‹ Histoire de la Vulgate pendant les premiers siècles du moyen âgeChapitre 127 sur 340 · CORRECTIONS ET VARIANTES · texte numérisé non relu

CORRECTIONS ET VARIANTES

La Bible n'est pas sortie des mains de Théodulfe telle que nous venons de l'étudier. Entre les lignes et sur les marges, on remarque, dans le manuscrit de Mesmes, un grand nombre de corrections et de variantes d'une écriture plus fine encore que celle du manuscrit, paraissant différente de la première, mais certainement contemporaine. Les passages condamnés par le correcteur sont généralement exponctués, quelquefois barrés, une seule fois (Jos., xxi, 36) placés entre deux astérisques. Les variantes de la marge sont précédées des signes a., al. (une fois, II Rois, x, 19 : alihi\ s. {sive)y ou de deux traits verticaux (c'est-à-dire, peut-être : II) ; le signe al. et les deux traits sont quelquefois joints ; un même mot a souvent plusieurs variantes. On rencontre en certains endroits, pour introduire ces variantes, un obèle ; deux variantes (I Chron., vi, 8, et Sir., i, 33) sont placées entre les lettres h p (hxc pone) et sr {sequitur)'^ \ la marge porte le renvoi hrà{lisec désuni). Ces corrections et ces annotations, sans être de la main de Théodulfe, représentent certainement, avec la disposition générale du manuscrit, la part de l'évêque d'Orléans dans l'établissement de sa bible. Nous devons donc les étudier avec attention.

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