‹ Histoire de la Vulgate pendant les premiers siècles du moyen âgeChapitre 75 sur 340 · Cartulaire de N.-D. de Chartres, t. III, p · texte numérisé non relu

Cartulaire de N.-D. de Chartres, t. III, p

3. Je n'en citerai qu'un passage: Jean, v, 1: pecuaria piscina quœ dicitur hebraice Bezetham. — Ib., 2 : dccumbebat . . . aridorum, paralyticorum, . — Ib., 4 : Angélus enim per tempus labauaiur in piscina et movebat aquam. Igitur qui prius (2* m. : primus) descendisset post motum aquœ sanus fiebat a quacumque detineretur infirmitate. — //;., 7: Respondit ci ille eger : Ita Domine, sed... cum mota. Ib., 8: lectum. Ib., 9: et cum surrexisset et sustulit lectum. Le reste de ce passage est semblable à la Vulgate.

assez bonne, très rapprochée du manuscrit B. N. 11553, mais intermédiaire entre le texte de ce manuscrit et la Vulgate ; depuis le chapitre xv environ, le texte se rapproche encore davantage de la Vulgate.

Le manuscrit 3 du grand séminaire d'Autun peut être cité comme le type d'un manuscrit du viii" siècle. L'écriture est onciale, l'orthographe est rustique. Le copiste est des plus négligents ; à Luc, iv, 38, il a copié quatre fois de suite le mot introibit. On lit à la fin la note suivante, en minuscule :

in nomine sancti Trinitatis aime matris familiae Fausta superno amore accinsa hoc opus optimum in honore sancti Johannis et sanclœ Mariai matris domini nostri Jhesu Christi patrare rogavit devota. Ego hac re inperilus Gundohinus poscente Fulculfo monacho etsi non ut dibui psaltim ut valui a capite usque ad sui consummacionis flnem perficere cum summo curavi amore. Magis volui meam detegire inprudentia quam suis renuere petitionibus per inobœdienciam. Sicut in pelago quis positus desideratus est portuS; ita et scriptore novissemus versus. Queso orate pro me scriptore inperito et peccatore si Deo habiatis propitio et adjuture ' et aliquid mihi deregitis in vestra visitatione ut mehus commemmorem vestrum nomen. Gaudete in Domino semper sorore[s] qui legitis. Féliciter patravi Vosevio in minse julio anno tertio régnante gloriosissemo domno nostro Pippino rege qui regnet in aevis et hic et in œternum amen.

Ce manuscrit est donc daté de 755. En quel lieu a-t-il été copié ? Vosevius serait-il Oberwesel sur le Rhin, que la carte de Peutinger appelle Vosavio ? La chose est incertaine, car il n'est pas resté trace à Oberwesel d'un ancien couvent de femmes. Le texte est la Vulgate, mais mélangée de beaucoup de leçons étrangères. Le plus grand nombre de ces variantes sont empruntées, soit aux anciens textes, soit à diverses recensions anciennes de la Vulgate. Quoiqu'on n'y trouve aucune des grandes interpolations irlandaises, il semble que l'influence des textes irlandais s'y fasse surtout sentir, mais les leçons espagnoles n'y tiennent guère une moindre place. C'est un texte singulièrement tourmenté, et tel qu'ont dû être beaucoup de textes dans un pays qui n'avait guère de tradition propre et qui recevait ses textes bibliques de toutes mains*.

Le manuscrit de Notre-Dame (Bibliothèque nationale, 17226) paraît avoir un droit particulier à figurer ici. L'écriture est une grosse onciale du vii^ siècle. Le texte est celui de la Vulgate, mais on y trouve un

1. Voyez des formules semblables dans la bible de la cathédrale de Léon (ci-dessus. p. 17), dans les mss. S. Gall 12, Vienne 743 (provenant également de S. Gall), B. >'. 14. 112. 17227 et dans la bible de Monza. La note du uis. B. N. 14 parait copiée sur celle de la bible de Monza, celle du ms. B. N. 112 sur celle du ms. B. N. 17227.

2. Choix, de leçons de ce ms. : Matth., xxvn, 16: qui propter homicidium missus Jucrat in carcerem, — Marc, vi, 3 : Nonne isti est Jabri Jilius Mariœ ? — Luc, H, 1 : Et jactum est. — xi, 2 : fiât voluntas tua sicut in cxlo ita 'et in terram. — xvni, 18 : aô illo phariseo. — Jean, i, 42 : Symon Bariona. — III, 5 : non potest habite regnitm Dei. — vu, 39: non cnim eral Spiritus, quia Jhesus nondum Juerat honorificatus. — xx, 16: dicit ei œbreice Raboni.

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