassé de se servir du français, qu'il ignorait. Il eut déjà quelque peine ^ faire mettre en latin ce qu'il avait à dire : « Il fît escrire, dit Sainctot, par le translateur de l'ambassade au M*' de S* Luc, lieutenant pour le Roy en Gascogne, une lettre latine qui contenoiten gênerai le sujet de son ambassade >» (Relat. de Saincioiy fonds fr., 14118, f*> 41 v*). Ce « translateur » étoit un gentilhomme Courlandois, qui a toujours fait en France la fonction d'interprète, parce que celuy qui Tcstoit ne parloit que Moscovite et Allemand ; ce translateur eiftoit le seul de toute l'ambassade qui scavoit la langue latine, de laquelle le sieur Catheux se servit pour se faire entendre lorsqu'il complimenta l'ambassadeur delà part du Roy» {//)., f* 43). En 1678, Potemkin voulut qu'on lui traduisit en latin la lettre qu'il devait porter à son mattre .

1. Noter cependant que Pomponne y parlait latin (1671). On a vu plus haut les difficultés faites par les Danois à Nimègue. L'alliance de Stockholm, 9 juillet 1698, est conclue en latin.

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