Cav. sem. lol\ Cf. B. iN
3. Voyez pourtant, Act., iv, 18, homhiibus pour omntàiis. CV\st chose rare de trouver dans le manuscrit de Mesmes des fautes grossières, telles que II Tim., i, 13 : Fonnaui liabcs aunnnnn verhonon, pour liahc sanonim. Cette faute n'est pas la seule (|ue Ton relève à cet endroit dans les manuscrits, Berne A. 0 : lnihcs sanonim; amOslr. Met/, 7. B. N. 342. 11533. Genève 1 : habcns sanonnn. l^.f. p. 139.
sommaires (ceux des livres des Rois, des Cliroiiiques, d'Esdras et des Epîtres de saint Paul, en particulier) paraissent empruntés à des manuscrits espagnols ; le Codex Toletanus et le deuxième manuscrit d'Alcalâ sont, ici encore, les plus rapprochés de la bible de Théodulfe. D'autres fois le modèle paraît fourni par les manuscrits du Midi : la division des livres d'Esdras est la même que nous retrouvons dans le manuscrit 350 de Lyon, et pour la Genèse, notre manuscrit marche seul avec deux importants manuscrits, B. N. 10 et Mazarine 6, dont le premier au moins est méridional. Mais certains livres ont des sommaires d'un caractère tout différent. C'est ainsi que les sommaires du Pentateuque, sauf la Genèse, de Josué et des Juges ne se rencontrent presque nulle part ailleurs, sinon dans le Codex Amiatinus. D'où vient ce rapprochement qu'il nous semble remarquer entre la bible de Théodulfe et ce texte copié en Northumbrie? Faut-il croire que les textes anglo-saxons ont trouvé le chemin d'Orléans aussi bien que celui de Tours? La chose n'aurait pas de quoi nous surprendre, étant données les relations, à ce moment affectueuses, de Théodulfe et d'Alcuin. Mais pourquoi cet éclectisme, et quels motifs ont pu déterminer Théodulfe à préférer d'autres usages à ceux de son pays? Ce n'est pas en ce moment que nous pouvons répondre à cette question.
Nous allons étudier successivement le texte biblique dans les divers groupes de livres de la bible de Théodulfe. Nous parlerons d'abord uniquement du texte de la première main.