‹ Histoire de la Vulgate pendant les premiers siècles du moyen âgeChapitre 126 sur 340 · Épîtres catholiques · texte numérisé non relu

Épîtres catholiques

Dans les Épîtres catholiques, nous trouvons également le texte le plus mélangé :

I Pierre, i, 14 : non figurantes vos illis prioribus {non configurantes, etc. : q. toi. cav. Berne A. 9. Puy; non figurati, etc. : Mun. 6230**).

m, 3 : capillorum inplicatio (=: q. toi. cav. complu harl. B. N. 254. 321*).

Ib., 15 : de fide quœ in vobis est et spe (toi. cav. harl. B. N. 254. 309. 315 : de fide et spe quœ; fide et spe : B. N. 321** ; spe et fide : dem. B. N. 140; spe et fidei : B. N. 11533*).

IV, 4 : In qiio peregrinantur (B. N. 4**. 7. 321*. /ew. Berne A. 9. Genève 1. add. 11852*. S. Gall 83. Mun. 6230).

Ib., 12 : expavescere, pour peregrinari [= q. toi. cav. conipl^. harl. lem. BerûC A. 9. B. N. 321*).

Ib., 17 : Quoniam tempus incoationis judicii (= q. toi. cav. coinplK B. N. 321*).

y, 3 : sedfonnœ estote [formse : S. Gall 907. B. N. 254. 321*; estote : h).

II Pierre, i, 14, à la fin : per revelationeni {■= arm. dem. B. N. 321*), Ib., 16* : JSo?i enim commentitias fabulas (= h. toi. cav. B. N. 321*).

n, 4 : sed carceribus caliginis inferi retrudens tradidit in judicium cruciatus reservari {=■ Berne A. 9 \cruciandos']) .

I Jean, ij, 17, à la fin : sicut et Deus manct in œternum (= Augustin. B. N. 11505**; toi. : quomodo Deus, etc. ; B. N. 321* : quomodo et Deus, etc.).

lY, 3* : Et hic est illius Antechristi, quem audistis, etc. (= s. palimpseste de Léon. cav. B. N. 321*).

/6., 8 : Qui non diligit fratrem suum non habet caritatem et non novit, etc. (= Berne A. 9. B. N. 11505**).

V, 6 : per aquani et spiritum et sanguinem (cf. p. 98).

Ib., 7* : Quia très sunt qui testimonium dant in terra, spiritus aqua et sanguis, et très unum sunt; et très sunt qui testimonium dicunt in celo, Pater et Filius et Spiritus sanclus, et hi très unum sunt (cf. B. N. 252 [quoniani]. BodI. aucl. E. inf. 2 \Jii très... dant] et versions provençales \it.])^.

Ici encore, l'élément local est tellement prononcé, qu'il ne peut y avoir de doute. Notre texte est espagnol d'origine, mais il est né entre les Pyrénées et le Rhône et son meilleur témoin est un manuscrit copié non loin de Carcassonne.

1. Dicunt est espagnol et méridional; Fitius est rare : on le trouve encore dans Cassiodore, dans le manuscrit Glermont 1 et dans la bible de Souviguy, ainsi que dans la version vaudoise.

Quant au texte de l'Apocalypse, il paraît assez bon et il ne semble pas avoir rien d'espagnol.

En un mot, la bible de Théodulfe, considérée dans le texte de la première main, est espagnole dans sa disposition extérieure, mais son texte est tellement inégal qu'il n'est pas possible de croire qu'elle ait été copiée sur un seul original. Les livres des Rois, les Épîtres de saint Paul, les Actes et les Épîtres catholiques en sont les seules parties dont le texte puisse être dit espagnol, et dans presque tous ces livres, le texte espagnol n'est arrivé à Théodulfe que par le Languedoc. Le texte des Évangiles est irlandais ou plutôt anglo-saxon, et tel qu'on le copiait généralement, au nord de la Loire, entre le viii® et le ix*" siècle. La bible de Théodulfe, dans son texte primitif, est une bible mêlée, comme devait être un manuscrit copié, vers le commencement du ix^ siècle, sur la frontière entre les pays du Nord et ceux du Midi, par un prélat né en Septimanie, terre gothique.

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