AGARIC D’YEUSE. AGAR1CUS ILICINUS
Agaricus ilicinus. DC. Fl. Fr. suppl. 475.
Suivant le professeur Decandolle , ce champignon croît par touffes nombreuses , sur les vieilles souches , au pied des chênes verts.
Le pcclicule est aminci en pointe fine à sa base, renfle au-dessus , presque cylindrique au sommet , glabre , roussâtre, plein ou irrégulièrement fistuleux. Les feuillets sont d’un roux pâle , adhérents au pédicule ; entre deux entiers, il y en a deux plus petits et inégaux entre eux. Le chapeau est très-convexe en naissant , puis presque plane , d’un roux fauve, sec, non peluché.
On le trouve, en automne, aux environs de Montpellier, où on le mange sous le nom de pivoulade d'êouse.
AGARIC DES DEVINS. AGARICUS HARIOLORUM.
Agaricus hariolorum. Bull. t. 585. f. 2. DC. Fl. Fr. 4SS.
Fries. Syst. mycol. 1. p. 125. Chev. Fl. Par. 1. 470. —
Agancus sagarum. Pers. Syn. 551.
Cet agaric a un petit chapeau d’abord légèrement convexe, ensuite aplati, lisse, d’un jaune pâle, fendillé sur les bords , doublé de lames inégales , étroites , presque toujours tortueuses , adhérentes seulement par leur pointe au pédicule , jaunâtres ou d’une couleur bistrée. Le pédicule est cylindrique , mince , un peu renflé à la base , et tout hérissé ou velu.
Il croît en été par groupes sur les feuilles mortes; sa chair est blanche et de bon goût Dans certains pays, le peuple superstitieux craint de le fouler aux pieds. En Italie , on l’appelle fungho degli asirologhi.
Je ne sais si les astrologues, les sorciers, les magiciens et autres charlatans se sont jamais servis de ce petit champignon pour fasciner les esprits crédules ; ce que je peux vous dire , c’est qu’il est aussi délicat que le mousseron des pacages. Vous pouvez donc le manger sans crainte, et, si vous n’êtes point ennemi de l’ail, mettez-en
un pou dans l’assaisonnement. Rien n’est plus sain , plus incisif dans un ragoût quand on ne le prodigue point. (Voyez l’histoire de l’ail et de ses propriétés diverses dans notre nouveau Traite des plantes usuelles , t. 4 , p. 114.)