Ici une lettre grattée
2. On pourrait lire encore: computalis syllabis numéro A 17 vcrsin/m Virgilianorum omnibus libris numerum adscripsi.
:J. QiKUiK/uam nonnulli... pulant .. . per hoc esse prisccv leyis libres XXI V. </uos sub numéro XXIV seniorum Apocalypsis Johannis inducit adorantes agnum.
LA STICHOMÉTRIE. 321
donc guère possible d'admetlre que la slichométrie que nous étudions remonte à Tan 359. Ce texte est très ancien, c'est tout ce que nous en pouvons dire.
Les versions antérieures à saint Jérôme ne nous ont pas conservé d'indications stichométriques, quoique les manuscrits en soient nombreux. Nous n'y trouvons qu'un seul chiffre de ce genre ; il se trouve à la fin de la première Epître de saint Jean dans le fragment de Freisingen publié par M. Ziegler' : CCLXIIII. Ce chiffre est exactement le même que nous trouvons dans les manuscrits grecs; il est absolument en dehors de la tradition des manuscrits de laVulgate.
Un groupe de manuscrits de la Vulgate nous montre un système stichométrique directement emprunté aux Grecs. Il s'applique aux Épîtres de saint Paul seulement. Ces manuscrits sont au nombre des plus anciens et des meilleurs que nous ayons-. Or, entre la première Épître aux Corinthiens et l'Épître aux Hébreux, les chiffres qu'ils donnent sont exactement, sous leur forme la meilleure, ceux des manuscrits grecs et de Nicéphore Calliste, ou du moins de la table qui est jointe à la chronographie de cet auteur. Voici ces chiffres :
I Corinthiens : DCCCLX.X.
H Corinthiens : DXG.
Galates : CCXGin.
Éphésiens : GCCXII.
Philippiens : CCVIII ; variante : CClj.
CoLOSSiENS : CGVIII.
I Thessalonigiens : CXCIII.
U Thessalonigiens : GVI.
I Tlmothée : ce XXX.
II Tlmothée : CLXXII ; variante : CLXX. TiTE : XCVII.
Hébreux: DGCIU'.
Ces chiffres sont certainement empruntés à une très ancienne édition