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mus ofTicinam, et ad pernoscenda studia liberaliumarliam nostro etiam quos possumiis imitamus exemplo.
Inter quce jampridera uaiversos Veteris ac Novi lustrumenti libros, librariorum iuperitia depravatos, Deo nos iû omnibus adjuvante, examussim correximus.
Acceusi prœterea venerandœ mémorise Pippiui geuitoris nostri exemplo, qui totas Galliarum ecclcsias Romauee traditionis suo studio cautibus decoravit, nos uiliilominus solerti easdem curamus intuitu preecipuarum insignire série lectionum.
Deinde, quia ad nocturnale officium conpilatas quorundam casso labore... repperimus lectioues..., non sumus passi nostris in diebus in divinis lectionibus inter sacra officia incoDsonantes perstrepere solœcismos, atque earundem lectionum in melius reformare tramitem mente intendimus, idque opus Paulo diacono, familiari clientulo nostro, elimandum injunximus...
Nostra eadem volumina auctoritate constabiiimus vestrseque relig'ioni in Cliristi ecclesiis tradimus ad legeudum.
A quelle date faut-il placer ce décret, qui suppose que la correction de l'Ancien et du Nouveau Testament a déjà été tentée? Pertz le datait de 782. Jaffé évite de préciser aucune époque et il dit simplement : entre 782 et 800. M. Boretius place le décret entre 786 et 800 ', et M. Corssen entre 786 et 789-. Il est antérieur à l'an 800, puisque Charlemagne n'y porte pas d'autre titre que celui de roi des Francs et des Lombards et de patrice des Romains. D'autre part, il n'est pas plus ancien que l'année 786, puisqu'il accompagne l'Homiliaire de Paul Diacre, que l'on croit écrit au Mont-Cassin, s'il est vrai, comme la chose est admise % que Paul Diacre soit rentré avant 787 dans ce couvent. Il semble même postérieur au 23 mars 789, date du capitulaire d'Aix-la-Chapelle, car il s'agit ici de la mise à exécution des mesures décrétées à Aix-la-Chapelle, et la réforme annoncée en 789 semble déjà fort avancée. Si, par la correction de la Bible qu'il déclare avoir déjà achevée depuis un certain temps, Charlemagne entend l'œuvre confiée à Alcuin, le capitulaire est probablement postérieur, et de plusieurs années, à cette époque ; mais nous n'avons pas le droit de tirer cette conclusion. En effet, rien ne nous assure que d'autres personnages, attachés à l'école palatine ou à la cour du roi des Francs, n'aient pas travaillé, avec les encouragements du prince, à l'établissement d'un bon texte de la Bible. Nous avons conservé quatre volumes d'une bible écrite avant 781, avec soin et même non sans luxe, par ordre de Mordramme, abbé de Corbie, et dont le texte semble assez pur'. Il n'y a sans doute aucune raison de penser que Mordramme ait accompli son œuvre sous l'impulsion de Charlemagne, mais il suffit qu'un travail sérieux ait été entrepris, dans la première moitié du règne de ce grand