‹ Histoire de la Vulgate pendant les premiers siècles du moyen âgeChapitre 138 sur 340 · Voyez plus haut. p · texte numérisé non relu

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2. C'est également la leçon des manuscrits B. N. 11504 et 11533. Berne A. 9'

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cantiques, de Job, des Machabées et de Tobie : cet ordre n'a rien à faire avec celui de Théodulfe. L'ornementation de ces deux volumes est élégante, et dans le style ordinaire des manuscrits des bords de la Loire. Le livre de Job est écrit en versets, ou plutôt en lignes inégales. Le Cantique des cantiques a les rubriques ordinaires'. A quelques exceptions près% le texte paraît être celui de Théodulfe, mais il suit tour à tour la première et la seconde main. Du reste, ces ressemblances de détail ont peu d'importance dans un manuscrit qui a abjuré les signes extérieurs les plus visibles de la recension de Théodulfe.

Ce n'est pas de Fleury que nous viennent les copies les plus exactes de la bible de Théodulfe.

M. Delisle a comparé avec les bibles de Théodulfe un manuscrit qui, du temps de Martianay, portait le numéro 9 à Saint-Germain-des-Prés. Robert Estienne le désigne par le signe « Ge. p. », ce qui signifie S. Germant exemplar parvum. Il porte le numéro 11937 au fonds latin de la Bibliothèque nationale. Il est écrit d'une écriture fine du w" on du commencement du ,x^ siècle. Il est mutilé et ne comprend qu'une partie de l'Ancien Testament. Comme M. Delisle l'a fait observer, c( l'écriture de ce manuscrit se rapproche assez de celle des deux bibles de Théodulfe pour qu'on puisse affirmer que le copiste du manuscrit de Saint-Germain avait sous les yeux, sinon l'une de ces bibles, au moins un exemplaire analogue ». En tête du livre de Job, nous reconnaissons le cercle caractéristique des nianuscrits de Théodulfe, avec l'inscription : ExpUcit sccundus ordo propheticus. Incipit lertkis ordo agiograforum. Le manuscrit de Saint-Gei'main est, pour l'extérieur, un type achevé de bible Ihéodulfienne. Il semble également avoir été copié sur le texte de ThéoduKV, mais avec une certaine négligence.

Il n'en faut pas plus que la description très exacte que M. Delisle a donnée de ce manuscrit pour nous assurer qu'il est copié sur le manuscrit de Mesmes. Quant au détail du texte, nous n'avons rien à ajouter à l'étude que M. Delisle en a faite. Il nous suffira de dire que notre manuscrit reproduit, indifféremment et sans raison apparente, tantôt le texte de la première main de la bible de Théodulfe, et tantôt celui de la seconde main ou les variantes de la marge. Je n'ai remarciué qu'un seul passage (l'interpolation de Jér., xi, G) qui soit omis dans ce manuscrit sans qu'il ait été exponctué dans la bible de Théodulfe. Nous trouvons, Ez., xxi, ^9, l'interpolation caractéristique des textes théotluUiens. Les sommaires des divers livres de la Bible sont ceux de Théodulfe, mais les divisions du

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