Baluze, Capitularia, t. II. col
2. Miaisterialis noster [et] Ubrarius [Gallia christiana, t. III, p. 491).
3. Gontimiation des Miracles de saint Benoît par Adolcriiis (Duchesue, t. III, p. 418):... cum evaiigeliorum textu, subtili operis diversitate fabricato.
HIST. DE liA. VULiGATE. 19
manuscrits en leltres d'or, qui sont aussi ceux des Évangiles d'Ebbon, du manuscrit de Beauvais et des Évangiles franco-saxons. Dans les Epîtres de saint Paul, le manuscrit B. N. 2 nous montre les sommaires ordinaires, mais divisés en un nombre moins élevé de chapitres. Cette division est celle d'un manuscrit copié à Corbie au ix^ siècle (B. N. H 533).
Nous devons ajouter que notre manuscrit n'a pas conservé les indications stichométriques qui se trouvent dans presque tous les anciens manuscrits.
Enfin nous trouvons dans ce manuscrit, en place des vers d'Alcuin, le poème de Théodulfe sur la Bible.
De ces remarques préliminaires paraît dès à présent résulter ce fait, que notre manuscrit a été compilé sur plusieurs modèles. Sa principale autorité était un manuscrit semblable au Codex VcilliceUianus; lorsqu'il se sépare du Vallicelliamis, c'est le plus souvent pour se rattacher au Codex Amiatinus; dans les Évangiles, son type est celui des manuscrits écrits en lettres d'or et de ceux qui ont été écrits dans la province de Reims.
Nous n'avons pas oublié que le texte du Codex Vallicelliamis a été introduit par Hincmar dans l'église de Reims, de même ([ue celui des Évangiles chrysographiques y avait été implanté par Ebbon.
L'étude détaillée du texte confirme ce caractère de compilation et de retouche. Nous pourrions citer plusieurs exemples d'interpolations déplacées ou même croisées, mais il faut ici de la prudence, car plusieurs de ces déplacements singuliers se retrouvent dans le Codex Vallicellianus '. Au reste, noire manuscrit ajoute à son modèle, et il a aussi, en propre, des interpolations voyageuses. C'est ainsi qu'on trouve, à la fin de I Rois, V, 9, une interpolation de trois lignes, qui a sa place ordinaire à la fin du verset G : El ehullierunt villœ et agri, etc. Cette addition égarée suit immédiatement une autre addition, celle qui est d'ordinaire à cette place, mais mutilée et embrouillée, et réduite aux mots : Fecerunlque Getlixi consilium.
On comprend qu'il est difiicile de mettre à sa place le texte de notre manuscrit. Les nombreuses citations qui en sont données dans les chapitres précédents m'épargneront de donner un choix de ses leçons. Le seul résultat que nous tirerions de cette étude serait peut-être de constater que notre texte est flottant entre le Codex Vallicellianus, dont il semble s'approcher le plus, et les manuscrits de Tours. En général, il parait ap- [)artenir à la même tradition que tous les textes qui proviennent, plus ou moins directement, d'Alcuin. En tous cas, le texte de Théodullc n'a exercé aucune influence sur lui. On peut dire que le texte de la deuxième bible de Charles le Chauve est un texte alcuinien de basse épocpu».
11 faut excepter de ce ([ui vient d'être dit le texte des Evangiles. Nous
f. Voyez, p. 1U9, JOO ol 2O05 la Itrcii tlt" Jici:s, \m, «J, do E/ , xwii, S il 10 cl do AcT., x.wiii. Ij.