‹ Histoire de la Vulgate pendant les premiers siècles du moyen âgeChapitre 160 sur 340 · B. x\. 45 et 93. 11504 s · texte numérisé non relu

B. x\. 45 et 93. 11504 s

Job et de la série des livres historiques qui commence avec les Clironiiiues et finit avec Estlier, sont précédés de sommaires. Le Cantique des Cantiques n'a de sommaire dans aucun manuscrit et n'est jamais divisé en chapitres. Les sommaires des Evangiles ne se retrouvent dans aucun manuscrit ancien, sinon dans le Codex Amiatlnus et dans le groupe northumbrien ; il y a également accord avec le Codex Amiatimis pour les sommaires des Rois et des Épîtres de saint Paul. Le plus souvent le Codex Vallicellianus est suivi par la deuxième bible de Charles le Chauve (B. N. 2), le plus souvent aussi il diffère, à l'égard des sommaires, du groupe des manuscrits de Tours; dans l'Apocalypse, il est presque seul avec le manuscrit B. N. 2 et avec trois manuscrits de l'école de Tours, dans les Épîtres catholiques, avec le manuscrit B. N. 2 et avec le Codex Paulinus, dans les Actes, avec le même manuscrit B. N. 2 et avec les manuscrits du nord de la France. S'il fallait essayer de tirer de l'étude des sommaires bibliques, quelque induction pour l'origine du Codex Vallicellianus ou de son texte, nous dirions qu'il semble qu'on y retrouve deux courants, l'un anglo-saxon et l'autre qui représente la tradition du nord de la France, spécialement de Corbieet de Saint-Vaast.

Les indications stichométriques du Codex Vallicellianus soni dinciennes et de bonne nature. Elles sont généralement d'accord avec celles des manuscrits de Tours en même temps qu'avec la plus ancienne autorité en cette matière, avec le catalogue publié par M. Mommsen. Lorsqu'il y a des lacunes dans le Vallicellianus, elles lui sont communes avec les manuscrits du nord de la France (B. N. 11504 s. et 11532 s.). Deux ou trois fois notre manuscrit marche presque seul, une fois il est seul à conserver la bonne leçon, plusieurs fois il tombe en cette faute, qui est celle de beaucoup de manuscrits, d'écrire l pour le signe de cinquante. Quoique la slichométrie du Codex Vallicellianus soit à fort peu de chose près celle des manuscrits de Tours, il nous semble qu'à cet égard aucun des deux types ne dépend de l'autre.

Le texte biblique contenu dans notre manuscrit présente le plus vif intérêt. Nous étudierons successivement, à cet égard, quelques-uns des livres de la Bible, nous bornant à donner des lumières sur les autres.

Le texte du Pentateuque est remarquable par les excellentes leçons qui y sont conservées. C'est ainsi que la première main avait, on n'en peut douter, dans Gen., m, 15, la leçon : ipse conteret caput tuum '. Ce n'est pourtant pas un texte pur, car nous y rencontrons un grand nombre de leçons singulières, quelquefois uniques % d'autres fois suspectes à cause (le leurs autorités, ou qui sont plus répandues sans peut-être être meil-

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