Diimmler, Poetss latini, t. I, p
On peut difficilement admettre que les mots Et radd, si clairement écrits et venant après la mention d'un incendie, ne soient pas une sorte de jeu de mots d'un scribe de Saint- Vaast. Il est vrai que Radon n'est pas une forme latine très correcte, mais nous trouvons également, dans un manuscrit des inscriptions de Saint-Vaast citées tout à l'heure, le nom de l'abbé écrit Radon. Il reste donc possible et vraisemblable que notre manuscrit ait été copié à Saint-Vaast peu après l'incendie du couvent.
Mais, si même le manuscrit de Vienne ne contient pas le nom de l'abbé de Saint-Vaast, il a été écrit dans la région à laquelle appartenait cette abbaye. Si mes souvenirs sont exacts, la petite écriture fine dans laquelle il est écrit n'est pas sans ressembler, malgré les cinquante ans qui les séparent, à celle du Codex Paulinus, que nous savons être un manuscrit du nord de la France.
x\près les deux poèmes qui occupent le folio 16, le manuscrit commence au verso du folio i 7 (le recto est en blanc) par une inscription en forme de croix :
In Ghristi nomine. Velus testamentum ideo dicitur, quia veniente novo cessavit...
Ce texte, dont la disposition en croix rappelle les bibles espagnoles et plus encore les bibles de Théodulfe, n'est autre chose qu'un extrait des Étymologies d'Isidore de Séville. La Genèse commence au folio 18, sans les préfaces de saint Jérôme. Le texte du Pentateuque présente des ressemblances dignes d'être notées, tour à tour avec la première et la seconde main du manuscrit B. N. 4-5. Les livres des Rois, qui sont copiés après une page blanche, ont un texte différent de celui du manuscrit 45 et interpolé, mais qui n'a pas toutes les additions des textes postérieurs. Ils finissent ainsi, au folio 108 v° : Expliciunt libri Regum IIII°\ Lege cum Dei gratia, posside féliciter. Une page blanche précède également le livre de Job. Les Proverbes, sans les interpolations ordinaires, l'Ecclésiaste et le Cantique des Cantiques, sans les rubriques, viennent ensuite. Une page blanche les sépare des Prophètes. Folio 178 v** : Expllcit liber prophetarum. Gloria Trinitatis. Amen. Suivent les Chroniques, Esdras et Néhémie, et Esther. La Sapience, précédée d'une colonne et demie en blanc, au commencement d'un cahier, et l'Ecclésiastique, avec la prière de Salomon, viennent ensuite, ainsi que Tobie, Judith et les Machabées, encore précédés d'une page en blanc.
Au folio 233, on lit un capilulare evangcliorum, suivi des Evangiles '. Ils semblent présenter quelque ressemblance avec le texte du Codex Fuidensis et avec celui de Théodulfe *. Dans les Actes et dans les Épîtres ca-
1. Fol. 236, 2° col.: Nonum opua... V»: Pinrcs fuisse... Duonim in gcneratione Christ i principia presv mens... 237, canous. 238 y°. Mallhuni.
2. Voyez pourlaut, Matth., vi, tl, le repentir : cV<''/''rfYo"w*«*m'"/i//a/e/« . et Marc, i, 3: seniHas Dei iinstri.