Voyez ci-dessus, p. 28 et
2. I Pierre, m, 3: capiUalurœ (= B. N. 2; cf. lem.: capillaturse implicatio). — V. 14: in Ctirislo, cui est honor et, gtoria in secuta secutorum. Amen. — 11 Pierre, h. 4 : rugientibus. — 1 Jean, v, 7 : Quia très sunt qui teslimonium dant, .spiritus et aqua et sanguis, et très unum .sunt; sicut in celo très sunt, Pater Verimm et Spiritus, et très unum sunt. — II?., IG : roget pro eo (om. et dabit — mortem). Est enim peccatum.
122 SAINT-GALL ET l'iTALIE DU NORD.
livres étaient rares. La Vulgate y est représentée par un grand nombre d'extraits des divers livres de la Bible. Ces extraits suffiraient à nous faire voir que notre recueil a été formé à Saint-Gall, car le texte du discours de saint Etienne (Act., vu, 2-44 et 51-53, p. 526 et suiv.) y est exactement le même que dans le manuscrit 2, dans lequel nous avons reconnu l'autographe de Winitharius '. Le manuscrit se termine (p. 533) par un ordre de lectures bibliques très curieux.
Au milieu de ces textes nous trouvons des extraits de l'ancienne version, qui sont pour nous des textes inappréciables. Aux pages 11 à 24, c'est un sommaire du livre de Job, d'après la version ancienne, revue par saint Jérôme ; page 111, la généalogie d'Abraham, déjà connue de nous *, et qui se retrouve, avec diverses variantes, dans le manuscrit 49 de Saint- Gall. Aux pages 217-271, nous trouvons des extraits des cinq livres sapientiaux. Le texte des deux Sapiences paraît semblable à la Vulgate, quoique avec quelques variantes ; celui des trois livres de Salomon est, au contraire, un texte ancien. Il nous suffira, pour le moment, de dire qu'il se rencontre sans cesse avec les citations de saint Augustin, de saint Ambroise, de saint Jérôme, etc., et que c'est par conséquent un texte « italien ï.
De la page 271 à la page 414, nous lisons le livre de Job. Comme nous l'avons déjà indiqué % nous avons ici un nouveau manuscrit de la première version de saint Jérôme, laquelle n'est, selon toute apparence, qu'une révision de la version ancienne \ J'en citerai seulement quelques versets, avec l'interpolation qui est empruntée aux Septante :
Job, II, 7-9 : Et egressus diabuliis a facie Domini percussit Job vulnere possima (2® m. : pessimoj a pedibus usque ad capiid, *et tulit sibi testam ut raderet saniam, et ipse sedebat in stercore extra civitatem. ^Tempone vero multo interjecto dixit illi : Quodusqne sustinebis dicens : ecce expecto tenipore adhuc parvo sustinens spem sulutis mece. Ecce enim exterminata est memoria tua a terra, Hlii et niiaî, mei ventris dolores et gemitus, quos frustra portavi cum labore. Tuque ipse in putridine vermium sedis pernoctans sub divo. Et ego oberrans et deprecans de loco in locum et de doiiio in domura, expectans quaiido sol occidat et requiem habeam laboruni et gemituum qui me nunc angunl. Sed die aliquod verbum Domino et morere.
Cet ancien texte du livre de Job n'est pas complet. Avec la page 398, qui est un verso, l'écriture change. L'ancien texte est interrompu au milieu d'un mot, dans le verset 15 du chapitre xxxviii: AiU venisti ad fou (p. 398) Numquid ingressus es profiuida maris ? A partir de cet endroit,
1. Voyez particulièreuieut Act., vu. G: annis quadraginUs et seplcm ; S. Gall et 63: quadrintjinlis et septem. Cette faute doit provenir de et gentem, qui suit.