‹ Histoire de la Vulgate pendant les premiers siècles du moyen âgeChapitre 90 sur 340 · CORBIE · texte numérisé non relu

CORBIE

Le texte des Epîtres catholiques n'est pas moins mêlé '. Celui des Épîtres de saint Paul, au contraire, ainsi que celui de l'Apocalypse, ne prête guère à aucune observation, en bien ni en mal *.

Notre manuscrit a été corrigé plusieurs fois. Les premières corrections sont d'une belle écriture du ix^ siècle; elles sont très nombreuses et représentent une révision sur le même texte qui avait servi de modèle au copiste. D'autres, qui représentent un texte différent, paraissent du x^ siècle ^ D'autres enfin sont du xiii® siècle; elles rétablissent les leçons du texte courant de cette époque.

Ce qui nous intéresse plus que ces corrections, généralement insignifiantes, c'est l'étude de détail des interpolations qui appartiennent à la première main. On y trouve d'abord un doublet, AcT., xxvi, 19 : non fui incredulus cselesti visione vel celestis visionis. Cette double leçon est de la nature de celles que les Anglais appellent « leçons alternatives ». On y rencontre ensuite des interpolations déplacées, ainsi AcT., viii, 11* : artibus magicis suis* ; ix, 4-0 : In nomine Jhesu Christi, surge \ L'une est tout à fait caractéristique. AcT., xvii,32*, nous trouvons les mots incohérents : Cum audissent autem resurrectionem mortuorum, dédit hominibus, quidam quidem irridebanl. En fait, les mots dedil hominibus appartiennent au verset 27, en tête duquel ils sont mis par quelques anciens textes : Dédit hominibus quœrere Deum\ Cette interpolation a du reste l'humeur voya-

Deum ne daret illis Spiritum sanctum credentibîis in nomine J. C. (cf. Théod. etc.). — XV, 23 : epistolani continentem liœc (voyez p. 75). — II)., 24, à la fin : dicentes circumcidimini et custodite legem [= gig.). — xvi, 1 : Et cum circuisset has nationes (= arm. seld. Metz 7*. B. N. 202. 341. 342*. 343. 11932. 16262. Wemig.. versions provençales, vaudoise et allemande [tepl.l). — Ib., 40 : narraverunt quanta fecisset Dominus cum eis, consolantes eos j)rofecti sunt (cf. d.).

— xvn, 7: nescio quem esse Jhesum (cf. gig.). — Ib., 28: creatura et genus sumus. — xxviii, 31 : sine prohibitione, quia hic est J. C. filins Dei per quem incipiet totus mundus judicari. (Voyez p. 98.)

1. Première main: 1 Pierre, i, 10: de juturis in vobis gaudiis quse data sunt.

— III, 15: spe et Jldei (sic; et fide: dem. B. N. 140). — iv, 14 : quoniam gloriœ Dei spi?'itus in vobis requiescit (= Théod. arm. compP. B. N. 4**. 7. 321*. 11553. S. Gall 83. 907. Genève 1). — v, 5: invicem quietem et humilitatem animi induite (== toi.). — Ib., 12: vestram, veram gloriam. — II Pierre, i, 17 : de magnifica majestate [= h). — I Jean, v, 7: Quoniam très sunt qui testimoniiim dant (2® m. : in terra), spiritus aqua et sanguis, et très unum sunt ; et très sunt qui (sur un grattage : de cœlo) testificantur (2' m. : testimonium dicunt in cœlo), Pater Verbum et Spiritus, et très unum sunt [testificantur est la leçon de q et de Cassiodore).

2. Je relèverai seulement la glose suivante, Philém., 13*: detinere filium meum carissimum.

3. III Rois, xxi, 20: Num invenisti me inimicum tibi, inimice mee (doublet)?

— II M.vcH., IV, 7: Seleuci levitatem et excessum. — Act., vu, 43* et transferam vos pj'opter hoc trans Babylonem .

4. Magicis suis artibus: B. >'. G. 140. tcpL; magicis suis: Mun. 6230. B. N. 254. 321.

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