‹ Histoire de la Vulgate pendant les premiers siècles du moyen âgeChapitre 208 sur 340 · Voyez plus haut, p · texte numérisé non relu

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2. Omission de Matth., yi, 15 (unique). — 10., vu, 2 : remetietur (rare). — Ib., 5 : ecce primum trabem de oculo tuo eke (unique). — Ib., 10 : porrigit (= fuld. for. cf. big.]. — x, 10 : neque duas tumcas habeatis neqiie calciamenta habeatis (unique). — Ib. : dignus es (sic) enim operarius mercede sua (= anciens textes, Ada. B. N. 11957**; Harl. 2788 : mercede suo; gK B. N. 11957* : mercedem suam).

— XI, 21 : Corizaln (unique). — xiii, 32 : om. seminibus [item). — xiv, 34 : Genessar {it.). — XXV, 14 : sicut homo (,ui peregre proficiscens [it.). — xxvii, 46 : Heli Heli lema sebacthani [it.]. — Luc, ix, 3 : neque calciamenta neque peram [it.)

3. Matth., iv, 16 : inregione et umbra mortis [= toi* . cav. harl. mt. Grandv.).

— V, 33 : perjurabis (= cav. S. Gall. 51). — vi, 9 : cotidie [= toi. cav. S. Gall 51. lich. gai*, etc.). — Ib., 25 : om. phis (esp. irl. vall.). — vu, 11 : data [=big. mm. mt. bodl* . Grandv.). — viii, 3 : manum Jhesus (= toi. cav. for.). — Ib., 20 : nidos ubi requiescant (= toi.; ken. mm. : nidos ubi requiescunt) . — Ib., 26 : imperavit [= S. Gall. 51. vall.]. — Ib., 29 : perdere nos [= cav. ; arm. : perdere nos ante tempus hue ante tempus]. — x, 26 : reveletur... sciatur (cf. toi.]. — XIV, 22 : jussit (om. Jhesus) = sang. bodl. Âutun 3. 5. — xviii, 9 : unum oculum habentem [= toi. cav. sang. S. Gall 51. B. N. 17226. etc.). — xix, li : sinite parvulos venire ad me et non prohibete [= bodl. ken.]. — xx, 23 : e^ ad

= toi. cav. ept*]. — Ldc, i, 54 : memorari (= S. Gall. 51). — xiii, 35 '.déserta = gat.).

51 fois avec les Evangiles d'Ehbon ;

50 fois avec les Évangiles de Saint-Médard, et

42 fois seulement avec la première main du Codex Adœ.

On voit que les principales afiinités de notre texte sont avec le groupe des manuscrits en lettres d'or, puis avec ceux du nord de la France.

Le Codex Adae, ou Codex aureus de Trêves, est, de tous les manuscrits, celui dont le manuscrit d'Oswego se rapproche le plus. Ce manuscrit a été récemment l'objet d'une splendide publication. C'est d'après l'admirable volume que la Société d'histoire rhénane lui a consacré que nous parlerons de lui.

Le Codex Àdse est écrit entièrement en onciale et en minuscule d'or. Deux mains ont contribué h l'écrire. La première a copié les feuillets 6 à 38 v'' ' ; c'est à elle que l'on doit en grande partie les passages en écriture onciale. Jusqu'au folio 23 r**, il y a des cadres aux pages ; ces cadres sont préparés jusqu'au folio 38 v°. Le copiste de la seconde partie du manuscrit paraît être également l'auteur des nombreuses corrections que l'on remarque dans la première partie.

Il importe d'étudier de près l'écriture de l'un et de l'autre écrivain, en particulier dans la minuscule. L'écriture du premier copiste (je cite M. Menzel) montre, à côté de Va minuscule. Va ouvert lombard, formé de deux c, et même des a parfaitement fermés. L'N majuscule apparaît souvent dans le milieu des mots. On rencontre la ligature majuscule ou semi-onciale NT, de même que les ligatures minuscules re, rt et nt. Quant au deuxième copiste, il pratique Va minuscule, et l'^ fermé après Vr seulement; il fait usage des mêmes ligatures que le premier et en outre des ligatures ri et rr. La queue des r est plus allongée dans l'écriture de la seconde main.

L'onciale, qui appartient à la première main, montre dans la première page les A à boucle et ceux dont le jambage est formé d'un long trait accompagné d'un crochet, et d'autres encore où la boucle se termine en pointe. Je renvoie à M. Menzel pourl'énumération des autres caractéristiques de cette écriture.

La décoration est de toute beauté. Un cadre colorié, en partie composé d'entrelacs, borde les pages écrites par le premier copiste. Les initiales à ligature sont également ornées d'entrelacs ; elles reproduisent le type anglo-saxon. Les canons sont formés d'une arcature ; ils sont lourds, mais riches. Les figures des évangélistes sont le meilleur spécimen d'un type à part. Les couleurs en sont très vives. L'évangéliste, imberbe, est assis, écrivant, dans une niche ; il est surmonté de son emblème ; des figures d'animaux remplissent les angles supérieurs. Ce type, })lein de dignilé et de noblesse, se retrouvera dans le manuscrit d'Abbeville, dans celui de la bibliothèque de Harley, dans les Évangiles de Saint-Médard et dans le nia-

1. L'écriture du premier copiste s'arrête au milieu du verset i du eliapitre \\i.

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