Ib.: cetlemon epacagon ce poeseon
4. F° 183 \°: Confessio quam beatus Alcuinus composuU domno Karolo imperalori: Deus ineestimabilis miser icordias...
sancti Patricii episcopi '. Dans la litanie qui suit le Psautier, on trouve les noms de saint Colomban et de saint Gall mêlés aux saints français ainsi qu'à ceux du nord, parmi lesquels figure saint Boniface.
Ces trois manuscrits, dont les ressemblances ont depuis longtemps frappé les auteurs, ne sont pas les seuls de la famille irlandaise qui se rattachent à la province ecclésiastique de Tours. Je vais en indiquer deux qui se rapprochent, géographiquement aussi bien que par leur texte, de nos trois manuscrits.
Le manuscrit 13169 de la Bibliothèque nationale est connu, dans la liste des textes des Évangiles, sous le nom de deuxième manuscrit de Saint-Germain ; on le désigne par le sigle g"*-. Il est écrit d'une belle minuscule du x'' siècle. Le texte en est irlandais, et les entrelacs du mot Liber qui commence l'Evangile de saint Matthieu rappellent l'Irlande. La grande initiale qui orne les mots : Christi autem generalio sic eral (Mattii., I, 18) suffirait à trahir une parenté avec les manuscrits de ce pays. Au folio 41, nous retrouvons Y autem indicateur des scribes irlandais ou saxons. Il n'est pas impossible de retrouver, sinon la patrie, du moins l'ancien séjour de ce manuscrit. Au folio 79 on lit, en lettres grecques et latines mêlées, la mention suivante : « aa^axo) reverau? eat olgrinus in (pBStivitate ôï; ae-jerini ôw yrôâm. » En cherchant dans les listes d'évêques de la province de Tours, nous trouvons qu'un certain Ulgrinus fut évoque du Mans de 1057 à 1065. Or, un ex-libris du xii^ siècle, écrit au folio 2 v° et qui a été lavé, nous a conservé quelques lettres du nom de l'église à laquelle appartenait le manuscrit, et cet ex-libris ne peut se lire que : L[iber sanctse] Marix Ce[nom]anensis. La cathédrale du Mans était sous le vocable de Notre-Dame avant d'être consacrée à saint Julien, et c'est Vulgrin, xdificalor nimis, qui a entrepris de la relever. Il n'y a donc nul doute, le manuscrit de Saint-Germain était au Mans au milieu du xi^ et au XII® siècle. Il était sans doute à Angers peu auparavant, car une main qui paraît du xi® siècle a ajouté, au folio 117 v°, la prose de saint Maurice, patron de la cathédrale d'Angers. Il n'est pas impossible que le manuscrit ait été apporté d'Angers au Mans par Vulgrin lui-même, car ce prélat avait été abbé de Saint-Serge d'Angers avant d'être évèque du Mans*.
C'est encore à Angers que nous ramène le manuscrit que nous allons étudier. 11 s'agit du numéro 20 de la bibliothèque d'Angers. Le manuscrit est français, mais les })oinlillés rouges nulour (h's initiales et la grande rubrique aux mots : Christi autem generalio sic eral indiipient un rapport avec l'Irlande. En tête du premier Evangile, on voit deux images
1. F° 180 v°: J)rm, Dets mcua rcx omnipo'ciis, cjo humililcr te aiioro... Cette confession des péchés, qni paraît une œuvre reniar(|uul»le. n\i rien de eomniun avec la Con/cssio Pahicri conservée dans le Jiooli oj Aniuitjh, qui est raulobiographie du saint patron de l'Irlande.
2. La bible n° 3 d\Vngers co.nlicnt uue charte relative à Vulgrin iMartèn\ Thvsaurits nous, t. I. col. KiS).