Pentateuque
Les corrections et les exponctuations, dans la Genèse, ont presque toujours pour effet de remplacer une mauvaise leçon par le bon texte. Je ne citerai, parmi les bonnes leçons de la seconde main, que les quatre suivantes :
Gex., XV, 18 : Jliivium magmim, Jlumen Eaphrateii [■= cim. ottob., ut. vid.).
XVI, 15 : cm. Agar (= a)n. Tours 10. vall. paul. B. N. 1. 3. 93**. 11504*. 11533. Monza. Pent. de Tours).
XYiii, 28 : om. quadraginta [= am. Mordr. B. N. 1*. 3. G*. 11504*. Genève 1**).
XXIV, 24 : filii Melchœ, quem peperit Nahor (= am** . ottoh.).
Si, dans un petit nombre de cas, le texte rétabli par la seconde main n'est pas celui des meilleurs manuscrits, il est encore celui du groupe des manuscrits alcuiniens. Presque toutes les corrections que j'ai relevées sont conformes aux textes de l'école de Tours. 52 sur 59 se retrouvent dans le Codex Vallicellianus, et 55 dans la première bible de Charles le Chauve.
Les variantes marginales, au contraire, sont prises de plusieurs mains. Je vais m'efforcer de les grouper d'après leur caractère et d'après leur origine :
1° Le plus grand nombre (soit environ 45 sur 79) donnent le texte du groupe alcuinien. Elles sont introduites tour à tour par les signes a., aL, s. et Jl ; quatre fois les signes al. et //, s. et al., sont réunis pour la même variante. Ces leçons ne sont pas toutes bonnes. J'indique dans une note quelques-unes de celles qui ne sont pas dans le Codex Amiatinus\
S'' Un petit nombre de ces variantes se retrouvent dans de bons manuscrits, mais non dans les manuscrits alcuiniens ; elles sont marquées a., al. ou s., l'une (xxiv, 24) : s. al. ^
3° Quelques-unes au contraire ont un caractère nettement espagnol :
IX, 21 : nudatus jaciiit (=^ toi. cav., textes du xiii° siècle).
X, 23 : Gothor et Mosoch (= toi. seul).
xn, 16 : et familim {■= toi. F. B. N. 45*. 11504*).
xvni, 2 : occiirrit (= cav. seul).
Ib., 4 : sub arbore hac {= toi. seul).
XXX, 32 : furvum {= ottob. toi. cav. F, B. N. 45).
Ib., 37 : plataninas (= toi. seul).
xxxiv, 8 : animas (= toi. seul).
XXXV, 19 : al. hsec est s. (sic) quse dicitur {toi** : hase est quœ ducit).
XL VII, 15 : defecissent emptores pretio [toi. : defecisset emptores pretio).
Ces leçons sont également marquées, tantôt a., tantôt s.
4° Enfin un assez grand nombre de variantes, marquées indifféremment al, a. ou s. (une fois s. al., une fois s. //), ne se rencontrent nulle part et paraissent mauvaises ; quelques-unes sont simplement le renvoi à la marge d'une leçon exponctuée dans le texte. J'en citerai trois seulement dans une note ; les autres ne semblent pas présenter beaucoup d'intérêt \
Ainsi, dans la Genèse, Théodulfe semble avoir mis à profit, pour enrichir sa collection de variantes, au moins quatre textes différents; l'un était un texte espagnol, un autre a peut-être été un texte alcuinien.