‹ Histoire de la Vulgate pendant les premiers siècles du moyen âgeChapitre 57 sur 340 · Bibliothèque nationale, lat. 281 et · texte numérisé non relu

Bibliothèque nationale, lat. 281 et

|{. Je n'en iclève qu'une seule leçon, (jui est très rare et n\i rien (rirlandais. Mattu.. XVI, 10: cl qiiuNuor }niliuni honiinum. J'en rapprocherai Ja leçon du nis. S. (lall 1395 {saïKj.}: v. 9*: quinqae panium quinque milium lionuniiin; v. 10: qua'fuor Dùiiuin honùimm.

LE CODEX BIGOTIANUS. 51

d'un bol incipit on majuscule verte et d'une belle figure à entrelacs représentant l'A initial et le premier mot, dont plusieurs lettres sont formées de bètes, comme on voit dans nombre de manuscrits français du vin® et du i\® siècle. La grande inscription runicpie du folio 6 nous rappelle les runes du manuscrit 12 de Douai. On croirait lire un manuscrit copié à Corbie, à Saint-Vaast ou à Marchiennes. D'autre part, les monogrammes et les initiales peuvent faire penser à une origine saxonne. En un mot, le manuscrit paraît écrit en France, mais il se peut qu'il ait été orné par un artiste formé en Irlande ou par un maître irlandais. Dans saint Paul, le texte s'éloigne généralement assez peu de la Vulgate, mais les chapitres x et xi de l'Épître aux Hébreux paraissent entièrement différents de la Vulgate. Les Epîtres catholiques conservent un texte assez remarquable, et qui contient plusieurs leçons d'origine espagnole \ On ne peut pas dire que ce texte ait aucun caractère irlandais : il est vrai que le texte irlandais de la seconde moitié du Nouveau Testament nous est à peine connu. C'est donc uniquement pour mémoire et à cause de sa décoration, qui paraît irlandaise, que nous rangeons le Codex Harleianus à côté des textes irlandais copiés en France.

Je ne terminerai pas cette revue des manuscrits irlandais ou saxons conservés sur le continent sans mentionner le Psautier double de Saint- Ouen, qui provient de Saint-Évroult *, et le manuscrit des Prophètes (Bibliothèque nationale, 9382), écrit au ix® siècle d'une écriture saxonne, mauvais manuscrit d'un bon texte, le seul texte peut-être des Prophètes qui provienne des lies Britanniques \ Le copiste de ce manuscrit a mis son nom à la fin de Jérémie (f*' 4-5 v°) dans une prière pour l'écrivain :

Adjuro te per viventem Deum cœli clementem Ut orare pro me digneris omnipotentem Quicumque hsec veridici legeris famiiia vatis, Falso qui pungor Vergili nomine frustra...

1. Quelques leçons: Rom., ix, 5, il semble qu'il y ait à peine la place pour Beits {= B. N. 11653. 17200*). — 1 Cor., xv. 25, à la Un: omnia enim suùjecif pedibus illhis. — I TiM., II, G* : femporibu.s .suis datum est. (= arm. B. N. G, etc.). — Hébr., XI. l : Est autem jides horum quse sperator substaïuia rerum argumentum parentum exprobratio que non vklentur. In hac enim testimomum habuerunt seniores. — Ib., 28, à la fin: Flde prfedavenint Acgyptios exeuntes. — Ib., 32: Fatkjavit enim me tempus... et Samuel et prophef arum Aaaiiias Azarias Misahel Daniel Helias Helisseas. — I Piiauiii, m. 1 : cupillorum iapticatio [== toi. cav. compl^. Théod.). — Ib., 7: vasu (= S. Gall 907; Théod.*: vasa). — Ib., 8: Karissimi in summa aut (sic) rei (?). — Ib., 15: de fide et spe (= toi. cav.). — iv, 4 : In quibus niinc obstitpiscunt non consuryere ros (= fol. cav.). — Ib., 12: expaviscere (= lot. cav. compl^). — Ib., 14: oqi. glorise {=: toi. cav.). — II Pierre, i. 13: m commvnicionem {= S. Gall 907*). — IJean, ii, 17* : Et seculum transit et conciip. eJKS, qui autem Dei (sic) permanebit in œternitm. Pueri, norissima est (sic),

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