‹ Histoire de la Vulgate pendant les premiers siècles du moyen âgeChapitre 110 sur 340 · Mon. Germ., Scr/pf. t. Il, p · texte numérisé non relu

Mon. Germ., Scr/pf. t. Il, p

3. Rettborjj, Kirchenge.'icliichte J)eutschfan(/s, t. Il, p. 113.

BOBBIO ET MILAN. i^l';

Gaule cisalpine : peut-être et sans doute parce que Vltala a été plus longtemps qu'ailleurs en faveur dans l'ancien diocèse d'Italie, dont elle porte encore le nom. Mais des manuscrits nombreux, dont. aucun n'est antérieur au x^ siècle, attestent la tradition des églises d'Italie et spécialement de celles de la province de Milan. Le très grand format, l'écriture, l'ornementation spéciale de ces manuscrits, où les tons verts et jaunes dominent, suffiraient à les réunir en un groupe distinct, et leur texte présente des. particularités qu'on peut dire nettement italiennes ou, mieux, milanaises'. Ce sont en effet les leçons du. texte même que pratiquait l'illustre légat de Milan, Pierre Damien ou Damiani (f 1072). Le plus ancien de ces beaux manuscrits (F) a conservé le Psautier « romain », ce texte antique qui est presque identique au texte de Vltala et qui est resté en usage à Rome jusque sous Pie V, à Venise, dans la chapelle des doges, jusqu'en 1808%: et dans l'église dé Milan jusqu'à ce jour. Le type de ces manuscrits milanais est, pour le savant Vercellone, un manuscrit de Sainte-Marie a ad Martyres », c'est-à-dire du Panthéon, qui a été donné par le cardinal Lanibruschini aux Barnabites de Rome et que Vercellone désigne par la lettre F. Il est, d'après notre auteur, du x® siècle.

Il faut énumérer brièvement les principaux de ces manuscrits italiens ou plus exactement, sans doute, milanais. J'ai déjà dit que tout leur extérieur, que les couleurs même dont ils sont décores suffisent à les rendre reconnaissables dès le premier coup d'œil.

Vercellone range à la suite du manuscrit F le manuscrit 4216 du Vatican (provenant du monastère d'Avellana), le manuscrit qu'il appelle V et qui appartenait également aux Barnabites de Rome (il n'est que du xiii^ siècle et c'est peut-être un texte mélangé) et un manuscrit donné en 18G0 au Vatican, qu'il désigne par X, qui provient de Todi et qui date du XI* siècle. Nous pouvons encore énumérer, parmi les plus beaux types de cette école, les manuscrits suivants : je les date approximativement, car il faudrait une grande habitude de la paléographie locale pour apprécier exactement la date des manuscrits italiens, et peut-être sont-ils plus rapprochés les uns des autres qu'il ne semble.

Venise lat. I (x^ siècle), provenant de Bessarion.

Genève 1 (x®-xi^ siècle), fameux manuscrit qui a été donné au chapitre de Saint-Pierre par l'évoque Frédéric (1031-1073).

Bibliothèque nationale 50 et 104 (xi^ siècle). Ce manuscrit porte le

t. Vercellone, qui a. le premier, groupé ces manuscrits, donne comme caractéristiques de leur texte les leçons suivantes : Ex., xxxiv, 28 : S'etH ergo lui cuni Domino Moyses (P. Damien, F V X de Vercellone, Venise, 1. I. Madr. A. 3. E. H. 8). — LÉv.,i IV. 2 : per igiiorantiam de hostia (P. Damien, F V .\. Madrid E. U. l. 8. Genève 1).

— Ib., XVIII, 17 : sororis uxoris tuse (P. Damien, F V X. Madrid E. R. 1. Genève 1).

— NuM., m, 45, à la fin : in prseceptis mets ambulent (P. Damien, F V X, Venise 1. I. Madrid E. R. 1. Genève 1).

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