Ce dernier nom est barré et exponctiié
2. La Concordia epistolarum Pauli apostoli se trouve encore dans les manuscrits am.fuld. B. N. 1. 2. 3. 250. Grandv. paul. Bâle B. I. 6. Mun. 4577. 6229, etc. Commencement : De unitate ecclesiae. 56 paragraphes.
3. Titre: De his quœ aliquid epistalis repetit et aliquoties comprehendit . Comaiencenient : De Domino J. C, quodest Deus. 99 paragraphes, dont le 44° est : De unitate. . •
mST. DE LA VULGATE. l4
premier feuillet, nous remarquons VIncipit de l'Epilre à Paulin écrit en capitale d'or sur bandes de pourpre, dans un cailre à entrelacs. L'initiale F, au folio 2, est dans le genre de l'école de Tours. Les premières lignes des divers livres ou des divers morceaux sont successivement enonciale d'or, en onciale noire, en une belle et grosse semi-onciale et en minuscule. Je ne décrirai pas en détail la riche décoration artistique de ce manuscrit. Les publications de AVcslwood, de M. Thompson et de M. Delisle suffisent à le faire connaître. Je dois pourtant faire remarquer la description fantaisiste de l'auteur bàlois dont nous aurons à parler tout à l'heure, de Speyr-Passavant. La première des quatre images qui décorent la bible de Grandval précède la Genèse ; elle représente la création et la chute. La deuxième est placée avant l'Exode. De Speyr y voit « Alchuin à longue et large barbe, recevant, d'une main qui sort d'une nue, le rouleau des lois; à ses côtés, Louis le Débonnaire, sous les traits d'un jeune homme en habit ponceau (signe de royauté)... Dans la partie inférieure, Alchuin (sous le nom de Moïse) offre sa bible à Charlemagne, tenant de la main gauche le bâton royal... On voit encore, derrière Alchuin, Louis le Débonnaire (sous le nom de Josué), portant le même bâton royal à deux fleurs de lis, comme second de la race... d En face de celte description, lisez celle de M. Delisle : « Le sujet est indiqué par l'inscription en capitale rustique :
Sascipit legem Moyses corasca Régis e dextra superi, sed infra Jam docet Ghristi popalum replet us Nectare sacro.
« En effet, nous voyons, dans le compartiment supérieur du tableau, Moyse recevant la loi de la main du Tout-Puissant, qui sort des nuages ; dans le compartiment inférieur, Moyse, assisté d'Aaron et de Josué, lit les articles de la loi aux fils d'Israël. » M. Delisle montre le même sujet traité exactement de même dans la première bible de Charles le Chauve, et presque de la même manière dans la bible de Saint-Paul hors les Murs. La peinture qui est en tête des Évangiles montre le Christ dans sa gloire, assis sur un globe, tenant un livre ouvert dans sa gauche et, de la droite, bénissant à la grecque ; dans le losange qui l'entoure, se voient les symboles des quatre évangélistes, et à l'extérieur les quatre grands Prophètes. Le tableau de la fin représente l'Agneau et le Lion de Juda, entourés des symboles des évangélistes et, en bas, une figure humaine assise et entourée des mêmes symboles. Pour M. de Speyr, « Alchuin h longue barbe reçoit les inpirations des quatre Evangélistes ». M. Delisle dépeint en un seul mot le manuscrit tout entier en parlant de sa «parfaite ressemblance avec la première bible de Charles le Chauve », et M. Thompson complète ce jugement en faisant remarquer que < l'exécution de la bible de Paris est de beaucoup supérieure à celle du manuscrit de Londres ». Quant au texte, tant dans les parties accessoires que dans le détail des leçons, nous