Éd. lat
2. Latine loqucndi consueludo quara diligeiHis.simè retincnda : neque fucrit inutile formulas aliquot proponere adulcscentulis, quas in lyceo in congressu familiari, in ipso ludo usurpent, ultra enim ac libenter dicimus, quod nos benè atque eleganter dicturos confidimus {Rat, doc.^ 193).
^ 3. En 1659, le synode protestant de Loudun est tout aussi timoré que Jouvancy et les Pères. Il critique la jeunesse d«s écoles, non seulement à propos de gants et de perruques, mais de style. On accuse le style des étudiants, de sentir « plutôt le roman que la parole de Dieu m (Bourchenin, o. c, 393).
4. Méihode courte et facile du sieur Filz... Paris, V'« Thiboust et P. Ësclassan, 1685, in-8». Dib. Maz., 45253.
■que confirmer la méchante éducation, et pour apprendre à bien parler leur langue, ils étoient contraints d'oublier tout ce qu'ils en avoient apris. Mais aujourd'huy, Monsieur, ils pourront s'élever en même tems dans la connoissance du Latin et du François, et il ne tiendra qu'à eux de n'avoir plus la honte d'ignorer ce qui leur est le plus nécessaire de savoir ^ »
De tout cet ensemble de faits résultent, il me semble, des conclusions fort nettes. L enseignement du français finit par trouver dans ^ une partie des établissements d'éducation, une place au début des études. Mais les programmes les plus hardis l'abandonnent après les premières classes, dès que l'écolier entre en grammaire. On pressent à divers symptômes que cet état de choses va changer. Çà et là une porte s'entrebâille, qui ne sera plus fermée. Toutefois ce qui,^ avant 171 S, a passé par ces étroites ouvertures, est nul ou à peu près. Jusqu'à la fin du règne, renseignement de la langue française ne doit rien ou à peu près rien aux collèges soit universitaires, soit jésuites.
1. Let. du R. P. Lillemantà Filz, an sujet de sa méthode, le 27 avril 1669. C'est dans le même ordre d'idées que travaillera plus tard Gaullyer (1719).
Histoire de la Langue française. V.