G 'est- à-dire ad Deum
évangélistes sont entourées d'une bordure rouge vif; le dessin en est lourd et la couleur épaisse. M. Janitschek reconnaît dans saint Marc et dans saint Jean le type des mêmes évangélistes dans le manuscrit d'Ebbon. Saint Luc est pensif, il appuie le menton sur ses mains jointes. Les initiales ornées sont acccompagnées des premiers mots en majuscules d'or entrelacées. Nous comparerons tout à l'heure, à l'égard du texte, ce manuscrit aux Evangiles d'Ebbon.
M. Janitschek rapproche du manuscrit de Beauvais, mais à certains égards seulement, le manuscrit B. N. 265, déjà mentionné '.M. Corssen range également, à l'égard du texte, dans la même famille que les Évangiles d'Ebbon et que ceux de Beauvais, avec le manuscrit B. N. 265 qui vient d'être cité, les manuscrits B. N. 324* et Harl. 2797 ^ Ces trois manuscrits ne sont guère antérieurs à la fin du ix® siècle et nous pouvons nous dispenser d'en tenir compte en ce moment.
Les sommaires de nos deux manuscrits sont exactement ceux du Codex Adœ. Ce rapprochement est à remarquer, car le Codex Adse, qui est écrit de deux mains, a été compilé sur deux originaux différent \ Quant au texte évangélique, les collations de M. Corssen nous donnent les renseignements les plus abondants. Nous savons déjà que nos deux manuscrits forment famille avec les manuscrits chrysographiques et avec ceux de l'école franco-saxonne. Nous ne les comparerons donc pas avec les manuscrits de l'école de Tours. Si nous cherchons à poursuivre de plus près les affinités de l'un et de l'autre manuscrit, nous arriverons aux résultats suivants :
1° Les Évangiles d'Ebbon se prononcent (sur 269 passages comparés) :
72 fois contre la bible de Saint-Paul hors les murs ;
69 fois contre le manuscrit Harl. 2788 et contre les Évangiles de Lothaire ;
65 fois contre le deuxième copiste du Codex Adx ;
45 fois contre la deuxième bible de Charles le Chauve, et 44 fois contre les Évangiles de Saint-Médard et contre les manuscrits B. N. 257 et Lyon 357.
2' Sur le même nombre de collations, le manuscrit de Beauvais se déclare :
37 fois contre les Évangiles de Saint-Médard et contre la deuxième bible de Charles le Chauve ;