‹ Histoire de la Vulgate pendant les premiers siècles du moyen âgeChapitre 39 sur 340 · LE BOOK OF MULLING · texte numérisé non relu

LE BOOK OF MULLING

espai;nols que nous rencontrons les analogues des interpolations du (^odex Armachanus. Ce défaut d'unité dans le style de notre manuscrit s'expli([ue très bien quand on y regarde de près. En plusieurs endroits nous reconnaissons des doublets évidents (j'entends parla, puisque nous sommes sur le sol du Royaume-Uni, ce qu'on appelle en Angleterre coîi/îa/e readings, c'est-à-dire deux synonymes accolés) ou des sutures maladroites '.

Le Book of Armagh représente la juxtaposition d'au moins deux textes, dont l'un parait avoir été excellent, l'autre procédait de l'ancienne traduction sous sa forme irlandaise et ce texte irlandais, dont notre manuscrit est le seul témoin, semble n'avoir pas été sans relation avec les textes espagnols.

Nous avons remarqué l'attribution, faite au moine breton Pelage par le Book of Armagk, des préfaces des Épîtres de saint Paul. Nous devons relever la persistance de son souvenir dans la mémoire de son peuple. Le Livre d' Armagh n'est pas le seul document qui attribue à Pelage la préface des Épîtres de saint Paul. A la suite d'une petite bible du Xiii^ siècle, qui occupe le numéro 73 à la bibliothèque de Berne, on lit, copiés d'une écriture contemporaine, les arguments qui manquent dans le manuscrit. La préface Primum qusevitur (fol. 473 v^) est précédée des mots : hicipil prologus Pelagii in omnes epystolas sancli Pauli apostoll. Ainsi l'adversaire de saint Augustin est mis, pour ainsi dire, en pendant à l'hérétique espagnol Priscillien, mais ce n'est pas, sans doute, qu'il y ait aucun droit. La préface en question, en effet, commence par les mêmes mots à peu près que le commentaire, qu'on attribue à Pelage, sur les Épîtres de saint Paul % mais c'est là tout ce que les deux ouvrages ont de commun.

Le Book of Mullingest, comme le Livre d'Armagh, conservé à Trinihj Collège de Dublin. La paléographie en est asssez rapprochée de celle du Book of Armagh. Au dernier feuillet de l'Évangile de saint Jean, on lit la signature : \Nom\en autem scriptoris Mulling dicitur. Finiiint quatuor

simulque feclt sedere . — Col., m, 8 : turpilorjuiiwi de ore non procédât cum acfibus. — I. TiM., II, 6: temporibus suis datum est. — II. Tim., iv. 5; Tu v,vo sobrius esto, in omnibus labora... jani enim ego immolor (cf. anibstr. Aaibi*. E. 2G inf.]. — I Pierre, iv, 14 : quonicun glorix Del splritus in vobis requiescit, ab aliis blasfematus, ab vobis aulein liononficatus (cf. toi. complu harl. B. N. G**. 321*. 342* et une version provençale, B. N. fr. 2125). — II Pierre, i, 14 : significavit mihi per revelationem {= Théod. deni. B. N. 321*). — Apoc, i, 11 : sep te m. ecclesiis , dicit Dominus qui est et qui erat et venit omnipotens , EJJesuin eî Smyrnam. — xi, 19: tonitrua et fulgora et voces (cf. h). — xiv, 7 : mare et omnia quse in eis sunt et fontes aquarurn (= B. N. 254 et textes du xiii^ siècle). — XV, 6, vestiti lintiamine mundo candido (cf. h).

1. AcT., XVI, 1 : Et cum circumiisset lias naliones Pervenit (sic) autem in Derben. — XVIII, 21 : vafefaciens dixit : Oportet me diem sollemnem qui supervenit facere Hierusatem, dicens : Iterum revertar ad vos. — xxvii, 18: Permanente autem valde (en marge : vel valide) autem nobis tempestate jactatis. — I PiEiuir;, IV, 12: Carissimi, nolite mirari in fervore qui ad temptationem vobis est noiile pavere. — Apoc, xxii, 19 : de libro vitœ et de ligno vitse.

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