‹ Histoire de la Vulgate pendant les premiers siècles du moyen âgeChapitre 239 sur 340 · Édition des bénédicliiis. p. G · texte numérisé non relu

Édition des bénédicliiis. p. G

2. Reqitirat prudenlisshna vcslra imperlalis poteiitia in capitulo centesimo sepfnafjcshno, et ita /uranicl : A .sfecufo non avclfcrimt, etc. (Lettre du l®*" septembre (h' Pan 809. Jaffé, Monumenta Carotina, p. ,-520). Le pas.sage cité (Es., LXiv, 4) correspond au chapitre clxxi de la division donnée par ToniQia.si. Cette différence d'une unité est d'autant plus facile à expliquer qu'il est possible que, dans l'exemplaire de Léon III, le chapitre i n'ait pas porté de nuQiéro. On pourrait donner de nombreux exemples de cette manière de compter les chapitres à partir du deuxième.

groupes de sommaires. L'un {De die primo... 8:2, etc.) est tiré de l'ancienne version latine ; c'est celui qui se trouve dans le plus grand nombre des anciens manuscrits. Une autre division doit attirer notre attention, c'est celle qui se remarque dans la bible de Tliéodulfe et, sauf pour la Genèse, dans le Codex Amiatinus {De creaiione mundi.... 38, etc.). On peut se demander si la division de la Genèse, dans l'un et l'autre système, n'est pas en quelque dépendance de la Synopsis sacrai Scriptural attribuée à Chrysostome. Sur 18 divisions que l'on peut retrouver plus ou moins sûrement dans la table publiée par M. Ceriani, 14 semblent se rencontrer avec les divisions de Théodulfe. Quant au Codex Amiatinus, on reconnaît, aux initiales de son texte, que sa division actuelle n'était pas celle de de l'original sur lequel il a été copié. Peut-être y avait-il quelque relation entre la première division du Pentateuque en 82 chapitres, celle de l'original du Codex Amiatinus et celle du manuscrit de Freisingen '. Les manuscrits espagnols et méridionaux montrent une troisième division, qui se rencontre, dans les Nombres seulement, avec celle de Théodulfe, et qui a sans doute aussi quelque ancienneté.

Les sommaires de Josué et des Juges paraissent tous empruntés à la Vulgate ; celui de Ruth manque dans tous les manuscrits antérieurs au IX® siècle. Il semble avoir été composé dans l'école de Tours.

Pour les quatre livres des Rois, la comparaison avec les textes grecs s'impose de nouveau à nous. La division la plus répandue {Duo filii Heli... 48 pour I Rois ou 98 pour I et II Rois, etc.) est, du moins pour III et IV Rois, une subdivision de celle de la Synopsis attribuée à Chrysostome, telle qu'elle se voit dans le manuscrit B. N. grec 2, et peut-être la division de I Rois est-elle à rapprocher de celle qu'on trouve en grec dans le manuscrit Coislin 1.

Je ne parlerai pas des sommaires des derniers livres historiques, des Chroniques aux Machabées, ne sachant lesquels de ces sommaires sont de Cassiodore. Je n'ai rien à dire non plus du livre de Job. Quant aux livres de Salomon, les sommaires qui se trouvent partout {De paraholis Salomonis. 2. Affedu patris... CO, etc.) proviennent d'une ancienne version; ceux du Codex Amiatinus et de Théodulfe sont peut-être ceux qu'a composés Cassiodore.

Pour les grands Prophètes, nous ne connaissons qu'une seule série de sommaires qui soit ancienne {Sermo Domini... 181, etc.). Elle est empruntée à une ancienne version. Cette division est d'accord, malgré les différences profondes qui, dans Jérémie, séparent le texte grec du texte hébreu et par conséquent du texte latin, 187 fois sur 24-7 (d'après le Codex Amiatinus) avec le fameux Codex Vaticanus, Il est probable qu'elle provient du grec.

1. L. Ziogler, îinichsiûcke eincr vorhieronijniianisclicn l'cbn'sefzuyig des Pentaievch. Aluuiclï, I8S3,iii-i'\

LES CHAPITRES ET LES SOMMAIRES. îM 1

Pour les Évangiles, nous avons conservé un assez grand nombre de sommaires; les plus anciens se ramènent à deux types principaux, ou môme à un seul.

