De Jnstihilionr, mX (iai'el, p. ôiO
4. Nous ne uieiiliounous pas les divisions des Epitres, des Actes et de l'Apocalypse ((ue nous trouvons dans les Complcxionea de Cassiodore (|)ul)liées à la suite de VIstor/a fcnfnyica de Se. Maiïei, Venise. 17 i2. in-folio, V partie, p. 11.)), parce tpril ne seuddc i)as que ces divisions se retrouvent dans auciui uiauuscril de la Bible.
En troisième lieu, nous retrouvons dans saint Hilaire de Poitiers (f 3G0) ' un sommaire de saint Matthieu qui ressemble de près à ceux que nous ont conservés les manuscrits des textes dits a européens », c'est-à-dire à ceux mêmes dont saint Hilaire est une des autorités.
C'est à peu près à ces témoignages, du reste anciens et considérables, que se borne ce que nous savons, en dehors des manuscrits, sur l'origine et sur l'ancien usage des sommaires bibliques. Nous pouvons ajouter que Léon III, dans sa quatrième lettre à Charlemagne, fait allusion à la division d'Ésaïe qui nous a été conservée par le plus grand nombre des manuscrits, en particulier par le Codex Amiathius \ Enfin Tommasi cite plusieurs ordlnes Romani, dont l'un est du ix*' siècle, et où il est fait allusion aux divisions de la I" Épître aux Corinthiens et de l'Épître aux Hébreux que nous trouvons dans le Codex Fuldensis, Mais il s'agit ici de témoignages relativement récents.
Les sommaires de tous les livres de la Bible et les commencements de tous les chapitres ont été publiés avec un grand soin, d'après plusieurs bons manuscrits, par le cardinal Tommasi, ainsi qu'en général les accessoires de la Vulgate. Yezzosi, Sabatier, Tischendorf, M. Wordsworth et d'autres auteurs ont fait connaître de nouveaux textes, et beaucoup de documents se sont ajoutés à ceux des anciens auteurs. Mais les faits acquis par Tommasi resteront à la base de notre étude. Le sujet qui nous occupe, et que nous ne pouvons qu'effileurer, intéresse particulièrement Thistoire de l'ancienne Bible latine, car le plus grand nombre des anciens sommaires bibliques, de ceux mêmes qui accompagnent les textes de la Vulgate, ne sont pas autre chose qu'un résumé des versions anciennes. Cette étude est riche, à tous égards, en indications utiles, et elle est indispensable à celui qui veut connaître l'histoire de la Vulgate.
Nous passerons rapidement en revue les plus intéressants de nos sommaires et quelques-unes des divisions en chapitres des livres de la Bible. Certains textes, particulièrement ceux qui ne sont contenus que dans les manuscrits espagnols, ne pourront pas être étudiés par nous comme il aurait été désirable. Pour en parler avec sécurité, il faudrait les avoir copiés en entier, et l'on ne peut attendre ce travail d'un voyageur. Pour l'intelligence de ce qui va suivre, le lecteur voudra bien se reporter au tableau qui termine ce travail.
Le Pentateuque est accompagné, dans les manuscrits, de plusieurs