MANUSCRITS IRLANDAIS
par moi, traduit exactement de même Sonid par 'Eu[jLà-/T]ç. En aucune manière, Sonid ne peut signifier peregnmis. Il est donc probable que nous avons ici deux noms juxtaposés. Or Peregriniis n'est pas pour nous un étranger. Les termes presque identiques de la note où se lit son nom et des notes analogues qui se lisent dans les manuscrits espagnols nous donnent l'assurance qu'il n'est autre que l'éditeur de la Bible espagnole, dont un manuscrit irlandais vient de nous rappeler une fois de plus le souvenir.
Notre objet n'est pas l'histoire des manuscrits irlandais, mais du texte irlandais. C'est pourquoi je ne m'arrêterai pas aux nombreux manuscrits irlandais ou anglo-saxons qui pourraient encore prétendre à retenir notre attention. Ils ont été presque tous parfaitement décrits dans les grands recueils paléographiques anglais, et ils ont été classés, quant à leur texte, d'une manière définitive, dans le bel article de l'évêque Westcott. En voici la simple énumération :