Vmi (Naiiuitas Christi in Bethléem Juda 73, 46, 80, 35) se rencontre presque uniquement dans les manuscrits de l'ancienne version (.( européenne » ou dans ceux dont le texte est fortement mêlé. Nous en possédons plusieurs variantes. La division de l'ancienne version latine qui est à la base de ces sommaires est en une relation qui paraît certaine avec la division de notre plus ancien manuscrit grec, le Codex Valicanus. Les divisions du manuscrit B. N. 11553 (^') correspondent à des divisions du Codex Valicanus (B), exactement ou à la dislance d'un verset seulement :

Dans Matthieu, 68 fois sur 74 ;

Dans Marc, 37 fois sur 47 ;

Dans Luc, 76 fois sur 79 ;

Dans-Jean, où les divisions sont plus rares, 26 fois sur 35 ;

Au total, 207 fois sur 235.

Il y a peut-être un rapport entre l'original de cette division ancienne et les Évangiles des dimanches et fêtes de l'Église romaine (le Cornes), qui sont, probablement, en grande partie antérieurs au pape saint Léon le Grand. Il paraît en être de même des liturgies gallicane et mozarabe '. Les anciens systèmes de péricopes sont encore plus rapprochés que nos sommaires de la division du Codex Valicanus. Sur 176 Évangiles du Cornes, non compris la Passion qui ne se divise pas,

38 coïncident à la fois avec les divisions de B et de <; ' ;

77 commencent et finissent avec une division de B ;

140 commencent ou finissent avec une division de B, et 36 seulement sont étrangers aux divisions du grec ; d'autre part,

48 Évangiles commencent et finissent avec une division de ^ ' ;

122 commencent ou finisssent avec une division de g\ et 54 sont étrangers aux divisions de ce manuscrit.

11 en résulte que les péricopes du Cornes^ c'est-à-dire les Évangiles des dimanches et fêtes, concordent généralement, soit avec la division du texte grec du Codex Valicanus, qui a servi de base à la division de l'ancienne version latine, soit peut-être plutôt avec un ancien texte latin, intermédiaire, pour la division, entre le Codex Valicanus et le manuscrit B. N. 11553.

Il est à remarquer qu'un grand nombre des péricopes des Évangiles pour lesquelles il n'y pas d'accord, appartiennent à l'époque qui sépare Pâques de la Pentecôte.

1. Voyez E. ilaiike, Uas kirchlicke Pericopeusyslem, Berlin, 1847, et F.-H. Scrivener, article Lectionanj daus le Didionary of Christian aiUi/uilies de W. Smith et S. GheethaQi. t. III, 1880.

La coïncidence serait plus frappante encore entre les anciennes divisions du texte grec et latin et la liturgie mozarabe, et surtout entre ces divisions anciennes et la liturgie gallicane *.

On pourrait être tenté de rapprocher des anciens sommaires que nous venons d'éludier ceux du Codex Amiatinus, qui s'en rapprochent par \d nombre des chapitres (Generationum XLII... 88, 46, 93, 45). Mais il est douteux qu'il y ait une communauté réelle d'origine entre les anciens sommaires et ceux-ci, qui sont une œuvre de basse époque.

Un autre groupe de sommaires, également emprunté à l'ancienne version « européenne », se rencontre sous deux formes différentes. L'une paraît la plus ancienne {Nativitas Christi, magorum munera... 28, 12, 20, 14-), elle se trouve dans des manuscrits d'une haute antiquité ; l'autre y ressemble de près {Nativitas Christi. Magi cum muneribus veniunt... 28, 13, 21, 14). Il faut rapprocher de ces anciens sommaires celui de l'Évangile de saint Matthieu que nous trouvons dans le commentaire de saint Hilaire de Poitiers {De nativitate Christi et de magis cum muneribu's... 33). La division que ces sommaires représentent les uns et les autres paraît, elle aussi, dépendre du texte grec. En prenant la bible de Théodulfe comme type de la leçon la plus ancienne, nous remarquerons que

Dans saint Matthieu, 26 divisions sur 28,

Dans saint Marc, 7 sur 12 seulement.

