‹ Histoire de la Vulgate pendant les premiers siècles du moyen âgeChapitre 169 sur 340 · Voyez plus haut, p · texte numérisé non relu

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3. Cette belle image doit être comparée \\. celles, toutes semblables, que Ton voit dans le manuscrit de saint Gauzelin et dans les Évangiles de Saiat-Emmeran.

208 ■ ALCriN ET LES BIBLES DE TOURS.

nom de Biblla CaroUna. Le titre de l'Kpître à Paulin, qui est copiée en tète de la Bible, est écrit alternativement en rouge et en or sur pourpre. Cette Épîlre commence par un bel F à entrelacs, avec des becs d'oiseaux, dans le genre des manuscrits de Tours, orné d'un vase pendant, et peint en argent, en vert, en rouge et en jaune. Dans l'initiale de l'Exode, on remarque des grues dans le genre des manuscrits de Tours. Les canons des Evangiles sont inscrits sous de belles arcades, dans le style de Tours (le jaune vif et le violet dominant). Tous les genres d'écriture sont représentés dans ce manuscrit, la capitale dans les titres, la capitale rustique dans les vers, écrits alternativement en rouge et en noir : lu hoc quinr/ue libri...., l'onciale et la semi-onciale aux endroits usités et la minuscule dans le reste.

Comme je viens de le faire remarquer, les vers bien connus d'Alcuin : In hoc quinque libri..., sont copiés à la suite de l'Épître à Paulin. Les sommaires sont, à peu de chose près, ceux des autres manuscrits de la même famille '. La seule différence importante consiste en ceci : les Épîtres de saint Paul représentent une édition différente à tous égards, tant pour les sommaires que pour le texte, du plus grand nombre des manuscrits du même ordre. Ce n'est que lorsque nous aurons achevé l'énumération et la description des manuscrits que nous aurons profit à étudier de près ces différences. En général, le manuscrit de Zurich semble à tous égards plus rapproché de celui de Bamberg.

Le manuscrit 3 et 4 de la bibliothèque de la ville de Berne porte, au commencement et à la fin, la signature de Bongars. 11 n'est pourtant rien moins que probable qu'il provienne de Fleury, comme le plus grand nombre des manuscrits du célèbre diplomate français. Deux notes qui se lisent dans ce manuscrit pourront nous donner quelques indications sur sa provenance. Au folio 54 v° du tome II, après le livre d'Esdras, on lit, d'une écriture qui parait du x'' siècle, le catalogue de la bibliothèque (ruii couvent :

Auctores liujus monasterii : Yirgiliiis. Boetius. Sicliemacliia... Waltariuni. Esopum. Albiuum. Zamaracdum.. . Alquiuum... Fisiologus... Vita S. Medardi... Tassio S. Quinlini... De revelatione capiti S. Joliannis... Passio S. Lantberti-.

Il suffit des noms des saints dont les actes sont énuuiérés plus haul, et qui sont les seuls nommés pour que nous soyons assurés cpic notre manuscrit était, au x° siècle, dans une abbaye du nord de la France. D'autre part on lit, sur la marge du folio 164 v" du tome I", un catalogue de rc-

1. Le sommaire de saint Matthimi : De naf/rifafc I). .Y. in Bclhlccm Ju(l;r.., ne se retrouve, sous cette forme, que dans la bible de B.Tue et dans le manuscrit Hari.

'2. Une main qui paraît dater du x*^ au xi" siècle a ajouté divers titres de livres. Ce texte a été publie i)ar M. llageu dans les Jahrbadwr Jur c/assisdic rhiloloijic, t. .W, ISGD. p. 510.

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