Comparez ci-dessus p
2. Leçous (le Genève 1 et de B. N. ôO : Es., xiii, ô : Chalflr"^>'nm et Ihi')ylonis (voyez p. y4). — .lÉii., xxv, 2S : Dju^ /va?/ (= Tliéod. B. N. 0**. 1 IJO >**). — Ez.. XXI, 29 : i\oii est denvMunii, ete. (^ Tliéod*.). — Daniel est divisj en visions, à peu près comm^vdans Theodiilfj. Un r.Muiir.i.n dans B. N. ,)0, à Ez. x\xii. 10, d mx intorpolalions aecuni.dé^'s : orore nhnio fo-ini la'iun^ .<iiip:u' te, cuin cecidjriaf riilntra'i fui (ee mot est firalté) fn nicJii) lerra\ ait Doiiumts Dcwi, pop'ir univrrsas iniijuilates quas opaiuliis es. Ces derniers mots sont répétés au v. 8.
IJOBBIO ET MILAN. 143
autres parties, les textes auxquels le texta italien ressemble le plus sont ceux du midi de la France '. Il y a donc lieu de penser que le texte italien, qui du reste n'est aucunement un bon texte, tire sés origines du midi de. la France ou que du moins c'est des textes de ce pays qu'il se rapproche le plus.
Les hautes vallées des xVlpes ont quelquefois conservé des textes fort anciens et fort rares. Je ne quitterai pas la province de Milan sans dire qu'il se trouve à l'Ambrosienne (E. 53 inferior) un manuscrit mutilé et en partie dévoré par les intempéries, qui a été vendu en 1776 par l'église de Biasca, dans la haute vallée du Tessin. L'écriture paraît du x° siècle. Bien des traits singuliers, en particulier des sommaires très rares et qu'on ne retrouve nulle part, attirent notre attention sur ce manuscrit. Je ne m'arrête pas à son texte, qui pourrait prêter à plus d'une remarque*. Ce manuscrit a sauvé de l'oubli un texte absolument inconnu, la traduction latine de l'Epître apocryphe des Corinthiens à saint Paul et de la troisième Épître, également inauthentique, de l'Apôtre aux Corinthiens \ J'ai cité cet exemple pour montrer que les montagnes ont encore des retraites et des cachettes pour les textes inédits et précieux.
t. Leçons de Genève 1 : Luc, xxui, 15, 2® m.: remisit illum ad vos. — Act., IX, 5*: Qui tremens et horrore (B. N. 104 : terrore) percuisus in eo quod factum erat (104 :fuerat,). — Rom., xiu, 9* : noa concuplsces rem proximi tut (= 104*).
— I Cor., II, IG*: nisi spiritus Domini. — Gal., v, 7, 2*^ m. : nemini coiiseaseritis (=: 104). — I Tim., ii, 6* : teniporibus suis dalum est (104 : conjirmatum est lemporibus suis). — I Jean, v, 7* : Quia très suiit qui testimonium dant (101 : iti terra), spiritus et (om. 104) aqua et saiiguis et très uiium sunt; et très (104 : suiit qui) testimonium psrhiôent in cselo, Pater, Verbum et Spiritus (104 : saiictus), et très uiium sunt. — Apoc, xvi, 7 : audivi alterutn dicentem (= 104).
— XXII, 21 : om. vobis amen (=: 104).
2. Le texte des Actes est identique à celui que nous avons trouvé dans la grande bible française, B. N. 93.
3. M. E. Bratke vient de retrouver un autre texte latin de ces apocryphes dans un manuscrit du xiii® siècle, Laon, 45. (Voyez T/ieol. Literaturzeitung, t. XVII, 1892, col. 585).