Dans saint Luc, 18 sur 20,

Dans saint Jean, 13 sur 14, en tout 64 divisions sur 74 correspondent, exactement ou à un verset seulement d'intervalle, à des divisions du Codex Vaticanus. La chose ne doit pas nous étonner. En effet, une étude plus détaillée nous montrerait que cette division et ces sommaires représentent en partie, avec des chapitres moins nombreux, le même texte que les sommaires des Évangiles que nous avons étudiés en premier lieu. Il existe donc deux recensions de ces sommaires anciens, une longue et l'autre courte. L'une des deux est sans doute l'œuvre de l'évèque d'Aquilée, Fortunatien. Le témoignage de saint Hilaire de Poitiers, qui était contemporain de Fortunatien, parait devoir faire pencher la balance en faveur des sommaires plus courts.

Des sommaires des Actes, l'un, celui du manuscrit B. N. 11553, déjà cité {Petrus toquitur... 63), provient sans doute d'un ancien texte latin. Un autre, qui apparaît déjà dans le Codex Fuldensis {Ubi prœceptf.... 74), appartient également à une ancienne version. Il conlirmo de la manière

t. Dans la liturgie gallicane, sur 27 Kvangiles. 0 commencent et finissent et 19 commencent ou finissent avec les divisions du latin ((/')et S y sont étrangers; 15 commencent et finissent et 24 couunencent ou lluisscnl avec les divisions du grec (B) et 3 seulement y sont clrangers. Dans la liturgie ni(>/aral>e, sur 52 Kvangiles, 15 commencent et finissent et 34 commencent ou finissent avec les divisions de j/' et 18 y sont étrangers; 2(i commencent et finissent et 43 commencent ou finissent avec les divisions de B et 9 seulement y sont étrangers.

la plus absolue riiypothèse que nous avons cru pouvoir avancer à propos des Évangiles et d'autres livres encore, quant à l'origine grecque des plus anciennes divisions du texte latin. En effet, cette division suit exactement, chiffre pour chiffre, jusqu'au § 40, la deuxième division, en 69 chapitres, du Codex Valicanus. Cette division est aussi à peu près exactement celle de la deuxième main du Codex Sinaiticus. La division du Codex Vallicellianus (Post passionem... 63) se rencontre 49 fois sur 63 avec la précédente. Quant à la division du Codex Amiatinus {Ubi dicitur... 70), elle est sœur de celle du Codex Fuldends. Elle suit également la division du Codex Valicanus sans variante jusqu'au § 40, assez exactement pour le reste. Le sommaire qui y correspond est rédigé d'après la Vulgate.

MM. Weslcott et Hort, auxquels cette ressemblance n'a pas échappé, paraissent admettre que cette division a pu être empruntée au texte latin par les manuscrits grecs. Si nous en jugeons par l'analogie des autres livres de la Bible, nous préférons la proposition inverse, à tous égards plus vraisemblable. La parenté du meilleur des manuscrits grecs et des anciennes divisions latines doit en tous cas attirer notre attention.

Les divisions des Épîtres de saint Paul doivent être étudiées avec un soin particulier.

Le sommaire de l'Épître aux Romains, qui est conservé dans presque tous les manuscrits, en particulier dans le Codex Amiatinus {De nativilate Domini... 51), est tiré d'une ancienne version. Il présente de nombreuses variantes dans le nombre des chapitres, mais le chiffre de 51 est le seul bon. C'est la division usitée dans l'Église de Rome; nous l'avons vue citée au ix" siècle dans un ordo romanus. Elle fait corps, de même que la division de toutes les Épîtres dans le Codex Amiatinus, avec les canons des Épîtres de saint Paul que nous avons rencontrés dans plusieurs manuscrits, œuvre médiocre qui est bien à distinguer des canons de Priscillien'. On ne peut établir que cette division provienne de celle des manuscrits grecs, quoique, 12 fois sur 18, elle concorde avec les paragraphes du Codex Valicanus. Mais l'intérêt tout particulier qu'a pour nous cette ancienne division consiste, ainsi que l'a très bien fait remarquer l'évêque Lightfoot^, en ce qu'elle ne comprend pas les chapitres xv et xvi, excepté

