CORBIE
Le texte des Epîtres catholiques n'est pas moins mêlé '. Celui des Épîtres de saint Paul, au contraire, ainsi que celui de l'Apocalypse, ne prête guère à aucune observation, en bien ni en mal *.
Notre manuscrit a été corrigé plusieurs fois. Les premières corrections sont d'une belle écriture du ix^ siècle; elles sont très nombreuses et représentent une révision sur le même texte qui avait servi de modèle au copiste. D'autres, qui représentent un texte différent, paraissent du x^ siècle ^ D'autres enfin sont du xiii® siècle; elles rétablissent les leçons du texte courant de cette époque.
Ce qui nous intéresse plus que ces corrections, généralement insignifiantes, c'est l'étude de détail des interpolations qui appartiennent à la première main. On y trouve d'abord un doublet, AcT., xxvi, 19 : non fui incredulus cselesti visione vel celestis visionis. Cette double leçon est de la nature de celles que les Anglais appellent « leçons alternatives ». On y rencontre ensuite des interpolations déplacées, ainsi AcT., viii, 11* : artibus magicis suis* ; ix, 4-0 : In nomine Jhesu Christi, surge \ L'une est tout à fait caractéristique. AcT., xvii,32*, nous trouvons les mots incohérents : Cum audissent autem resurrectionem mortuorum, dédit hominibus, quidam quidem irridebanl. En fait, les mots dedil hominibus appartiennent au verset 27, en tête duquel ils sont mis par quelques anciens textes : Dédit hominibus quœrere Deum\ Cette interpolation a du reste l'humeur voya-
Deum ne daret illis Spiritum sanctum credentibîis in nomine J. C. (cf. Théod. etc.). — XV, 23 : epistolani continentem liœc (voyez p. 75). — II)., 24, à la fin : dicentes circumcidimini et custodite legem [= gig.). — xvi, 1 : Et cum circuisset has nationes (= arm. seld. Metz 7*. B. N. 202. 341. 342*. 343. 11932. 16262. Wemig.. versions provençales, vaudoise et allemande [tepl.l). — Ib., 40 : narraverunt quanta fecisset Dominus cum eis, consolantes eos j)rofecti sunt (cf. d.).
— xvn, 7: nescio quem esse Jhesum (cf. gig.). — Ib., 28: creatura et genus sumus. — xxviii, 31 : sine prohibitione, quia hic est J. C. filins Dei per quem incipiet totus mundus judicari. (Voyez p. 98.)
1. Première main: 1 Pierre, i, 10: de juturis in vobis gaudiis quse data sunt.
— III, 15: spe et Jldei (sic; et fide: dem. B. N. 140). — iv, 14 : quoniam gloriœ Dei spi?'itus in vobis requiescit (= Théod. arm. compP. B. N. 4**. 7. 321*. 11553. S. Gall 83. 907. Genève 1). — v, 5: invicem quietem et humilitatem animi induite (== toi.). — Ib., 12: vestram, veram gloriam. — II Pierre, i, 17 : de magnifica majestate [= h). — I Jean, v, 7: Quoniam très sunt qui testimoniiim dant (2® m. : in terra), spiritus aqua et sanguis, et très unum sunt ; et très sunt qui (sur un grattage : de cœlo) testificantur (2' m. : testimonium dicunt in cœlo), Pater Verbum et Spiritus, et très unum sunt [testificantur est la leçon de q et de Cassiodore).
2. Je relèverai seulement la glose suivante, Philém., 13*: detinere filium meum carissimum.
3. III Rois, xxi, 20: Num invenisti me inimicum tibi, inimice mee (doublet)?
— II M.vcH., IV, 7: Seleuci levitatem et excessum. — Act., vu, 43* et transferam vos pj'opter hoc trans Babylonem .
4. Magicis suis artibus: B. >'. G. 140. tcpL; magicis suis: Mun. 6230. B. N. 254. 321.