‹ Histoire de la Vulgate pendant les premiers siècles du moyen âgeChapitre 148 sur 340 · Voyez plus haut. p · texte numérisé non relu

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2, Manuscrit 743 de Vienne. Voyez la page citée ci-dessus.

datos; quia sœpC; dum beue aliquid Deum rogare cupiunt, sed per inemendatos libros, maie rogaut. Et pueros vestros noa siuite eos vel legendo vel scribeudo corrumpere. Et si opus est Evangelium, Psalterium et Missale scribere, perfectae œtatis homines scribant cum orani diligentia'.

Ce texte important montre combien la pureté des textes sacrés tenait à cœur à Charlemagne. On cite souvent, comme confirmation de ce capitulaire, un décret de la collection de Benoît le Diacre, mais ce recueil est plus que suspect et Pertz classe le décret dont il s'agit parmi les spuria. Nous en donnons les termes à titre de renseignement :

Volumus, et ita missis nostris mandare prœcipimus, ut in ecclesiis libri cauonici veraces habeaiitur, sicut jam iû alio capitulari sœpius maudavimus -.

Au reste la législation carolingienne tout entière s'est approprié la pensée du chef de la race. Dans un capitulaire d'Aix-la-Chapelle, daté de 817, Louis le Débonnaire répète les mêmes prescriptions :

Et ut operam dent quatiuus prcsbyteri Missalem et Lectionnarium, sive caeteros libelles, bene correctes habeant \

Ce ne sont là que des prescriptions générales, ou qui s'appliquent à des livres de chœur et à quelques parties de la Bible seulement. Nous trouvons, dans un capitulaire antérieur au couronnement de Charlemagne, la preuve de ce fait, que la réforme prescrite à Aix-la-Chapelle a dû s'appliquer à la Bible entière et que l'œuvre de correction du texte biblique n'a pas tardé à être mise à exécution.

Le capitulaire auquel nous faisons allusion est destiné à recommander l'édition corrigée de l'IIomiliaire qui avait été confiée à Paul Diacre. L'empereur y déclare qu'il s'applique à réformer toute la littérature ecclésiastique et qu'il tient à donner l'exemple du culte des « arts libéraux ». Depuis longtemps déjà, il a « corrigé exactement, avec l'aide de Dieu, le texte de tous les livres de l'Ancien et du Nouveau Testament ». A l'exemple de Pépin son père, qui a enrichi les églises de la Gaule par l'introduction du chant romain, il s'occupe de leur faire don d'un recueil de leçons bibliques, et il veut aujourd'hui leur donner un choix de sermons pour l'année entière, car c( il ne peut supporter que, sous son règne, les leçons sacrées qu'on entend aux saints offices soient déparées par des solécismes mal sonnants ».

Igitur, quia curoe nobis est ut nostraruni ecclesiarum ad meliora semper proficiat status, oblitteratam penc majoriim desidia reparare vigilanli studio satagi-

1. Mon. Germ., Loges, l. l. p. 63, c. 71; B;iln/(\ Capilitlar/a, t. I, col. 237; cf. col. 7I/i.

2. Capilulamtm l. VI, c. 2S0. nalii/o, t. l, col. 071: IVrl/.. Loges, I. II. p. S7.

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