1. Je rappelle que ces canons, dont il a été parlé plus haut, p. 209, sont incomplets dans tous les manuscrits de la Bible. Le texte entier a été publié par Vezzosi d'après un niaiiuscril de Murbach. Ce n'est pas une œuvre théologiqne, mais une compilation extrêmement faible, formée au hasard de Tordre des livres et des chapitres. Les rubriques en sont souvent fournies mot pour mot par les titiili des Épîtres de saint Paul Ces canons ont certainement été composés d'après un exemplaire de la Vulgate. Il faut pourîant reuiarquer que le texte du manuscrit de Murbach est seul à contenir des citations de TÉpître aux Hébreux; il n'est pas question de cette Épître dans le texte de Tommasi, et la division de l'Épître aux Hébreux, dans le texte de Murbach, ne paraît pas d'accord avec, celles des manuscrits que nous connaissons. L'Epître aux Hébreux, dans la division suivie par le texte de Murbach, comptait au moins 47 chapitres.

2. Journal oj ritilolocjy, t. Hl. 1871, p. 193 et suiv. Comparez E. Riggenbach, ycue Juhrbûciicr fur dtiitsche Théologie, t. I, 1892, p. 526.

la tloxologie qui termine l'Épître (xvi, 24-27). Le numéro qui correspond^ dans le sommaire, à cette doxologie, est marqué à tort, dans le texte, au verset 4 du chapitre xv '. Ainsi, comme l'a dit le regretté évèque de Durham (p. 202), ce les bibles latines apportent un puissant témoignage à l'existence d'une forme plus courte de l'Épître aux Romains à une date ancienne ». Le Codex Fuldensis, dans lequel les sections du texte sont celles du Codex Amiatinns, donne, pour l'Épître aux Romains, un sommaire à part, « chargé de phraséologie augustinienne ou antipélagienne » (tel est le jugement de M. Hort), et qui n'a que 23 chapitres. Il est vrai que, dans le manuscrit, le chiffre de 51 qui correspond aux divisions du texte est obtenu par l'addition des paragraphes 24^ et suivants du sommaire ordinaire. 11 n'y a pas non plus de trace, dans le sommaire du Codex Fuldensis, des chapitres xv et xvi \

Les Epîtres suivantes nous ont conservé deux systèmes différents de chapitres. Le plus ancien paraît être celui que nous trouvons dans le Codex Paulinus et dans les tables (non pas dans le texte) du Codex Vallicellianns. Les tables qui sont rédigées suivant ce système ne sont pas, à proprement parler, des sommaires ; elles se composent simplement des premiers mots de chaque paragraphe (I Cor.: Obsecro vos... 25' ',11 Cor.: Benedictus Deus... 20, etc.). En face de cette division, nous en trouvons une autre, conservée par le Codex Amiatinus, par le Fuldensis, par le texte du Valliceliianus, où elle est du reste marquée avec une certaine négligence (I Cor. : De pleniludine... 72; 11 Cor. : De passionibm... 29, etc.). En outre, à titre d'intermédiaire entre les deux systèmes, nous possédons une recension de la deuxième série de sommaires (manuscrits B.N. 2. 11533. Vérone 74), dans laquelle ces derniers sommaires sont, à partir de 11 Corinthiens, disposés suivant le nombre de chapitres des premiers. Le sommaire i\Qà Éphésiens est commun aux deux groupes. A y regarder de près, la division qui a le plus de chapitres (celle du Codex Amiatinus) paraît un dédoublement de l'autre ; par conséquent, les sommaires qui ont le plus petit nombre de paragraphes (B. N. 2, et,c.) sont les plus anciens. Du reste, ici encore, le système de chapitres le plus court et que nous avons reconnu le plus ancien, nous ramène au grec. La division du Codex Paulinus paraît en relation, à partir de II Corinthiens et

1. Cod. Amial. : l. De pcrlculo coulrislaide Jra'rem suuin csca sua, cl (jiiod non sit rcgnnm Dei esca el jm'us, scd jiislil/a cl pax et yaudium in Spiritu suncio (xiv, Ij). — Li : JJe mijstcrio Domini ante passionem ta silentio hahito, post passionem vero ipsius revelato (xvi, 24).

