‹ Histoire de la langue française (volume 4)Chapitre 61 sur 352 · Voir tome II, p · texte numérisé non relu

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1. Bib. Nat., F. 4423. Sur Textension de Tordonnance qui impose le français aux tribunaux ecclésiastiques, voir Durand de Maillane, Dict, de droit canon. Pans, 176U 4«, art. Idiome. Il donne les règles posées par Urunet en son Notaire Apostolique.

3. Il est intéressant de noter que le duc de Lorraine avait très anciennement édicté les mêmes règles : Le second registre du recueil des Lettres patentes (B. 2), conservé au Trésor des Chartes, contient (f* 12), sous la date du 26 janvier 1481 i;i482, n. s.) un mandement relatif à la langue française.

« Mandement aux président et gens des Comptes du Duché de Lorraine que doresenavant \\r. ne recevent plus les comptes du bailliaige d'Alemaigne en langaige aleman fors en franczoys ou en latin, et ce à commancer du premier jour de ce présent moys de janvier. Donné i Nancy le xvj* dudit moys mil iiij" iiij" ung. René. Par mons' le duc, etc., les seneschaulx de Lorraine et de Barroys, mess» Jehan Wisse, Mess* llardouyn de la Jaille et autres présens, Crestien. » (Communie, de M. Chapcllier,. Journ. de la Soc. d'arch. lorr.y Nancy, 1881, 9, p. 31-52].

çois'. » C'était déjà pour les Béarnais une nouveauté qui choquait leurs traditions et leurs préjugés, car pendant tout le xvi® siècle on écrivait encore souvent au souverain en dialecte béarnais et suivant un vieux dicton du pays, tout devait mal aller quand on serait obligé de parler français 2. Mais le Béarn venait d'être soumis par la force, toute souveraineté locale était abolie ; et le maintien de quelques privilèges réels devait sembler autrement important que la conservation du droit de plaider dans le dialecte local. Ce dialecte pouvait être cher à des indigènes longtemps constitués en Etats particuliers avec leurs droits propres. Toutefois, depuis longtemps, leurs maîtres, qui vivaient loin d'eux, ne le parlaient plus guère. Depuis Marguerite, la cour de Nérac était toute française'. La maison d'Albret avait préparé la fusion, avant le temps des « rois de France et de Navarre. »

En Navarre. — L'édit donna lieu à des protestations et à des plaintes. Comme les Lettres patentes du 19 octobre 1620 ordonnaient la réunion de la Chancellerie de Saint-Palay (Basse-Navarre) au Conseil ordinaire de Pau, pour former le Parlement de Pau, la Chancellerie de Saint-Palay rendit un a Arrest de partage » contre cette union, se fondant sur cinq motifs : 1** Pau était trop éloigné pour les Navarrais ; 2** « par l'Edict il estoit porté qu'on ne

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