Poetœ latini, t. I. p. 285. C. LX.VL i
4. Gallia christiana, t. IX, col. 513. Mabillon, .1.1. SS. 0. S. D., t. IV, p. 331.
comme l'église de Gerfridus. Il n'y a pas de doute que la bible copiée par ordre d'Alcuin n'ait été commandée par l'évêque de Laon.
Une autre bible complète a été copiée par les soins d'Alcuin pour le compte d'une c( servante de Dieu » nommée Ava:
Hune ancilla Dji jara jusserat Ava libellum Scribere prsemagno Doraiiii deducta timoré...'
Un vers commun au poème qui ornait la bible de Gerfredus et à celuici, et qui est plus correct dans la bible d'Ava, peut faire supposer que le manuscrit d'Ava a été copié après celui de Gerfridus. Ava est nommée par Alcuin lui-même dans une lettre à Gisèle, écrite avant le couronnement de Charlemagne^ 11 y a donc quelque raison de penser que ces bibles destinées à Gerfridus et à Ava ont été copiées vers le même temps que la bible offerte à Charlemagne à la fin de 801. Nous aurons à examiner plus tard si le beau manuscrit des Évangiles qui est conservé à Trêves, où est inscrit le nom d' aAda ancilla Deiî> et dontla dédicace en vers présente des rapprochements frappants avec les divers poèmes d'Alcuin, n'a pas été écrit vers la même époque. 11 nous faut en ce moment passer en revue les poèmes d'Alcuin, destinés à accompagner la Bible. Les plus intéressants pour notre étude sont ceux où se trouve le nom de Charlemagne et qui ont dû accompagner des exemplaires offerts à l'empereur
La bible de la Vallicellane contient, à la suite de l'Apocalypse, une sorte de recueil de poèmes dont quelques-uns sont reproduits dans d'autres manuscrits \ Le premier commence par ces vers bien connus :
Nomine pandecten proprio vocitare mémento
Hoc opus sacrum, lector, in ore tuo, Quod nunc a multis constat bibliotheca dicta.
Il se termine ainsi :
Mercedes habeat Ghristo douante per sevum Tôt Carolus rex, qui scribere jussit eum.
Plus loin on lit la signature d'Alcuin :
Pro me, quisque legas versus, orare mémento. Alchuine dicor ego, tu sine line valc !
Aussitôt après se lit une pièce de quatorze vers, qui doit être citée en grande partie :
Non ego parva tuis, roctor, munuscula gazis Infero, persona sit mca. parva licet,