2. XXIII : Quod fidclca Dei non debcant inricrnt judicare, eu m iinust/uisque sccvndiint rcyulas /nundalonun ipse se deheai dirino Jiidicio pnvpurare, ut ante tribunal Dei sine conjusione possit operuni suoruni prœstare rationcin.

3. Celle division de I Cou. se ivlrouve dans un soinmniiv paraphrase \.\am "25... causas, etc.), qui est incorporé par Théodulle dans raryiinienl de i'Éi)Ilre.

non compris les Hébreux, avec celle qu'on attribue à Euthalius et qui, comme nous Tavons déjà remarqué, remonte à 396, sinon plus haut '.

Los péricopes de la liturgie romaine, dans les Epîtres de saint Paul, ne paraissent pas être en rapport avec les divisions de nos manuscrits. Il est possible que le choix de ces péricopes soit antérieur à l'adoption de la division attribuée à Euthalius. En tous cas, les documents relatifs aux c( Épîtres », dans la liturgie latine, ne sont pas très anciens. Les liturgies gallicane et mozarabe paraissent au contraire se rapprocher beaucoup de la division de nos manuscrits, particulièrement de celle du Codex Amiatinus. La liturgie mozarabe présente des rapprochements plus fréquents encore avec un des systèmes de division de la bible de Théodulfe. Ce fait n'a rien que de naturel, l'édition des Épîtres de saint Paul qu'a reproduite Théodulfe étant celle de l'évèque espagnol Peregrinus ^

Je ne dirai rien des sommaires des Épîtres catholiques, sinon que les plus répandus (De inimiconim . . . 20, etc.) proviennent d'une ancienne version. La division plus simple, où les chapitres ne sont marqués à la table que par leurs premiers mots (Jacobiis dispersis... 12) est en un accord presque absolu avec la liturgie gallicane.

Enfin plusieurs des divisions de l'Apocalypse proviennent évidemment du grec. Dans celle qui paraît la plus ancienne (De ecclesiis septem...}, 44 ou 46 divisions, sur 48, correspondent, exactement ou à un verset d'intervalle, aux divisions d'André de Césarée. La division de Théodulfe, en 46 chapitres, celle du Vallicellianus, en 38 chapitres, et celle du Fuldensis, en 25 chapitres, qui est en un rapport intime avec la précédente, paraissent dériver de la première.

Dans tout ce qui précède on a vu que l'âge des manuscrits est absolument étranger à l'ancienneté du texte qu'ils contiennent. On a pu voir aussi que les manuscrits de la Vulgate antérieurs au xiii® siècle contiennent presque tous des sommaires empruntés à des textes très anciens et qui nous ramènent souvent au grec. Est-ce par les manuscrits bilingues que les divisions du texte grec ont passé dans la Bible latine ? La chose est possible. Quoi qu'il en soit, l'étude deS sommaires de la Bible est indispensable à l'histoire du texte biblique. Le lecteur a entre les mains de quoi mener cette étude plus loin que nous ne pouvions le faire ici.

1. Peut-être la division, en 25 chapitres, de I Cor. est-elle d'accord, mais à partir de VII, 1 seulement, avec la division de B.

2. Liturgie gallicane : sur 12 péricopes tirées de saint Paul, 7 commencent et finissent et 11 commencent ou finissent avec des divisions d'am. Liturgie ûiozarabe : sur 29 péricopes, 10 commencent et finissent et 23 commencent ou finissent avec des divisions A'am. Les petites divisions de Théodulfe, ou plutôt de Peregriuus, ne s'accordent pas moins avec la liturgie gallicane (6 accords complets et 5 partiels) et se tiennent encore plus près de la liturgie mozarabe (10 accords complets et 10 partiels).

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